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Référencement naturel et payant

L’authorship n’améliore pas le taux de clics dans la recherche organique

Derrière ce titre un peu provocateur, mon but est de faire un point concret et réel sur l’implantation des data liées à l’authorship… De la bullshit mon titre ? Pas tant que ça en fait.

Ce qui va suivre n’engage que moi et résulte d’une analyse menée au cours des derniers mois

Un petit retour aux sources avec Author rank et Authorship ?

Commençons avec cette histoire d’Author rank qui a remué terre et ciel lorsqu’Eric Schmidt l’a annoncé publiquement en février 2013. L’author rank est une méthode d’analyse générant un score qui existait déjà bien avant cette annonce chez Google. Voici quelques uns des critères pris en compte :

  • La reconnaissance d’un champ de données UGC d’un document produit par l’utilisateur.
  • Le calcul d’un facteur de qualité globale pour le document web .
  • Le calcul d’un rang « auteur » pour un champ de données spécifique
  • La génération d’une note pour le champ UGC en se basant sur le contenu du champ auteur et la qualité du document web.
  • Fournir un résultat dans les moteurs incluant le contenu du champ auteur avec un classement qui se base sur la productivité de l’auteur ainsi que les emplacements web où il a publié du contenu (écrire un article économique sur LeMonde.fr doit avoir plus de poids que sur le blogdegerard.biz).

L’Authorship est quant à lui la simple association d’un contenu au profil de son auteur, profil qui est bien évidemment sur Google plus. Cela permet au final de vérifier la paternité d’un contenu.

Pourquoi nous dit-on que les snippets d’auteurs vont accroître le taux de clics ?

En faisant cela, je jette la pierre à certains référenceurs mais il faut bien l’avouer. L’authorship permet de confirmer la paternité d’un contenu mais n’est certainement pas systématiquement associé à une hausse du taux de clics.

D’abord, je n’ai pas réussi à trouver une vraie analyse me démontrant les bienfaits de l’authorship sur le CTR. De mon point de vue perso, j’ai bien eu quelques changements sur certains articles de mes clients, mais ce n’est pas systématique.

Pire encore avec le temps, il y a même des contre-exemples permettant de voir qu’il est inutile de faire de l’authorship dans certains cas. En effet, mettre de l’authorship sur un service me semble un peu inutile, surtout si ce service concurrence déjà un outil propre au moteur.

Sur la requête meteo Bologna, je trouve clairement que le snippet dû à l’authorship résulte d’une mauvaise analyse du besoin. Ce n’est pas parce que je vois la tête de ce « gus » que la météo sera plus fiable sur sa page.

Pas mal de gens disent sur leur blog qu’il faut absolument mettre de l’authorship pour augmenter le CTR. A mon avis, cette pensée est erronné.

Je pense qu’il faut d’abord se dire : vu mon site web, ai-je intérêt à confirmer la paternité de mon contenu auprès de Google ? Si j’ai un site d’actualités, de conseils éditoriaux ou encore un blog personnel, oui.

Vous produisez vos contenus, vous faites travailler vos méninges pour écrire des beaux articles (si possible sans fautes) et c’est important pour vous de montrer patte blanche à Google en matière de paternité de contenu… Surtout si un pourri aspire tout le contenu de votre site.

En revanche, votre site parle de météo, vous avez développé un moteur tout nouveau ou un service ? A ce moment, forcer l’authorship dans les résultats risque d’être pas mal incohérent. Confirmer la paternité de ses contenus éditoriaux, oui.

Mais si quelqu’un vous pique une idée, c’est pas un snippet Google Author qui va vous sauver la peau des fesses et encore moins augmenter le CTR sur le résultat.

Penser au long terme

Néanmoins, il y a une raison qui me pousse toujours de mon côté à appliquer rapidement  des microdata à mes contenus web s’ils correspondent, pour une simple et bonne raison : penser au long terme et à ce que les moteurs vont faire avec ces données interprétées.

Avec le temps, que ça soit de l’authorship, de la recette ou toute autre forme de microdata, ça va permettre à Google d’afficher le contenu web dans plusieurs plateformes qui appartiennent/appartiendront au moteur.

Un exemple tout bête ? Google Actualités ? Votre contenu est une nouvelle ? Cool, vous pouvez apparaître dans la recherche Google web, Blogs et News.

Comment Google peut me féliciter pour mon travail ?

