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Moteurs de recherche alternatifs et populaires

DuckDuckGo et la recherche sémantique

J’ai noté que depuis quelques semaines, de plus en plus d’informations circulent à propos du fait que Google s’intéresse davantage à la recherche sémantique. Et puis de plus en plus, je peux voir également qu’ autour de moi il y a pas mal de gens qui flippent à cause de Google+ et SearchPlusYourWorld.

Si l’intérêt de Google pour la sémantique n’est pas nouveau, je ne considère pas cela comme étant « extraordinaire ». Pourquoi ? Parce que d’autres moteurs s’y intéressent aussi… Et principalement un sur lequel j’ai envie d’attirer votre attention.

Il se nomme DuckDuckGo et j’en avais déjà parlé lors d’un précédent post. Le moteur existe depuis 2008 mais ça doit bien faire quelques mois que c’est devenu mon moteur secondaire.

D’ailleurs, ça fait longtemps que je n’avais pas fait une petite analyse de moteur alternatif.

Pourquoi s’y intéresser ?

  • DuckDuckGo respecte votre vite privée et ne collecte pas d’information sur vous.
  • Il semble être de plus en plus utilisé, surtout au cours des 2 derniers mois, comme on peut le voir ici et ici.
  • Accès HTTPS par défaut.
  • Le design est vraiment agréable et on prend plaisir à faire ses recherches : tiens, le design a changé il y a 2 mois environ… Coïncidence ?
  • Des personnes investissent dans le moteur : résultat ? Ça grossit petit à petit !
  • Très simple à utiliser et pas de risque de cliquer « par erreur » sur un résultat sponsorisé.
  • Le moteur s’intéresse grandement (depuis ses débuts) à l’analyse sémantique et selon moi, je trouve qu’il se débrouille déjà très bien pour fournir de l’information pertinente.

Quelques exemples d’analyses sémantiques, plus ou moins pertinents :

  • Tapez par exemple « france » ou « canada » ou encore « sony » : dans la majorité des cas, le moteur va d’abord vous renvoyer en premier résultat un encart avec les différentes significations possibles pour le mot-clé tapé, le tout bien présenté et classé par catégories.
  • Si vous tapez « password« , l’outil va vous générer un password aléatoire :).
  • Tapez « calendar » et vous aurez le calendrier du mois avec le jour et l’heure actuelle. On notera que dans de nombreux cas, les données sont issues de l’excellent Wolfram Alpha.
  • Vous n’avez pas de pièce mais vous souhaitez jouer à pile ou face ? C’est possible en tapant « pile or face » : le moteur va choisir aléatoirement l’une des deux valeur (il est possible de remplace par n’importe quoi d’autre.
  • Bien plus intéressant, la requête « The Simpons characters » renvoie directement la liste des protagonistes de la série avec tous les détails. La requête fonctionne aussi avec des films, comme par exemple « Star wars« .
  • Les résultats enrichis de type microformats sont bien sûr de la partie. Tapez par exemple « chocolate cake recipes« .
  • Lorsqu’il n’y a qu’un choix possible, DuckDuckGo vous renvoie directement la définition ou la signification de la requête tapée. Par exemple, tapez « how i met your mother » et vous aurez la définition du résultat.

La plupart de ces exemples sont inutiles dans la vie de tous les jours mais j’ai particulièrement apprécié la façon dont le moteur traite l’information.

Pourquoi DuckDuckGo n’est pas encore un vrai concurrent à Google ?

  • Le support des différentes langues est encore faiblard.
  • La recherche locale n’est pas au point (en fait je me demande même si elle existe).
  • Malgré toutes ses innovations et son interface bien fichue, j’ai vraiment du mal avec le nom de ce moteur :D.

Si vous voyez d’autres requêtes pertinentes qui pourraient être ajoutées comme exemples, n’hésitez pas à me les noter en commentaires, je les ajouterai (j’en ai sans doute oublié quelques unes bien fun).

Ah et au passage, si vous êtes un utilisateur lambda qui ne travaille pas dans le web et/ou qui ne souhaite pas étaler sa vie privée sur le web, allez jeter un œil sur le guide visuel Don’t Track Us. Ca vous motivera peut-être à essayer DuckDuckGo.

