Cas pratique SEO : microformats et les limites du tag canonical.

Je suis tombé sur un cas SEO un peu particulier que j’aimerais partager avec vous. Chers confrères, n’hésitez pas à me donner votre avis sur la question car je dois avouer que cette fois-ci, Google m’a pas mal surpris. Il s’agit de l’un des sites pour lesquels je travaille chez Transcontinental et ô joie, j’ai été autorisé à communiquer son nom avec vous (de toute façon, je ne vois pas en quoi c’est gênant vu que tout se sait tellement facilement).

Octobre 2010, les templates du site Recettes.qc.ca ont été modifiés de manière à intégrer proprement les microformats. Fin novembre, j’ai pu découvrir avec joie que les microformats avaient été appliqués dans les résultats de recherche Google.ca… Whouhou !

J’ai donc considéré ce point comme étant réglé et je pouvais passer à la suite, optimisations diverses, nouvelles stratégies de contenus, linking… Bref, autre chose !

Tout allait bien jusqu’à la fin août 2011 ou je me suis rendu compte qu’étrangement, l’aspect microformat avait disparu des résultats. Les changements se sont effectués pendant mes vacances (merci Google) et je n’ai pu voir le résultats qu’après coup.

J’analyse l’évolution de mon trafic naturel, je fais un compte-rendu détaillé de mon positionnement et là, tout va bien. Rien n’a changé, le trafic naturel est toujours aussi bon et progresse gentiment. Bref, il s’agit seulement d’une altération visuelle (et c’est toujours le cas aujourd’hui).

S’en suit alors un ensemble de vérification pour voir toutes les modifications qui ont été apportées au site. Après une analyse méthodique, la réponse est… rien ! En tout cas, rien qui aurait pu altérer ces résultats. Le template est toujours aussi propre, et il n’ y a pas d’erreurs dans la déclaration des microformats (exemple).

J’ai eu beau chercher, étrangement, je n’ai rien trouvé d’inquiétant. Pas de changement au niveau des perfs, pas de réorganisation de structure, le rare duplicate content présent sur le site n’avait pas bougé… Bref rien de neuf !

Et c’est un peu plus tard que j’ai vu que la version dupliquée de nos contenus chez notre partenaire, elle, ressortait toujours avec les microformats ! Surpris, je regarde cela de plus près et là non plus, rien n’a changé : leur positionnement naturel est toujours aussi pourrie sur les duplications et bien sur, les balises canonical tags sont toujours présentes et bien intégrées. Et pourtant, Google a choisi de garder l’affichage avec microformats chez le partenaire… Et non sur le site original ! Vous pouvez voir la liste des résultats.

Si Google avait déjà perdu pas mal en crédibilité à mes yeux, là, c’est un sérieux coup de massue qui s’ajoute sur cette crédibilité même. A quoi ça sert de mettre un canonical tag si Google n’est toujours pas fichue de considérer la bonne version de notre contenu… La prochaine question est “que faire” ?

A ce stade, à part régler les quelques problèmes de duplicate content sur le site (qui n’ont jamais rien perturbé et surtout qui n’ont pas de rapport avec le problème actuel) et refaire une demande de considération de microformats pour le site original, il n’y a pas grand chose de magique à envisager.

De ce fait, si vous avez pris le temps de lire mon étrange expérience, je serais curieux d’avoir votre avis sur la question.

Ce genre de soucis vous est-il déjà arrivé ? Avez-vous d’autres idées à me suggérer pour retrouver une situation normale ? Car pour le moment, je pense surtout que Google est légèrement parti en cacahuètes sur cette histoire.

Note : l’objectif de ce post est de partager cette drôle d’expérience avec vous et avoir votre retour. Je sais d’avance qu’il y a toujours matière d’optimisations seo sur le site de Recettes,  mais l’interrogation n’est pas là :). Un grand merci d’avance pour votre réaction.

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Retour de vacances…

Juste un petit mot pour vous annoncer chers/chères lecteurs/lectrices que je reviens tout juste de voyage. Entre les déplacements pour le travail et les grandes vacances qui étaient à la suite, le blog aura fait une bonne petite pause.

Il devrait reprendre un rythme de vie d’ici la mi-septembre donc pas de panique ! :)

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Les différents types de liens entrants

Ahhh les liens ! Qu’est-ce qu’on ferait sans eux ? Déjà, le métier de SEO serait plus triste et surtout, le web serait une vrai galère à utiliser pour naviguer d’un espace web à un autre !