Que ce soit pour l’Author Rank ou l’Authorship, Google a sans doute plusieurs critères à disposition pour juger la qualité de votre création, dont entre autre :

  • La fréquence de création de contenus de l’auteur
  • Les emplacements web où l’auteur rédige des contenus
  • Le nombre et évolution des commentaires
  • La qualité de rédaction
  • Le partage du contenu via les réseaux sociaux
  • La qualité du profil Google Plus

En conclusion

L’authorship est, selon moi, important si une des 2 conditions suivantes est remplie :

  • Renforcer le niveau de confiance auprès de votre lectorat
  • Confirmer la paternité de vos contenus web auprès du numéro 1 des moteurs de recherche dans le monde.

En revanche, dire que l’on va faire de l’authorship pour augmenter le CTR et donc automatiquement l’Author rank me paraît être une belle aberration.

Certes, l’authorship peut augmenter le CTR sur votre résultat (merci les rich snippets) mais c’est vraiment loin, très loin d’être systématique selon les circonstances et surtout, le CTR ne doit pas être la raison de mise en place de l’authorship. Ne comparons pas une donné à un être humain.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Arrêtez d’indexer les environnements de préprod

S’il y a bien une erreur stupide mais qui est constamment répétée sur la plupart de mes sites clients, c’est l’indexation des environnements de préprod. Vous savez, les fameux staging.monsite.com ou encore prd.monsite.com, sans compter le célèbre preprod.monsite.com.

Comme moi, malgré de précieuses recommandations auprès des équipes techniques/gestion de projet, vous avez vécu ce problème lorsque le chef de projet vous dit que l’environnement de préprod est accessible sans mot de passe et depuis l’IP de l’entreprise.

Et comme moi, vous vous êtes aperçu qu’il ne savait pas vraiment de quoi il parlait puisque l’URL était accessible de partout… Bref !

Il existe 3 façons efficaces de ne pas indexer votre environnement de préprod.

1) Restriction par user/mot de passe

Le plus efficace, contre tout type d’accès. Faites en sorte que l’accès à la préprod nécessite de remplir un champ avec un nom d’utilisateur et un mot de passe. Dès que c’est entré, le site s’affiche. De cette façon, aucun risque que Google crawle et indexe la duplication.

2) Restriction de l’adresse IP

Autre moyen possible, restreindre l’accès par adresse IP. En mettant uniquement l’IP de votre entreprise, le site sera accessible seulement depuis les machines qui ont cette ip. Pas de risque à ce que Google vous indexe également, mais pensez à vérifier que la restriction est bien appliquée à une seule IP… J’ai déjà vu des surprises.

3) Ajout d’une meta robot

Vous vous fichez que n’importe qui puisse voir la préprod et que les moteurs passent dessus ? Soit, mais pensez à mettre au moins des balises pour restreindre l’accès aux robots :

<meta name= »robots » content= »noindex, nofollow »>

De cette façon, on interdit aux moteurs de suivre et indexer la page dans les résultats de recherche. La meta tag permet de le faire efficacement. Truc pratique, ça vous permettra de vérifier quelques points directement en ligne, comme par exemple la validation de l’implantation de microdata à grande échelle.

Le truc qui ne fonctionne pas : le fichier robots.txt

En revanche, ne comptez pas sur votre fichier robots.txt pour interdire l’accès de votre préprod aux moteurs.

User-agent:*
Disallow: /

Google va quand même indexer vos pages et ça va être… Sale. Bref, laissez tomber le fichier robots.txt si c’est pour éradiquer la préprod des résultats des moteurs.

Si vous me lisez régulièrement, n’hésitez pas  replonger la tête dans les contenus du blog relatifs au fichier robots.txt. Vous connaissez l’efficacité de ce fichier, non ? Bref, ce rappel, bien qu’un peu « SEO beginner » m’a paru nécessaire car j’ai encore vécu récemment ce genre de souci pour l’un de mes clients.

Pourquoi je vous dis tout ça ?

A votre avis, qui se charge de lister les URL indexées de la préprod pour les faire rediriger par la suite en 301… ? C’est bibi ! Mais plus sérieusement, c’est surtout du temps et de l’argent perdus inutilement pour vous, comme pour le client. Pensez à mettre votre spécialiste SEO au tout début du projet.

Google n’est pas encore à l’aise avec les block links HTML 5

La semaine dernière, j’avais posé une question sur le forum Google Webmaster Central concernant la capacité d’interprétation des « block links », fonctionnalité dorénavant permise et valide HTML 5.