 

Analyse de la période de rafraîchissement du cache de Google

Si vous me suivez régulièrement, j’avais annoncé que je m’étais fait hacker mon site courant décembre. Résultat : des snippets et des titles complètement pourris pour la grande majorité des posts de mon blog. Je précise également que ce problème a principalement touché les posts des 2-3 dernières années.

Bref, après avoir fait un ménage total sur mon serveur, je me suis dit qu’il serait bon de tenter différentes options afin d’avoir un retour à la normal. Je remercie aussi Nicolas Guillard de m’avoir suggéré l’étude du comportement de Google concernant la période de rafraîchissement du cache de son index.

Grâce à son aide, je vais pouvoir démarrer une autre petite expérience en parallèle de tout ce qui est indiqué ci-dessous.

Nicolas Guillard est un expert dans le domaine du webanalytics mais c’est avant tout un de mes anciens collègues que j’apprécie beaucoup et avec qui il est toujours plaisant d’échanger sur l’analyse web.

Pour en revenir à l’analyse en tant que tel, je précise que ce début d’expérience se fait sans accès à mes logs à cause d’un problème technique chez mon hébergeur… Pas fun, mais faut faire avec !

Le 17 janvier, j’ai soumis un nouveau sitemap via Google Webmaster Tools en augmentant la vitesse de crawl. Environ 12 jours plus tard, j’ai commencé à voir que la plupart des posts récents avaient retrouvé un title et une meta description adéquats dans les résultats Google. Néanmoins, il reste encore pas mal de résultats aux snippets moisis.

Pour plus de précision, je m’aperçois surtout que les posts les plus récents (mois en cours) ont très rapidement retrouvé un snippet normal. Normal ? Oui car ils sont accessibles depuis la homepage… Mais pourtant j’ai quand même fourni un sitemap à Google pour reconsidérer les anciens.

Autre petit test en parallèle : modifier le contenu d’une page pour voir si le cache va être plus rapidement mis à jour. Le test s’est effectué le 2 février 2012 sur le résultat qui répond à la requête « faire son sitemap« .

On va bien voir si ça va faire changer la situation d’ici quelques jours. Il s’agit là d’un texte à vocation éditoriale permettant de vérifier si la modification du contenu d’une page peut jouer sur la vitesse de mise à jour du cache Google.

Update du 7 février : les changements ont été pris en compte et on permis à Google de modifier son cache car j’ai retrouvé un beau snippet tout propre !

Ca fait plaisir de retrouver un vrai snippet pas spammé...

Update du 19 février : dans le sitelinks de mon blog, j’avais un des liens qui apparaissait encore avec un title moisi de type « Cheap viagra for your friend ». Le 18 au soir, j’ai demandé à Google via le Webmaster Tools de supprimer cette URL.

Le 19 au matin, ô joie, le changement était en place… Rapide ce Google parfois ! Seulement un petit 8h avant de voir la différence.

Bref, les expériences ne sont pas encore terminées mais pour une première partie, c’est déjà pas mal. Affaire à suivre, je vous tiens au courant pour les prochaines expériences.

Google S’engage – Statistiques de recherche au Canada

La semaine dernière, je suis allé à l’événement Google s’engage à Montréal. Plus une opération marketing qu’autre chose pour Google, autant dire qu’au niveau métier, que ce soit SEO ou Adwords, je n’ai rien appris de pertinent. Cette journée était l’occasion pour Google de proposer des supports de formations auprès de ses clients Adwords. Très orientée référencement payant, il n’y a donc pas eu grand chose d’intéressant au niveau organique.

Néanmoins, un des portes-paroles de Google a diffusé quelques statistiques sur le search au Canada et au Québec dont la plupart sont bonnes à prendre :

  • 78% des québecois utilisent Google.
  • 86% des canadiens font une recherche Google avant d’acheter un produit en ligne.
  • 20% des recherches Google au Canada sont locales.
  • 60% de ses recherches locales se transforment en achat.
  • Depuis un appareil mobile, 33% des recherches sont locales.
  • 33% des canadiens ont un téléphone intelligent.
  • La recherche sur mobile représente 10% des recherches Google au Canada… Mais avec une croissance de 400% au cours des 4 dernières années !
  • 79% des utilisateurs mobiles canadiens veulent des coupons numériques (merci Foursquare d’avoir anticiper ce besoin =) ).