Je n’aime pas spécialement parler “d’acquisition de liens”, ça sonne trop artificiel. Dire qu’il y a des métiers de “link builder” qui existent… Autant être honnête, link builder ne correspond pas à “faire du référencement” ! Cependant, il faut reconnaître que la vie des liens occupe une place essentielle dans le monde du référencement.

On parle souvent de lien naturel, lien artificiel, lien payant, lien nofollow… Pour ma part, je propose de faire un récapitulatif des différents patterns de liens entrants que l’on peut trouver/créer sur le web.

A ce jour, j’en conçois 7 :

  • Lien d’auto-promotion : il s’agit de liens visant à l’auto-promotion, comme par exemple des liens de cross-promotion entre plusieurs sites différents d’une même entreprise. Ce genre de lien n’a généralement pas d’incidence sur le seo car il s’agit de liens reliant plusieurs sites d’un même réseau. Pour voir un exemple, rendez-vous dans l’en-tête du site IGN. Attention cependant à ne pas surcharger le nombre de liens sur vos pages, les performances seo accumulées se retrouveraient soudainement diluées dans un grand nombre de liens supplémentaires.
  • Lien naturel : il s’agit du lien qu’une personne vous a volontairement donné sans aucune intervention, tout simplement parce que cette personne a suffisamment apprécié votre site, votre page web. Plus vous détectez ce genre de liens, plus cela montre à quel point les utilisateurs croient en votre site :).
  • Lien semi-naturel : ce genre de lien a forcément sollicité une action de votre part, auprès d’un site, d’une personne. Néanmoins, il n’y a pas de raison commerciale. Il s’agit plus d’un “serais-tu prêt à faire un lien vers mon site/ma page depuis ton site web ?”. On peut parler d’un échange de bons procédés, mais encore fois, il s’agit là avant tout de créer une valeur ajoutée pour l’internaute.
  • Lien d’aide/de soumission : le genre de liens que l’on obtient en s’inscrivant dans les annuaires… Ou alors en soumettant son site à un moteur de recherche (vous pouvez le faire pour Google depuis le Webmaster Tools maintenant). Il peut enfin s’agit de liens que vous soumettez à tout autre type de service (bien souvent un historique est conservé).
  • Lien artificiel : il s’agit d’un lien qui a été négocié/acheté auprès d’un autre site web, personne ou communauté. Les moteurs de recherches ont tendance à déconseiller ce genre de liens car justement, ils n’apportent généralement pas de valeur ajoutée. Combien de fois avons-nous vu des cas ou Google pénalisait un domaine à cause de ce genre de choses… Et bien sur, ne nous voilons pas la face, il s’agit du type de liens le plus souvent utilisé lors des stratégies seo, notamment en agence. Pourquoi ? Car il s’agit des liens les plus faciles à obtenir via un “je souhaite donc je te paie”. Je ne critique pas ce genre de liens mais je vous invite néanmoins à prendre du recul et voir si c’est vraiment ce que vous souhaitez pour votre site et vos utilisateurs…
  • Lien maudit : il peut s’agir d’un lien naturel, semi-naturel ou artificiel. La nuance vient du fait que ce lien provient d’un domaine qui a été banni par un ou plusieurs moteurs de recherche car les responsables du site ne respectent pas les bonnes pratiques seo. A petite dose, ce genre de liens n’est pas gênant. Mais si vous commencez à en avoir beaucoup, demandez-vous si c’est vraiment pertinent…
  • Lien arnaqueur : ce pattern, je l’observe de moins en moins mais il a existé (et existe surement encore). Il s’agit généralement d’un lien artificiel, sauf que celui ou celle d’en face vous met un lien pas vraiment exploitable pour les moteurs : attribut nofollow, lien dans une iframe, lien en javascript, tout est possible et certains essayent vraiment de vous prendre pour des jambons… Bref, attention ! :)

Généralement, la plupart des personnes pensent qu’il y a juste “liens artificiels” et “liens naturels”. Mais selon moi, de nombreuses variantes existent, entre ces deux grandes familles. Tant bien même que l’on critique l’un ou l’autre, j’ai remarqué que les moteurs de recherches n’ont jamais eu de stratégie claires à ce propos.

Google et sa langue de bois va vous dire qu’un lien est un lien, certes, mais qu’au final, la pertinence de ce dernier en fonction de son environnement pourra jouer un poids non-négligeable. Pour le reste, c’est à vous de tester mais quoiqu’il en soit, la prudence est de rigueur.

Selon moi, en 2011, on en arrive à un stade ou faire de “l’acquisition de liens pour faire du liens en masse” n’apporte pas (plus) grand chose.

