spec-ops-the-line-dubaiJ’ai eu récemment l’occasion de tester et terminer le jeu Spec Ops – The Line sur PC, un jeu d’action-tactique à la 3ème personne. Et puis en tant que gamer, j’avais envie de tester un jeu récent plutôt « original ».

Contrairement aux autres jeux du genre à la Call of Duty où l’on s’amuse à tuer soit des nationalistes russes, soit des nazis, soit des psychopathes ou monstre, ici rien de tout cela.

De quoi s’agit-il ?

Dubai a été ravagée par une catastrophe naturelle et votre objectif est d’évacuer les survivants.

Ce désastre architectural et économique pour la ville se double d’une catastrophe humanitaire : il a été impossible de procéder à l’évacuation de la ville jusqu’à maintenant. Des troupes de soldats d’élites ont été envoyée, mais rien n’a changé et pire, il n’y a plus de nouvelles de leur part.

Vous incarnez alors le capitain Walker qui doit découvrir ce qui s’est passé dans cette ville. La première impression est celui d’une guerre civile où la folie des hommes y vivant a atteint un niveau incroyablement élevé.

Inspiré du roman Au cœur des ténèbres, de Joseph Conrad, Spec Ops: The Line en transpose l’intrigue à Dubaï.

La force du jeu

Autant aller à l’essentiel : ce qui fait la force du jeu, ce sont son ambiance, sa musique et son scénario. Sans être moche, les graphismes ne sont pas le grande force du jeu et on sera plus impressionné par l’immersion d’être dans la ville de Dubai, entièrement dévasté.

Si les premières minutes du jeu peuvent sembler quelconque, on sera peu à peu confronté à l’horreur de la nature humain en temps de guerre. La guerre, justement, sera bien représenté à travers une atmosphère lourde, tragique, voire choquante.

On sent le poids de nos actions sur ce qui nous entoure et point horrible, il faudra souvent faire des choix entre 2 actions : une mauvaise et une horrible… Qui sera parfois le meilleur choix. On a beau être témoin d’atrocité, il faudra, malgré notre bonne volonté, y participer à un moment ou à un autre.

Arrivé en héros, notre capitaine Walker devra se trouver un autre qualificatif avec le temps mais je vous laisse le découvrir par vous-même. Dégoût et consternation sont les 2 principaux états dans lesquels vous pourrez vous ressentir, non à cause du côté « gore » ou « violent », mais juste à cause des choix moraux qu’il faudra faire…

La bande son accompagnant le jeu est plutôt de bonne facture, ainsi que les communications que nous aurons à travers la radio. Plus des protagonistes communiquent avec le capitaine Walker, plus on se pose des questions.

Dubai, ville isolée du monde dans une prison dorée et ensablée, fait ainsi ressortir ce qu’il y a de pire chez l’homme et trop rarement le meilleur.

En conclusion : court mais intense

Si la durée de vie solo peut paraître assez courte (environ 6h en normal), ça ne m’a pas plus gêné que ça car je préfère un jeu court, prenant et bon plutôt qu’une longue partout avec des temps morts. Dans les points négatifs, on peut noter également un aliasing assez présent et des commentaires vocaux assez répétitifs venant des ennemis.

Hormis cela, Spec Ops – The Line est un jeu d’action à part qui mérite vraiment le détour, pour peu que l’on souhaite découvrir un renouveau dans la façon de considérer ce genre de jeu. Une belle expérience de gaming à prévoir.

Attention cependant, vous risquez de ne plus vouloir vraiment jouer à un Call of Duty après avoir terminé ce jeu.