Si vous avez d’autres statistiques à me fournir (j’ai dû en oublier quelques unes), n’hésitez pas à me les commenter en me mettant la source.

Google HTTPS : un coup de marteau sur la tête du seo

Je ne suis sans doute pas le premier à en parler mais je vous avoue que la toute dernière annonce de Google m’a fait grincer des dents comme il se doit. En effet, Google a décidé d’adopter le protocole SSL par défaut pour les utilisateurs identifiés. Cela signifie qu’à partir de maintenant, les requêtes tapées par ces utilisateurs dans le moteur seront cryptées et qu’il sera impossible de les avoir dans notre bon vieux outil de statistiques.

Certes, ce changement s’applique pour le moment qu’à la version universelle .com de Google mais les conséquences seront dramatiques si Google décide d’appliquer cette règle à toutes les versions de son moteur.

Si pour autant je n’étais pas là à prendre peur face à un Google Panda par exemple (même si de vous à moi, on sait que Google n’arrive pas à gérer cette mise à jour correctement), je considère cette annonce comme étant « plus grave ». En effet, cela impacte directement une partie de la stratégie d’analyse du référenceur. Alors certes, je peux comprendre que Google veuille assurer un niveau de protection supplémentaires pour ses usagers avec https://encrypted.google.com/, mais par contre, ça vient fiche la pagaille dans les analyses de mots-clés générant du trafic sur nos sites clients.

Comment cela va se traduire dans Google Analytics ? Et bien les visites seront toujours comptabilisées mais il n’y aura plus les mots-clés associés. En clair, le trafic enregistré ne baissera pas mais le volume de mots-clés (short tail et longtail) risque d’en prendre un sérieux coup.

Certains diront : « oui mais en étant connectés, les utilisateurs vont peut-être focaliser leur attention sur le bouton +1″… Soit, mais ça ne compense absolument pas la disparition des expressions clés. D’après des tests (Philippe, si tu me lis, peux-tu me renvoyer l’étude réalisée pour que j’affiche la source), la différence entre des résultats connectés et non-connectés pour un même utilisateur ne dépasse pas les 10% dans la pratique. Et vu la popularité de Google en matière de réseau social, le bouton +1 n’est clairement pas un argument de poids.

Pourquoi cette annonce est-elle si problématique sachant que les visites enregistrées seront conservées ?

L’analyse des mots-clés est un travail essentiel en référencement. Il permet d’avoir un premier aperçu sur le comportement de ses utilisateurs en provenance des moteurs. De plus, les mots-clés générant des visites sont une excellente source d’information sur l’intérêt de nos visiteurs, tout en nous permettant également de trouver de nouvelles sources d’inspiration textuelles. Couper une partie de ces renseignement n’est bon ni pour le site, ni pour le référenceur, ni pour le web analyste.

En clair, l’analyse de ces mots-clés est clairement un moyen (pour le référenceur au moins) d’orienter sa stratégie et son analyse pour l’expérience utilisateur, ce qui est le plus fondamental (on oublie les spammeurs qui créé du contenu bidon).

Je ne sais pas si Google va conserver cette modification – encore en beta – (de vous à moi, j’espère que non). Mais cette fois-ci, il est clair que ce changement majeur va à l’encontre de leur bonnes paroles qui consistent toujours à nous rabâcher « faites un site avant tout pour votre utilisateur »… Bref, y a comme un petit souci là.

Note : si Google venait à annoncer que ces mots-clés seraient visibles dans la version « Pro » de Google Analytics, alors là clairement, je pense que ça serait prendre des gens pour des c**s et j’appuirai ceux qui veulent mettre le feu à quelques data center du géant :).

MAJ : en regardant les statistiques de mes sites ce matin, j’ai aperçu un nouveau mot-clé générique intitulé « not provided ». Dorénavant, l’ensemble du trafic provenant de Google.com SSL sera regroupé sous cette appellation.