Dans certains cas, il est nécessaire de donner un petit coup de pouce et de passer par du semi-naturel, mais le mieux à faire (et je ne pense pas être le seul à le penser) est que tout cela se fasse naturellement : cela permet de mesurer l’impact réel de votre site sur le web et de développer de nouvelles sources entrantes bien souvent qualifiées.

Si bien souvent, vous recevez des “non” comme réponses, peut-être qu’il sera nécessaire de vous remettre en question sur la qualité du contenu et de la présentation de votre site. Pour vous aider, Google a mis un formulaire en ligne avec différentes questions pour jauger la qualité de votre site.

Si à l’origine, ce formulaire a été crée pour éviter un vilain coup de Panda, il peut également vous aider à comprendre les refus éventuels que vous obtenez lorsque vous tentez de faire de l’acquisition de liens semi-naturelle.

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Du référencement naturel ? Oui, mais pourquoi ?

Par ce titre légèrement surprenant, il y a un point sur lequel je souhaite revenir : la raison qui m’a poussé à faire ce métier.

Nous sommes le 27 juillet, c’est l’été au Québec, il fait grand soleil et la température oscille entre 26 et 40°C (oui, vous avez bien lu, qui a dit qu’il faisait froid au Canada ?). De plus, en ce moment, à part quelques conversations sur l’arrivée éventuelle de Panda en France ou encore des petites mises à jour du Webmaster Tools, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent niveau seo et… C’est tant mieux ! Il faut savoir faire un break et j’en profite pour écrire ce post et vous raconter une petite histoire (après tout, il s’agit d’un blog).

Tout remonte à ma première année des master. J’ai étudié à l’Hétic, école multimédia en région parisienne et je suis arrivé là-bas en 2004. J’ai appris beaucoup de choses dans cet établissement, notamment de la gestion de projet pure et dure, de l’intégration, du design et même un peu de développement…

Cependant, dès qu’un projet se terminait et passait en ligne, il y avait toujours une interrogation qui revenait : “est-ce que je trouve mon site sur Google ?” Le référencement naturel était un sujet encore peu abordé à cette époque et un jour, un intervenant est venu nous en parler.

Histoire de ne pas créer de suspens supplémentaire, je vous annonce tout de suite que cet intervenant était extrêmement mauvais (pas de bol pour moi car les autres intervenants étaient très bons). Il présentait mal, nous a fait un cours sur le “seo” basique, théorique et je sentais une inquiétude à communiquer de l’information. Pour faire simple, à l’issue des interventions, on était supposés savoir faire du seo en faisant des URL réécrites, mettre des title et meta descriptions dynamiques et en remplissant correctement les balises h1, h2, h3, etc… Génial, hein ?

Bref, la seule impression qu’il m’a laissé est qu’il ne souhaitait pas communiquer sur son métier, par peur de nous transmettre ses secrets. Car oui, ne l’oublions pas, il y a 7 ans, le seo était une science obscure et il ne fallait surtout pas communiquer le moindre indice sur le comment du pourquoi !

Puis, plus le temps passait, plus j’étais blasé de ne jamais trouver mes sites web dans Google, notamment sur les mots-clés qui définissaient clairement leur activité (ressortir sur son nom de domaine, ça va 5 minutes mais on souhaite davantage). Il pouvait s’agit de mots-clés concurrentiels mais aussi d’expression spécifiques. En clair, j’avais appris à faire des sites web, on travaillait en équipe, on faisait du code propre, un design user-friendly, et pourtant, notre belle vitrine technologique était introuvable sur le moteur de recherche.

En parallèle, je repensais souvent à cet intervenant et son cours misérable qui ne m’avait rien appris, hormis le fait que le métier de SEO semblait être tapis dans l’ombre. Et quelque part, ça m’attirait de plus en plus. Puis, à un moment, il y a eu un déclic : à quoi ça sert de faire une belle vitrine web si celle-ci est invisible aux yeux du consommateurs ?

Peu à peu, j’ai commencé à m’intéresser à cette discipline. Mes deux plus grandes sources au début étaient SearchEngineWatch et le forum Cre8asiteForum (je remercie d’ailleurs les différents membres qui ont été très disponibles lors de mes nombreuses interrogations). C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me plonger dans les méandres du référencement naturel et j’ai trouvé ça passionnant.

Avoir une bonne visibilité dans les moteurs transformait un site du tout au tout et tout cela, à travers des expériences mélangeant différentes expertises : la rédaction, le marketing, l’intégration et un peu de développement. Il fallait s’y connaître dans différents domaines du web et cela m’a clairement motivé, car on évitait alors de tomber dans une tâche redondante. Le fait d’avoir fait de l’intégration auparavant et même du PHP m’a clairement aidé dans l’apprentissage. Savoir bien écrire le français sans faire de fautes est également un gros “plus” :)… Bref, il y avait de quoi faire (et c’est toujours le cas !).