Pour rappel, cette fonctionnalité permet d’alléger le code et d’éviter de dupliquer les mêmes liens pour un élément. En gros, au lieu d’avoir un élément sur le titre, puis un autre sur l’image et enfin un autre sur le texte, vous pouvez tout mettre dans un gros a href.

Exemple :

<div class="story">
<h3><a href="story1.html">A Good day to die hard est une daube sans nom</a></h3>
<p><a href="story1.html"><img src="diehard5.jpg" alt="l'avis complet die hard5" />Le dernier Die Hard sorti au cinéma est complètement pourri pour un grand nombre de raisons.</a></p>
<p><a href="story1.html">En savoir plus</a></p>
</div>

Deviendrait alors

<article>
<a href="story1.html">
<h3>A Good day to die hard est une daube sans nom</h3>
<p><img src="diehard5.jpg" alt="l'avis complet die hard5">Le dernier Die Hard sorti au cinéma est complètement pourri pour un grand nombre de raisons.</p>
<p>En savoir plus</p>
</a>
</article>

En clair, il y a moins de code, moins de répétition et c’est parfaitement valide W3C. Si ça ne choquera pas les webmasters, je pense que certains référenceurs ont déjà dû bondir sur leur siège.

Mon doute venait du fait qu’en faisant ce genre de lien, on complique juste la tâche au moteur d’un point de vue sémantique car dans un même lien, on trouve toute sorte d’éléments. De plus, on transforme alors des pages de contenus en ferme de gros liens, ce qui ne laisse présager rien de bon côté qualité.

Bref, je n’aimais pas trop ça.

Un mec de chez Google a eu la gentillesse de me répondre dans les 24h suivantes :

Hi Ramenos

That usage would be fine with us – we’d still pick up the link, and would be able to associate your text as an anchor with that. We’re pretty flexible with parsing HTML, so you could probably even use this with HTML4. That said, the clearer you make your anchor text, the easier it is for us to understand the context of the link, so I wouldn’t necessarily always use a whole paragraph as the anchor for all of your internal links.

Cheers
John

En clair, ce genre de pratique ne mène nullement à une pénalité mais plus l’ancre texte sera simple à déchiffrer, plus le travail de Google en sera facilitée.

De ce que je comprends, c’est que Google, même s’il aime le HTML 5, reste un moteur et certaines fonctions de la dernière version d’HTML sont encore loin d’être appréciées à leur juste valeur. J’ai l’impression que c’est encore trop tôt de ce côté-là.

De ce fait, je vais m’en tenir à la bonne vieille méthode, d’autant plus que dans mon cas, le bloc de liens contiendrait des infos très similaires, ce qui risquerait d’avoir un effet polluant. Peut-être que je m’inquiète pour rien mais pour mon client (et surtout ce client), je ne préfère pas prendre ce risque maintenant.

Si vous avez testé, je veux bien votre retour d’expérience :).

 

Embaucher un analyste PPC… Dans la joie

Mon entreprise étant actuellement à la recherche d’un(e) spécialiste en Adwords, c’est moi qui suis en charge de l’évaluation et du recrutement. Petit clin d’oeil à Julien qui semble en avoir vu de toutes les couleurs récemment côté SEO.

Dans le milieu du référencement, le spécialiste Adwords est loin d’être un métier qui a 20 ans derrière lui. Au Québec, j’ai même l’impression que le métier est plus récent qu’en France et là ou ça se complique encore plus, c’est qu’on est pas si nombreux ici. En France, 60 millions de personnes. Au Québec, un petit 8 millions… Sans compter qu’il faut trouver quelqu’un qui parle bien français et anglais (Amérique du Nord mes amis, on ne peut pas se contenter du français).

Les conditions requises ne sont pas immenses : avoir au moins 1 an d’expérience en Adwords, s’intéresser au web et un peu au SEO d’une manière générale.

Alors, je ne sais pas si c’est mon entreprise qui a du mal ou si c’est partout la même chose, mais figurez-vous que c’est une vraie galère. Les 2 seuls avantages – je pense – par rapport au SEO sont le périmètre de connaissances qui est un peu plus restreint, ainsi que l’évolution du métier qui se fait plus en douceur.