La nouvelle façon de comptabiliser les mots-clés selon Google... Pouark !

Compte-rendu du SMX 2011 de Toronto

C’est avec une bonne quinzaine de jours de retard que je trouve le temps de vous concocter le compte-rendu de ce SMX édition avril 2011 qui a eu lieu à Toronto.

De mon côté, c’est la première fois que j’allais à un SMX. Cet événement s’apparente bien souvent à la grande messe pour toutes les personnes provenant du SEO et PPC. De mon côté, j’en ai surtout retenu une formidable occasion pour réseauter, créer des vrais contacts avec des gens du même milieu que vous et faire un update de ce qui se passe dans le domaine du Search.

Si j’ai apprécié l’événement (et espère retourner à la version « Advanced » l’année prochaine), mon impression est plus mitigée sur le contenu de certaines présentations mais aussi la partie seocamp. En effet, ça m’a surpris encore d’avoir des présentations qui contiennent des phrases comme « rédigez du contenu unique », « analyser le taux de rebond de vos pages » ou encore « mettez des liens sur des mots-clés spécifiques »… Tout cela est vrai, certes, mais à un SMX, je m’attendais à trouver des débat d’un niveau plus avancé.

En discutant avec Chris Sherman et Bruce Clay, ceux-ci m’ont conseillé d’aller la prochaine fois au SMX Advanced (à Seattle ou à Londres).

Attention, je ne dis pas que le SMX de Toronto est à oublier, loin de là. J’ai pu faire un bon update de mes connaissances en discutant directement avec certains acteurs du métier, la plupart des présentations m’ont donné des nouvelles idées d’analyses et le webanalytics camp méritait le détour !

Vous trouverez ci-dessous un résumé des points à retenir de ce SMX Toronto. Pour certains, c’est du déjà-vu, mais j’ai essayé de faire un résumé global (attention, le post est assez long) :

1) Session Webanalytics

Cette première journée était dédiée à une présentation des différents facettes du métier de webanalytics. Avec un côté un peu webanalytics camp (tout le monde pouvait poser des questions sur un sujet x à chaque fois qu’un sujet était sur le point de se terminer), j’ai trouvé cette présentation plutôt bien faite. Certes, si la plupart des points abordés ne sont pas inconnus pour un référenceur ou analyste web intermédiaire, c’est toujours bon de faire quelques rappels mais ô joie pas de contenus dédiés au débutant pur. Ci-dessous une liste de points qui résument grosso modo cette journée :

  • Rappel sur la définition d’un KPI : j’entends encore des personnes me dire que les « pages vues » ou le « nombre de visites » sont des KPI. C’est un taux, un pourcentage, un rapport entre 2 informations minimum.
  • Adwords : le coût par conversion est indépendant de la position des annonces. Ceci étant dit, depuis Google Instant qui est arrivé en septembre 2010, je peux vous dire que la position joue quand même vachement !
  • Adwords : ne pas oublier de se faire campagne sur le nom du site (c’est vrai que parfois on oublie de le faire et c’est d’autant plus utile si des gugus essaye de se positionner sur les mots-clés de votre marque).
  • Accroître les performances de sa campagne : mots-clés négatifs, tests A/B, ajustement CPC, géoloc et day parting (heures auxquelles le taux de conversion est le plus élevé). De quoi occuper un poste à plein temps, surtout si vous avez plusieurs sites à gérer !
  • Évolution des nouveaux visiteurs VS returning visiteurs.
  • Taux de rebond par page : je milite contre les irréductibles qui pensent que le taux de rebond d’un site est une donnée fiable.
  • Recensement des visiteurs : temps moyen entre les visites sur le site pour un même visiteur. Utile, surtout si vous n’avez pas un site eCommerce.
  • Segmentations, segmentations et segmentations : j’aime !
  • Segmenter le taux de conversion, notamment pour le trafic seo : à vous ensuite de l’affiner comme bon vous semble : top 10, positions 11 à 50, 50 à 200, mots-clés génériques, « brands »… Le choix est vaste !
  • Élaboration des niveaux de succès pour vos campagnes de mots-clés : certes, votre but est de vendre, mais faites vous des étapes de réussite : ce n’est pas parce que vous ne vendez pas sur votre site que tout est à refaire par exemple…