Puis, finalement, j’ai réussi à trouver un stage dans une agence de référencement parisienne et j’ai pu apprendre en accéléré une partie de mon expertise actuel… Après, c’est le temps, la curiosité et les expériences qui ont fait le reste. Comme tout bon référenceur qui se respecte, j’ai également réussi à blacklister un site (bah oui, on pousse bien mémé dans les orties une fois et pépé Google nous file une claque)… Mais c’est normal, cette claque il faut se la prendre et j’espère que ça a été le cas pour tous les référenceurs ou presque.

Il faut pouvoir tester les limites seo en pratique et non s’en tenir au théorie.

Aujourd’hui, en 2011, le référencement s’est quand même un peu plus développé et c’est maintenant devenu un métier officiel qui a fait ses preuves. Malheureusement, si beaucoup de personnes prétendent être référenceurs, on trouve aussi énormément de charlatans sur le marché, ce qui procure une frustration de la part de certains chefs d’entreprises qui ont investi des sous dedans. Bien qu’un peu vieux, vous pouvez toujours lire mon article sur “Comment reconnaître une mauvaise agence de référencement“.

On ne naît pas référenceur et on ne devient pas référenceur en lisant la documentation de Google. Une personne qui n’a jamais touché du code HTML, Javascript ou PHP ne peut prétendre être référenceur naturel.

Bref, ce post est un peu en décalage par rapport à ce que j’écris d’habitude mais j’avais envie de m’exprimer sur le pourquoi du sujet. Et maintenant, j’aimerais demander à mes lecteurs/lectrices référenceurs/référenceuses qu’est-ce qui les a poussé à faire ce métier ? A vous la parole ! :)

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In-house : créer un rapport de statistiques SEO/SEM efficace !

Tout référenceur ou analyste web doit, à un moment donné, fournir des rapports de statistiques. Bien souvent, le rapport est assimilé à une tâche lourde, ennuyeuse et banale.

Pourtant, faire l’effort de créer et fournir un rapport concis mais à la fois complet permet de faire resurgir l’ensemble des efforts que l’on a produit pour son site. De ce fait, arrive généralement la fameuse question : qu’est-ce que je mets dans mon rapport sem, ou uniquement seo ?

Avant de s’embarquer dans une analyse pas possible pour montrer que vous savez bien utilisez Analytics et que vous savez croiser des données, il faudrait déjà savoir qui va lire ce rapport. Est-il destiné à une équipe technique ? Aux ventes ? A l’équipe marketing ? A la direction ? Aux autres référenceurs du pôle (s’ils existent) ? Selon la cible, il va y avoir des variations dans les types de données.

Si je ne souhaite pas forcément développer tous les types de rapports disponibles, je propose de vous faire part de ce qui me semble bon d’indiquer et de ne pas indiquer.

D’abord, s’il y a bien un truc que j’ai remarqué depuis mes débuts dans le monde professionnel (et c’est encore plus vrai en Amérique du Nord), c’est que les gens avec qui vous travaillez (de près comme de loin) n’ont jamais le temps de passer des heures sur les rapports, à comprendre ce que vous avez mis ou à essayer de trouver une donnée importante.

Conséquences :

  • Faire un rapport concis mais complet (une page ou un feuillet Excel par exemple).
  • Eviter d’avoir trop de couleurs différentes à l’écran, les rapports bling-bling, c’est has been et ça pique les yeux.
  • Sélectionner les données et KPI qui apportent une valeur ajoutée dans la mesure du succès pour vous et pour l’entreprise.
  • Limiter le nombre de KPI dans le rapport (pour un rapport purement SEO/SEM, 5-6 suffisent amplement je trouve).
  • Avoir des légendes bien renseignées.

Quelles sont les données essentielles à avoir dans mon rapport SEO/SEM ?

Les données sont nombreuses, la possibilité de KPI extrêmement grande aussi et pourtant, plus vous en mettrez, plus vous allez augmenter les chances de noyer vos lecteurs. Juste pour rappel, une donnée peut être un chiffre brut (exemple : visites, pages vues) alors qu’un KPI est un taux (taux de rebond, taux de transformation, % de visites seo).