Les CV commençaient à arriver et pour rendre les entretiens plus efficaces, j’avais préparé quelques scénarios. Je ne peux pas vous les écrire ici mais sachez qu’il ne s’agit pas de scénarios pièges, mais juste des questions de bon sens pour savoir si le candidat pourrait gérer une situation imprévue…

Et là, autant être honnête, j’ai pu rencontrer différents profils à travers différents types de réponses :

Le diplômé

Il est en train de terminer ses études. Il dit connaître parfaitement Adwords et m’annonce même qu’il a eu la certification. En creusant un peu, je cherche à savoir quel genre d’expérience il a eu avec le PPC… Et là étrangement, ça coince, on en revient toujours et encore à la certif. Hum… « Dis-moi mon grand, à part la certif, y a quoi d’autre ? »

Je ne nie pas le fait qu’il/elle a peut-être des connaissances en la matière mais personnellement, la certification ne représente pas un gage de qualité dans le métier, tant il est si facile de l’obtenir de manière… « grey hat » comme diront certains !

Le noob

Être débutant dans un domaine, ce n’est pas un souci, il y a même certains candidats qui l’admettent et souhaitent développer leur expérience en Adwords. Selon le background qu’ils ont avec eux, ça peut être intéressant car il/elle se justifie sur la facilité qu’il/elle aurait à apprendre le métier car il/elle a déjà fait tel ou tel chose dans sa vie professionnelle. Parfois, ça peut passer… Ou pas.

Et puis il y a le noob qui sait qu’il existe une pénurie d’experts Adwords, qui n’y connaît rien mais qui espère te faire cracher du fric car t’es dans une grosse boite et il sait que les analystes SEM, il y en a pas 5000 sur le marché. Au Québec, j’en ai vu très peu des comme ça mais je peux vous dire que ça existe.

Le mec qui ne parle pas la langue

Autre problème plus frustrant. On reçoit un CV et même une lettre de motivation rédigés entièrement en français et avec peu de fautes. Sur papier, ça claque bien, le canditat semble vraiment répondre à la demande. A peine la personne arrive et BAM, on découvre qu’il ne parle pas un mot de français.

Personnellement, ça ne me gêne absolument pas de travailler avec une personne uniquement anglophone. Mais lorsque vous avez des clients francophones pour lesquels il va falloir pousser l’analyse sémantique assez loin, ça ne va pas le faire.

Le marchand de tapis

Clairement, ça démarre avec un CV louche : la personne a été réceptionniste, puis analyste marketing puis directrice d’affaire, puis comptable et voilà qu’elle souhaite faire du Adwords… On regarde le CV, on voit une expérience en Adwords, les certifs obtenus, on tente !

Humainement parlant, c’est généralement le top ! Par contre, on voit que la personne est prête à faire n’importe quel travail pour… Le salaire que vous lui proposerez. Si du jour au lendemain, on décide de le mettre développeur PHP au lieu de spécialiste Adwords, il est d’accord… Y a pas comme un souci là ?

L’élite qui pose ses conditions

De temps en temps, on tombe sur quelqu’un qui s’y connaît bien. 2-3 ans d’expérience, il/elle a les bons réflexes et répond plutôt bien à tous les cas de scénarios que je lui pose.

Seulement voilà, dans la famille « j’ai les chevilles qui enflent », je suis surpris que les siennes n’aient pas encore explosées. Le salaire demandé est souvent mirobolant (certes, on est pas en France mais pas non plus à New York), les avantages demandés sont à la limite de l’abus et le pire, c’est que la personne demande déjà si elle pourra recevoir une formation sur tel ou tel truc.

Là ou ça devient drôle, c’est lorsque vous savez combien cette personne touchait vraiment car au Québec, et surtout à Montréal, le monde du web est assez petit ;).

Les 5 catastrophes SEO qu’il faut savoir gérer

Le SEO, comme tous les métiers, est pourvu de ses cataclysmes et tornades que l’on peut qualifier comme désastres qui donnent des sueurs froides. Et bien évidemment, la question suivante se pose :

« Comment gérer les catastrophes SEO qui ne sont pas dû à mon travail ? »

Franchement, n’y allons pas par 4 chemins : quand vous vous retrouvez parmi 4 situations sur les 5 évoquées ci-dessous, il y a de quoi devenir rouge de colère, surtout quand les alertes avenantes ont été envoyées à maintes reprises et que l’inévitable se produit.

Ca vous fait chier, ça vous énerve et ça peut générer une belle dose de frustration, surtout quand il s’agit d’un client que vous suivez depuis longtemps (mes chers confrères in-house, je vous soutiens).