2) SMX Search – Jour 1

Deuxième journée de l’événement mais premier vrai jour du SMX en tant que tel. Début de journée avec une bonne introduction sur le monde du Search de la part de Chris Sherman (SearchEngineLand). Bonne présentation, il est revenu sur les derniers changements Google et Bing, l’évolution du search en général, l’intégration des réseaux sociaux dans la recherche et enfin quelques points sur l’évolution du métier de SEO. Google Instant, réseaux sociaux, microformats, rating, reviews et problèmes critiques et récurrents en SEO étaient au programme. Là encore, je vous fais parvenir un condensé de ce que j’ai pu entendre et voir :

  • Twitter de plus en plus présent dans les résultats des moteurs (88 milliards d’affichages/mois pour Google et 4 milliards pour Bing).
  • Facebook : mise à jour fréquente de Facebook Analytics (on est encore à des années lumières d’un Google Analytics mais c’est mieux que rien).
  • La recherche sur mobile est de plus en plus présente, même si ce n’est pas via un browser. Sur ce point, je suis bien d’accord et qui sait, peut-être que d’ici 2 ou 3 ans, je ferai du seo web mais aussi du SEO pour tel ou tel services mobiles.
  • La vidéo va représenter 70% du trafic mobile en 2014 (CISCO). J’espère que vous utilisez vos bonnes pratiques seo pour les vidéos (je pourrais peut-être faire un billet là-dessus).
  • Google Instant : économie de 5 secondes/recherche par utilisateur.
  • Google Instant : Les gens se focalisent davantage sur les 5/6 premiers résultats (avec la recherche standard, c’est les 3 premiers) – Par contre, pour une recherche transactionnelle, les utilisateurs se focalisent sur les 2 premiers résultats uniquement !
  • Google Instant : +17% de recherche longtail, -33% taux de clics, +40% du nombre de requêtes tapées, +34% des recherches à 8 mots-clés : vive la longtail !
  • Google Instant : Taux de clics Adwords dans la colonne de droite en chute libre.

Conclusion : les utilisateurs recherchent mieux, n’hésitent pas à reformuler leur requête, mais ne recherche pas forcément plus rapidement je pense.

  • Impacts des reviews dans les résultats Google : ça a plus d’importance qu’on ne le pense : messieurs/mesdames les commerçants, soignez vos clients et faites attention à ne pas vous ramassez (trop) de reviews négatives.
  • Twitter : Bit.ly, Ow.ly et T.co passent le rank car les redirections des URL courtes sont des 301.
  • Même avec un nofollow, un lien est pris en compte dans le signal social lorsqu’il apparaît dans les réseaux sociaux.
  • Critères des signaux : nombre de followers, CTR des liens partagés, ratio followers/following, nombre de retweets, nombre de follower « relevant »… Encore un gros mystère :).
  • Avoir plein d’abonnés à sa chaîne Youtube est également pris en compte dans le signal… Mais est-ce vraiment judicieux d’avoir ses propres vidéos sur Youtube ? Bof bof…

Conclusion : les réseaux sociaux sont « officiellement » une partie intégrante du travail seo. Sans être le pilier majeur à ce jour, ça ne va pas tarder à prendre plus d’importance qu’il n’y paraît… Dire qu’il y a 3 ans, je me demandais encore pourquoi Twitter existait, pourquoi avoir crée un nouveau besoin nommé Twitter… *Sigh*.

  • Rappel sur les canonical URL, une solution qui peut éviter facilement la vilaine duplication de contenus.
  • Échange avec d’autres référenceurs : j’ai eu beau me pointer avec mon interrogation sur la pagination, personne n’a vraiment voulu échanger sur ce débat… Pourtant, il n’y a pas encore de solution miracle.
  • Quelques autres questions sur le seo, les échanges se faisaient principalement avec Vanessa Fox. Dommage qu’elle ne travaille plus chez Google depuis 5 ans mais bon !

