Nous sommes à la fin de l’année 2009 (et donc bientôt en 2010) et je suis encore surpris de voir que certains mythes sur la conception de pages web et le comportement des internautes existent encore et sont vigoureusement défendus. J’ai élaboré un petit top 3 spécialement dédié aux personnes qui ont peur du changement :

1) L’internaute ne scrolle pas si les pages sont longues : faux !

Que vous le croyiez ou non, les internautes font défiler verticalement les pages, qu’elles soient longues ou courtes. En décembre 2006, une étude Clicktale menée sur 120 000 pages Web a entièrement démonté ce mythe. Il en est ressorti que :

  • 91% des pages vues avaient un scroll.
  • 76% des pages qui contenaient un scroll ont effectivement été déroulées.
  • 22% des pages qui ont été déroulées, l’ont été jusqu’en bas.

Ces statistiques datent de 3 ans. Aujourd’hui, on est en droit de penser que le pourcentage de pages entièrement déroulées a augmenté.

2) L’internaute ne sait pas faire back avec son navigateur : faux !

Ce mythe relève, selon moi, du bon sens. J’entends encore « l’internaute ne sait pas revenir à la page précédente, il faut lui mettre un beau lien retour ». Ca n’a rien d’obligatoire, les internautes (débutants ou habitués) étant suffisamment intelligents pour utiliser la touche back de leur clavier ou cliquer sur le bouton précédent de leur navigateur, bien mis en avant dans la partie haute de l’application.

3) L’internaute a besoin du lien « Lire la suite »: faux !

Encore une fois, quel intérêt de mettre ce type de lien lorsque l’on peut mettre un lien sur le titre de l’article. Avec la montée des blogs au cours de ces 5 dernières années, n’importe quel internaute est tout à fait capable de cliquer sur le titre d’un article, sans avoir besoin d’un lien supplémentaire « Lire la suite ». En outre, il n’y a qu’à voir les grands journaux du web (Le Figaro, Le Monde…) qui ont déjà oublié ces apriori. Bien évidemment, d’un point de vue SEO, ce type de lien ne sert à rien et vient juste polluer la page avec des doublons.