Soit ! Reste que maintenant ce qui est fait est fait, il va falloir faire avec et de toute façon, votre employeur/votre client sait que ce n’est pas votre faute.

Ceci étant dit, une solution de récupération va devoir être proposée. Peu importe que celle-ci vous permette de récupérer 10 ou 90% du trafic, vous vous devez de le faire, même si ça vous gonfle.

J’ai listé ci-dessous un ensemble de 5 catastrophes que j’ai pour ma part, vécu plusieurs fois depuis le début de ma carrière en référencement.

1. Le fichier robots.txt mal configuré

J’en vois déjà qui rigolent mais ce problème peut générer une belle catastrophe au niveau du trafic issu de la recherche naturelle. L’avantage de cette catastrophe, c’est qu’elle se règle très facilement. L’inconvénient, c’est que les effets se font sentir peu à peu sur la longueur et que selon la taille du site, il faut aussi quelques temps avant que le trafic revienne à la normal.

Bien qu’un Disallow: / soit meurtrier pour le référencement de votre domaine, il suffit de quelques secondes pour le modifier. Enlevez-le et remplacez le par des interdictions sur des répertoires vraiment inutiles ou au pire, laissez votre fichier robots.txt vide.

Pour info, on peut associer l’indexation des versions de préprod à ce point aussi. C’est le genre de catastrophe qui se répare très vite et facilement.

2. Le site qui tombe et/ou est en maintenance

Là encore il s’agit d’une catastrophe dont l’ampleur peut varier. Un site qui tombe 1h n’a pas les mêmes répercussions qu’un site qui est down pendant 7h ou 3 jours. Bien sûr, c’est une catastrophe pour laquelle vous n’avez normalement pas la possibilité d’agir.

Le mieux à faire, c’est d’anticiper ce problème en vous informant comment sont gérés les sites. Y a-t-il un backup si le serveur tombe ? Si oui, est-ce une réplication exacte du site ? Enfin, pensez à renvoyer des pages avec un code HTTP 503 si vous avez une indisponibilité temporaire, que ça dure 1, 2 ou 8h. Ça permettra d’envoyer un signal aux moteurs pour leur faire comprendre que c’est temporaire et que « Promis, vous allez faire votre possible pour que ça redevienne normal rapidement ».

Quoiqu’il en soit, le mieux à faire est d’informer les responsables au plus tôt de la situation et des conséquences éventuelles si l’indisponibilité persiste dans le temps.

3. Le domaine se fait hacker

Voilà un bel exemple de catastrophe. Du jour au lendemain, vous perdez le contrôle sur le domaine et voilà que toutes vos pages se transforment en contenus pourris ou totalement différent. En clair, le domaine existe mais votre site a disparu.

Là, clairement, vous n’allez pas être le seul à commencer à paniquer normalement vu que ça va impacter tous vos collaborateurs à court terme. Au niveau SEO, les moteurs disposent de critères pour détecter ce genre de choses. Google lui-même a de la documentation sur le sujet (générique certes).

A partir de là, vous avez 2 solutions :

  • Soit vous patientez en misant tout sur vos équipes pour que le domaine vous revienne rapidement entre les mains. Si ça se fait, n’hésitez pas à faire une demande de réexamen auprès de Google lorsque tout sera revenu à la normale en expliquant clairement ce qu’il s’est passé.
  • Soit, si ça traîne, vous pouvez opter de migrer temporairement(?) tous vos contenus sur un nouveau domaine. Clairement, c’est moche, c’est foireux mais c’est mieux que de ne plus rien avoir du tout. Reste que vous pourrez rediriger en 301 par la suite ces pages vers les véritables URL originales si vous récupérez votre domaine.

4. La suppression d’un grand volume de contenus

Si nous n’avons pas tous la même vision d’une telle action, elle se traduit souvent par une catastrophe d’un point de vue SEO.

En effet, lorsqu’un propriétaire d’un site décide de supprimer une bonne partie de son contenu parce qu’il est « trop vieux » ou alors « plus dans les termes d’un contrat », ça se traduit souvent comme un raz-de-marée niveau SEO.

Bien souvent, il m’arrive d’avoir à gérer de la suppression massive de contenus car « l’entente avec le partenaire est terminée ». Soit ! Cependant, on ne reste pas inactif et on redirige encore moins vers la homepage toutes les URL supprimées.