3) SMX Search – Jour 2

  • Analyse sur la façon de calculer le revenu par visite seo (avec ou sans rebond).
  • Rappel sur les indicateurs importants à prendre en compte pour le seo.
  • Présentation des « assisted conversions » : il s’agit des conversions avec plus d’une interaction de la part du visiteur sur le site.
  • Quelques rappels sur l’analyse des mots-clés et tunnels de conversions.
  • Une autre présentation sur les segments avancés.
  • Adwords : attention à ne pas cannibaliser le trafic seo : j’ai pu voir quelques exemples qui méritaient le détour sur le sujet… Trop D’Adwords tue le seo, c’est prouvé !
  • Google Analytics et les Sampled Data : à utiliser comme une tendance globale.
  • Temps de chargement de page = critère officiel pour le positionnement des annonces Adwords.

Hormis les présentations, il y a eu de nombreuses occasions de discuter avec différents acteurs du Search (SEO, PPC et Webanalytics) et les débats étaient pour la grande majorité, bien plus intéressants que les présentations officielles… Il suffisait juste de choisir la table d’analyses bien allumés et les questions/réponses fusaient, j’ai adoré ! C’est surtout à ces moments-là que j’ai retrouvé l’esprit « échange d’interrogations et d’expérience » façon « Amérique du Nord »… J’ai adoré !

Compte-rendu en français du SMX West mars 2011 : les 10 points Google à retenir

J’ai pu lire hier un très bon article résumant les points essentiels à retenir du SMX West. Vous trouverez ci-dessous un résumé en français des points évoqués avec mon opinion sur chaque point abordé.

Comme on a pu le voir récemment, la mise à jour Panda de l’algorithme Google a commencé à faire un sérieux ménage au niveau des résultats indexés.

1) Bloquer le contenu de mauvaise qualité

Je suis d’accord sur le principe. Entre les sites MFA, les spammeurs et les sites qui regorgent de contenus sans grand intérêt, le ménage doit continuer. Par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il faille appliquer du NOINDEX, NOFOLLOW sur les pages à faible contenu, dans le cas où un site vient d’être lancé…

Depuis quand Google est-il devenu pingre dans son système de crawl ? C’est justement l’évolution du contenu d’un site qui contribue à l’évolution de son propre référencement. Se faire « pénaliser » parce qu’on remplit un site au fur et à mesure, je trouve ça plutôt stupide. En gros, si je fais un petit site vitrine ou portefolio, j’ai intérêt à mettre en ligne avec les contenus finaux.

Des exceptions seront faites pour certains gros sites… Encore une fois, tout tourne autour du fric… On le sait, c’est la réalité, mais c’est moche !

2) Ratio contenu/publicité en ligne

La publicité présente sur un site ne fait pas baisser la qualité du contenu. En revanche, il est possible d’avoir un trop plein (je m’adresse en particulier aux spammeurs qui aiment faire des MFA). Reste que de mon point de vue, il est vital d’avoir un bon ratio liens/contenus/publicité sur les pages clés de son site web. J’exclue bien sur les pages de listes qui comprendront plus de liens que la moyenne…

3) Ralentissement du crawl

Matt Cutt a également mentionné que Googlebot allait diminuer la fréquence de crawl d’un site s’il trouvait celui-ci non pertinent. Je partage également l’avis de l’auteur en vous suggérant de vérifier la fréquence de crawl des pages les plus visitées de votre site et voir si cela change lorsque Panda sera implanté en Europe et Canada. Reste que dans certains cas, notamment un site vitrine, la fréquence de crawl est déjà naturellement basse… Donc pas d’inquiétude ! D’ailleurs en parlant date, le nouvel algorithme devrait arriver dans les autre pays d’ici les prochaines semaines.

4) White Hat cloacking

Le white hat cloacking consite à faire un site pour les utilisateurs et un site pour les moteurs pour des raisons non liées au spams. Par exemple, il peut exister une version flash d’un site et son équivalent en HTML. Google condamne ce genre de pratique, même si l’intention de départ est louable. Mon avis ? Continuez de le faire en vous assurant de bien désindexer la version inaccessible au moteur (flash). Quoiqu’il en soit, Google vous assure qu’il n’y a pas d’exception faite pour ce genre de choses, peu importe la raison donc gare ! Ce qui veut dire ? Faites un site en flash et dites bye bye au SEO.