De mon côté, voici les données qui me paraissent indispensables dans un rapport SEO ou SEM :

  • Visites : indicateur de base mais essentiel, c’est une donnée brut qui permet d’avoir une information sur le volume de trafic générée par vos efforts. Personnellement, je la préfère aux visiteurs.
  • Pages/visite : je trouve cet indicateur pertinent (surtout pour les sites de mes clients) car il me permet d’ajouter une petite notion de qualité à mes visites. De plus, je vais être en mesure de détecter plus facilement certains soucis d’engagements de mes visites, même si dans le rapport, il s’agit d’une tendance globale.
  • Budget : utile pour la partie liens sponsorisés, c’est toujours bon d’indiquer cette donnée et ensuite de jouer avec. N’oubliez pas, les gens peuvent oublier que d’une année à l’autre, ils ont méchamment gonflé ou rétréci le budget Adwords par exemple… Et ça mérite d’être indiqué dans vos rapport, histoire d’éclaircir les écarts de trafic éventuels.
  • Coût par visite : indispensable. Pour l’explication, je vous laisse chercher un peu mais je pense que vous allez tout aussi bien deviner avec ou sans mon aide.
  • Gain par visite : indispensable aussi. N’ayez pas peur de montrer l’argent que vous faites gagner à votre entreprise, voyons !
  • Comparaison aux périodes précédentes : comparer ces statistiques au mois précédent est utile mais montre rapidement ses limites sur le long terme, surtout lorsque l’on connaît le cycle de vie de son site (on est nombreux à voir des belles baisses de trafic entre juin et août par exemple). En revanche, comparer son trafic avec la même période il y a un an est déjà bien plus intéressant et permet de voir si oui ou non, vous avez bien travaillé :) .

Puis, selon les types de sites, si les objectifs sont biens définis aussi, vous pouvez très bien avoir des informations relatives aux :

  • Coût par page vue : donnée pertinente selon le type de site.
  • Taux de transformation : pareil. Certains sites veulent générer de la page vue, d’autres des achats, d’autres des inscriptions, d’autres des abonnements à des magazines, il y a du choix… Mais attention de minimiser et centraliser la donnée essentielle et commune à tout cela.

En revanche, il y a des données qui n’apparaissent jamais dans les rapports que je produis car je les considère tout simplement obsolètes et pollutantes. Quelques exemples ci-dessous :

  • Pages vues : une donnée vraiment trop générique et qui, seule, n’apporte rien d’intéressant.
  • Impressions : afficher le nombre d’impression pour vos Adwords… Perso, à part générer des questions lourdes, ça n’a jamais apporté quoique ce soit aux personnes extérieures ou à la direction de lire ça. En tout cas, ce n’est pas ce que j’afficherai dans un rapport concis…. C’est juste des impressions !
  • Clics : tout comme les impressions, je ne vois pas l’intérêt d’afficher les statistiques relatives à ce type de données non plus. Que votre campagne aie générée 10 000 ou 30 000 clics, tout le monde s’en fiche si vous l’indiquez comme tel. Bien sur, vous devinez que mixé à d’autres données, c’est intéressant, mais est-il vraiment utile de l’afficher dans un rapport concis ?
  • Visiteurs : je n’ai jamais trouvé cet indicateur si pertinent que ça, pour plusieurs raisons.
  • Taux de rebond : indiquer le taux de rebond moyen pour chaque site ne sert strictement à rien. Ce KPI s’analyse page par page et non d’une façon globale.

Ce post pourrait être complété mais encore une fois :

  • On ne travaille pas tous pour les mêmes types de sites.
  • On fait nos rapports peut-être pas pour le même genre de boss.
  • On ne travaille pas forcément de la même façon.
  • On ne travaille pas forcément dans le même pays et les attentes ne sont pas les mêmes.

Je peux vous assurer qu’au Québec, Bing et Yahoo ne valent pas grand chose au niveau organique, donc pas vraiment la peine de l’indiquer dans ce rapport.

Si vous avez bien tout lu, vous pourrez deviner que ce rapport s’adresse plus particulièrement à des gens de la direction ou vos supérieurs directs, bref, des personnes qui ont besoin d’avoir rapidement les faits marquants et qui regarde toutes ces informations avec bien plus de recul que vous.

Pourquoi  ?

Parce que les seuls données indiquées sont relatives aux volumes de trafic, coût, gain et évolution dans le temps. Certains auront une vision similaire à la mienne, d’autres penseront que c’est insensé d’avoir si peu de données et d’autre diront même que j’en mets trop… Et c’est ça qui est génial !

Nous avons tous notre façon de penser et de poser à plat le fruit de nos efforts. Pour ma part, j’ai appris à prôner le pragmatisme car nous vivons dans un monde ou tout s’accélère, ce qui nous force à aller directement à l’essentiel dans certains cas.

 

 

 

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