La meilleure solution consiste à trouver une alternative à cette suppression. OK, le client supprime tout mais ne veut pas perdre son trafic : on remplace.

On supprime 2560 pages ? A ce moment-là, il va falloir trouver environ 2560 pages qui vont remplacer nos futurs disparues. Quand je dis environ, c’est tout simplement dû au fait qu’on peut remplacer certains contenus par quelque chose de plus recherché, plus dense ou alors tout simplement mis à jour qui suscitera plus d’attention.

Quoiqu’il en soit, il s’agit là d’un travail de longue haleine car il faut réussir à trouver des remplaçants équivalents pour le contenu qui va être supprimé. Néanmoins, bien géré et surtout bien encadrée, cette suppression peut ne pas laisser de trace au niveau trafic. Pour les sources, et bien faites vos recherches. Parfois, il peut y avoir plein de contenus offline à exploiter… Et parfois il faut chercher plus loin.

5. Les changements de domaines/extensions sans redirections

La dernière catastrophe que je souhaite évoquer arrive lorsqu’un client souhaite mettre à jour son site, le changer, le remodeler et que par magie, personne ne vous a dit que le domaine ou l’extension allait changer.

Et Ô malheur, le jour J, vous vous rendez compte que tout a été migré sur un nouveau domaine et bien sûr, aucune redirection n’a été faite.

Dans l’immédiat, clairement c’est la merde car vous n’allez pas récupérer le trafic de votre ancien site, ni l’historique et les performances organiques accumulées (prévoir une perte de 80% du trafic – Cas pratique à l’appui :) ).

C’est à ce moment-là qu’il va falloir être très réactif, monopoliser les ressources techniques et mettre en place des règles de redirections permanentes.

Si la structure du site n’a pas changé, ça devrait être assez simple. Cependant, si en plus de changer le domaine et la CSS, le client en a profité pour revoir toute la structure interne, il va falloir mettre les bouchées doubles pour faire des règles de redirections et trouver les bonnes correspondances.

Alors évidemment, si votre site fait 30 000 pages, vous n’allez pas bourrer le fichier htaccess mais trouver une autre solution… Néanmoins, il faut agir vite car à « chaque jour » sans redirection, c’est la corde Google du pendu qui se rapproche un peu plus de votre site web.

Evidemment, la catastrophe reste la même si un seul caractère change dans l’URL : monsite.ca/recettes/tarte-au-citron.php qui devient monsite.ca/recettes/tarte-au-citron, ça change tout !

Bref, de mon côté, ce sont les 5 catastrophes principales que j’ai pu rencontrer et à un moment donné, il faut bien se rendre à l’évidence que ça nous tombe sur la tête au moins une fois dans notre vie. Prenez-le comme un bon challenge pour enrichir votre expérience.

Si j’ai oublié une catastrophe naturelle du SEO, n’hésitez pas à l’ajouter en commentaire.

Coup de gueule contre le linkbuilding et linkbaiting cheap

Il y a des jours, un bon coup de gueule, ça fait du bien. Et il s’avère que j’ai de plus en plus de mal à supporter ceux et celles qui pensent que l’acquisition de trafic/visibilité via l’externe est quelque chose de simple et surtout pas cher.

Alors bien évidemment, vous êtes en droit de vous demander pourquoi le Ramenos pousse sa gueulante contre cette partie du SEO. Pour vous répondre, je vous dirais qu’il y a 3 raisons :

1. L’acquisition de visibilité est un travail de longue haleine

Acquérir de la visibilité, que ce soit à travers du lien, du contenu, une image ou toute autre façon exploitable par un moteur est quelque chose qui prend du temps. Acquérir 30 liens en 3 heures, faut pas déconner non plus.

Alors certes, vous pourrez toujours inscrire votre site à tous les annuaires de la planète mais on sait très bien ce que ça engendre… Plus sérieusement, à moins d’avoir des amis chez tous les sites les plus influents de votre domaine, j’ai du mal à croire qu’on puisse faire un beau boulot de linkbuilding/baiting en quelques heures à peine.

D’abord, vous faites vos recherches, vous explorez et vous analysez ce qui existe. Bien sûr, vous pouvez vous servir d’un outil de type Majestic pour aller plus vite dans l’exploration mais si vous faites le travail proprement, vous n’allez normalement pas juste faire un copier/coller de la liste des sites qui ont un gros PR…

Non, un bon référenceur va prendre le temps d’analyser chaque site selon plusieurs critères et voir comment il pourrait l’exploiter pour développer la visibilité de son site client. Certains critères sont techniques, d’autres relèvent du bon sens et certains se basent sur votre connaissance globale du web.