5) Stop à la duplication de contenus

Entre le cloacking d’URL, la duplication de contenus au sein d’un même sites ou entre plusieurs domaine, Google en a tout simplement marre devoir crawler la même chose. De toute façon, il existe plusieurs façons pour maîtriser le contenu dupliqué (j’en ferai l’objet d’un prochain billet). Pour les impatients, allez voir du côté du tag canonical.

6) Considérer Google comme un nouveau visiteur sur le site

Si la question du contenu différent est revenue sur le tapis (notamment pour un visiteur qui revient sur le site et voit un contenu différent), le plus important est bien comprendre qu’un bot n’exploite pas les cookies. De ce fait, le plus simple pour vous est de vous dire que Google voit votre site web comme le voit un visiteur lors de sa première visite. Si vous doutez encore de cela, n’hésitez pas à exploiter les fonctionnalités Web Developer (extension Firefox) pour désactiver les CSS, les images et le JS de vos pages web.

7) Linkbuilding

J’espérais en apprendre un peu plus mais les bases sont les mêmes depuis plusieurs années. Fais un beau site super intéressant et les gens t’aimeront et te linkeront… Voili voilou !

8) Les liens depuis un communiqué de presse

Voilà ce que j’ai pu lire :

Matt clarified that the links in the press releases themselves don’t count for PageRank value, but if a journalist reads the release and then writes about the site, any links in that news article will then count.

… J’ai rien compris ! Un lien dans un communiqué de presse ne sera pas pris en compte dans la valeur du Page Rank mais si un journaliste lit l’article et écrit quelque chose à partir de cet article, alors ça sera pris en compte. En clair, ça veut dire que si un journaliste exprime son avis sur un communiqué de presse en mettant un lien vers celui-ci, à ce moment là seulement le lien du communiqué de presse sera pris en compte dans le Page Rank du site cible ?

9) Un retweet ou un lien : le mieux ?

Si les tweet sont considérés comme « un signal » dans le ranking seo (merci Google pour la précision), un lien dans un tweet ne compte pas dans l’amélioration du Page rank final d’un site. En revanche, cela peut avoir une incidence sur la recherche en temps réel… La réponse est encore trop floue et je pense que quelques tests supplémentaires s’imposent avant d’assurer quoique ce soit.

De mon côté, je vous recommande d’utiliser un raccourcisseur d’URL qui fait des redirections 301 vers les vraies URL du site (histoire qu’une éventuelle performance puisse passer). Ensuite, si vous souhaitez vous servir de vos réseaux sociaux comme d’un tremplin de visibilité, rendez-le public.

10) Le spam report et la demande de réexamen

« Le spam report manuel (entré par l’utilisateur) a 4 fois plus de poids qu’un spam report automatique »… Bien et en même temps pas bien ! A moins que les concurrents aient un comportement d’adultes, Google risque de recevoir pas mal de spam reports absurdes après cette déclaration… Même si la plupart peuvent très bien concernés des sites évidemment catastrophiques.

Google promet d’être de plus en plus transparent dans tout ce qui touches aux violations des guidelines. Ca fait déjà 2 bonnes années que Google est de plus en plus clair sur ce qu’on a pas le droit de faire. J’ai pu suivre l’évolution du Google Webmaster Help et autant être honnête, il a bien changé durant ces 3 dernières années. Plus de détails, points bien organisés, c’est parfait pour faire un rappel ou annoncer à votre client par A+B qu’il ne faut pas faire certaines choses…

Concernant les pénalités infligées, si c’est fait au niveau de l’algorithme, vous n’avez pas d’autre choix que de corriger vos cochonneries et attendre. Si un ami vous a balancé via le spam report, vous pouvez faire une demande de réexamen. J’ai déjà vécu ce souci sur mon blog et 3 jours après la demande de réexamen, j’ai retrouve toutes mes positions organiques.