Enfin, la dernière tâche va être de prendre contact avec les responsables des sites, échanger avec eux et voir ce qui serait possible.

Bref, tout ça, c’est loin d’être du travail cheap !

2. Un lien ne coûte pas 20$ !

Acheter du lien pour augmenter votre popularité, bouhhh c’est mal… Enfin on a beau dire ça, plein de gens le font encore et autant être honnête, le tout n’est pas d’acheter un lien mais de réussir bien souvent à faire un échange de bonnes pratiques.

Vous aurez beau inscrire votre site sur 10 annuaires, votre trafic ne va pas faire +25%…

En ce beau monde, rien n’est gratuit et encore moins à petits prix. Je suis encore surpris de voir la plupart des gens qui ont les moyens, un beau site et qui mettent un petit 1000$ dans le linkbuilding. Quand j’entends dire « trouve une seconde main à 30$/heure qui fera de l’achat de visibilité à 40$ le lien »… Comment dire, ça m’enrage un peu !

Prix cheap = SEO cheap ! A vous de voir…

A part les annuaires, il n’y a pas grand chose qui coûte « en temps normal » ce prix là. Et quand j’enrage en entendant ça, c’est tout simplement parce que ça donne l’impression que l’acquisition de trafic s’apparente à acheter du lien comme on achète son menu BigMac au Mcdo….Damn !En ce qui me concerne, je suis désolé, mais le linkbaiting ou linkbuilding 2012, ce n’est pas ça, comme vous avez pu le lire plus haut.

D’ailleurs, en passant, ça coûte combien de la visibilité à l’externe ? C’est la question piège, je n’ai pas la réponse exacte… D’ailleurs, personne ne l’a je pense. Reste qu’au bout de plusieurs années d’expérience, on commence à avoir une fourchette.

Pour ma part, de ce que j’ai pu voir et avoir, les prix oscillent entre 80$ et 500$ pour tout ce qui tourne autour des liens. Certes, vous pourrez toujours trouver des exceptions moins cher (le blog de Gertrude qui vous parle de ses tartes aux sucres) mais c’est rare… Reste qu’avant de me tirer dessus pour cette annonce de prix, il faut bien comprendre le contexte : quel genre de lien, dans quel contexte, sur quel site, et pour quels objectifs…

3. Les intervenants qui nous font croire que c’est aussi simple que de créer un email

C’est le dernier point qui me fout pas mal les nerfs. En France, je ne me prononce pas mais aux États-Unis, et parfois au Canada, il m’a été possible de voir certains intervenants vendre du rêve à l’auditoire en parlant de linkbuilding comme s’il s’agissait d’une simple formalité.

Quand on vous dit qu’il suffit de passer quelques coups de fil, répondre à des mails et se déplacer directement chez les partenaires éventuels pour développer son trafic via l’extérieur vite fait bien fait… Ça sonne faux.

Attention, je ne critique pas la démarche mais je crois qu’il y a un souci de réalité au niveau du temps. Comme expliqué plus haut, cette partie du référencement prend du temps et demande un bon niveau d’analyse… Ce n’est pas, à mon sens, le travail qu’on bâcle en l’espace de 3 heures, surtout que ça va plus loin que du simple SEO.

Bref, certains sont à côté de la plaque et après, il faut faire revenir les clients et autre collaborateurs à la réalité.

Certains me diront : mais pourquoi est-ce si cher ?

  • Les responsables des sites ont eux aussi passé du temps à développer leur notoriété. Ils ne vont pas vous la partager pour 3 sous en 5 minutes.
  • Le SEO demande un long travail d’analyse, tout en considérant les changements par les moteurs.
  • Avoir un lien pour avoir un lien est loin d’être efficace donc forcément, ça coûte plus cher (sauf sur les annuaires).
  • C’est un travail de moine qui est loin d’être la tâche la plus passionnante d’un expert SEO.

Bref, si vous pensez vous aussi qu’il y en a marre des gus qui vendent de l’acquisition de liens comme étant un travail cheap, court et qui se fait à la chaîne, n’hésitez pas à m’en faire part par un petit comm… Je me sentirais moin seul :).