Référencement naturel - Outils de recherche
Nous sommes à la fin de l’année 2009 (et donc bientôt en 2010) et je suis encore surpris de voir que certains mythes sur la conception de pages web et le comportement des internautes existent encore et sont vigoureusement défendus. J’ai élaboré un petit top 3 spécialement dédié aux personnes qui ont peur du changement :
1) L’internaute ne scrolle pas si les pages sont longues : faux !
Que vous le croyiez ou non, les internautes font défiler verticalement les pages, qu’elles soient longues ou courtes. En décembre 2006, une étude Clicktale menée sur 120 000 pages Web a entièrement démonté ce mythe. Il en est ressorti que :
Ces statistiques datent de 3 ans. Aujourd’hui, on est en droit de penser que le pourcentage de pages entièrement déroulées a augmenté.
2) L’internaute ne sait pas faire back avec son navigateur : faux !
Ce mythe relève, selon moi, du bon sens. J’entends encore “l’internaute ne sait pas revenir à la page précédente, il faut lui mettre un beau lien retour”. Ca n’a rien d’obligatoire, les internautes (débutants ou habitués) étant suffisamment intelligents pour utiliser la touche back de leur clavier ou cliquer sur le bouton précédent de leur navigateur, bien mis en avant dans la partie haute de l’application.
3) L’internaute a besoin du lien “Lire la suite”: faux !
Encore une fois, quel intérêt de mettre ce type de lien lorsque l’on peut mettre un lien sur le titre de l’article. Avec la montée des blogs au cours de ces 5 dernières années, n’importe quel internaute est tout à fait capable de cliquer sur le titre d’un article, sans avoir besoin d’un lien supplémentaire “Lire la suite”. En outre, il n’y a qu’à voir les grands journaux du web (Le Figaro, Le Monde…) qui ont déjà oublié ces apriori. Bien évidemment, d’un point de vue SEO, ce type de lien ne sert à rien et vient juste polluer la page avec des doublons.
Aussi bête que cela puisse paraître, il existe une partie du centre d’aide Google Webmaster dédiée au SEO. Si le référenceur avisé n’apprendra pas forcément grand chose, ça ne fait pas de mal de prendre quelques minutes pour tout lire, d’autant plus que Google met souvent cette rubrique à jour.
Il existe d’autres pages, je vous laisse les découvrir par vous-même. Quoiqu’il en soit, ces conseils, loin d’être exhaustifs, ont le mérite d’exister, d’être mis à jour de temps à autre et conviendront parfaitement à toute personne souhaitant s’initier au référencement naturel.

Uniquement sur Google.com pour le moment...
Google a annoncé la mise en place de la recherche en temps réel. De mon point de vue, je suppose que ça va être un bon bac à sable à référenceur pour générer du contenu “frais” plus régulièrement. On a tous un petit côté “devil” en nous et je ne doute pas que la plupart teste la performance de cette recherche en temps réel. Entre les contenus générés à la volée sur de vraies pages et les différents statuts Twitter, je me demande juste comment Google va classer les résultats à chaque nouvel ajout.
Côté utilisateur, ça risque d’être fun de voir le ranking que Google accordera aux contenus frais, selon le support employé. Quoiqu’il en soit, ça va venir modifier un petit plus le travail des référenceurs.
Au final, ce qui m’inquiète un peu, c’est le SPAM. Après tout, un site très bien référencé pourrait s’amuser à polluer les listes de résultats avec du contenu peu pertinent juste pour ressortir davantage et ça… Je ne le sens pas trop… Et vous ? Reste à voir si l’utilisation des réseaux sociaux va être vraiment impactée par cette mise à jour Google.
Vendredi dernier, j’ai appris (comme beaucoup d’entre-vous) que les résultats personnalisés Google sont dorénavant appliqués à tout utilisateur, loggué ou pas. Auparavant, il fallait être connecté à son compte Google pour avoir des résultats personnalisés. En outre, n’oublions pas que selon la géolocalisation des individus, ce n’est pas le même Data Center Google qui est interrogé. Travaillant pour des sites qui ont des clients dans toute la France, la personne qui habite Marseille ne voit pas toujours les mêmes résultats que celle qui habite Paris ou Lille et ce, pour une même requête tapée le même jour à la même heure et sur la même version linguistique du moteur.
La standardisation des résultats personnalisés pour tous les internautes ne fait, au final, qu’apporter une couche supplémentaire lors de la recherche d’information. Ainsi, on sait que Google stocke des informations sur votre recherche pendant 180 jours, c’est-à-dire 6 mois. Pendant cette période, pour une même requête tapée, l’internaute voit ses résultats s’affiner selon son comportement vis-à-vis des résultats.
2 points à retenir :
- Etudier le positionnement moyen d’un site sur certaines requêtes est toujours possible si vous désactivez la personnalisation de la recherche. En ce qui me concerne, c’est ce que je vais faire car je souhaite garder une certaine neutralité lors de mes recherches… Ceci étant dit, c’est un bon moyen pour continuer d’étudier le positionnement moyen de votre site sur certains mots-clés… Même si l’on se doute que l’intérêt reste limité vu que chaque internaute aura des résultats quelque peu différents.
- Ne plus étudier le positionnement des mots-clés comme source principale d’évolution du SEO pour un site web. En effet, il y a deux autres éléments à prendre en compte : le comportement des internautes et l’atteinte des objectifs de conversion. Avec l’insertion d’éléments visuels dans les résultats des moteurs, le mythe du triangle d’or n’est plus vraiment valable dans les résultats de recherche. Il n’est pas rare d’avoir des internautes qui ne se limitent plus aux 3 premiers résultats. Ensuite, tout référenceur soucieux de son travail attache de l’importance au taux de transformation. Apporter du trafic depuis les moteurs, c’est bien. Que ce trafic se transforme pour atteindre les objectifs que l’on s’est fixé, c’est encore mieux.
La globalisation des résultats personnalisés ne fait, à mon sens, que renforcer l’importance du travail d’analyse sur la transformation… Le SEO est-il en train de s’orienter davantage vers un métier webmarketing/web analytics ? Sûrement.
Cependant, la partie technique n’est pas à oublier. D’un côté, il faut avoir un site qui respecte les critères de ranking des moteurs, qui soit crawlable et enfin, il faut que les performances en terme de temps d’accès soient bonnes. Lorsque l’on voit la fonctionnalité ajoutée dans le GWT (plutôt bien fichue d’ailleurs), on se doute que les performances d’un site restent un critères à prendre en compte. Tout cela en tenant compte bien sur de l’ergonomie et facilité globale d’utilisation et de navigation…
Enfin, j’ai envie de dire qu’un site bien positionné aujourd’hui devrait, je pense, gardé un bon positionnement moyen dans les résultats personnalisés… Sauf si le contenu du résultat fait fuir l’internaute.

Depuis peu, une nouvelle fonctionnalité est disponible sur GWT : Site Performance.
Fonctionnalité intéressante, celle-ci vous permet de savoir en moyenne quel est le temps de chargement de vos pages web lors du passage du robot dessus. En plus de la home, Google estime le temps de 5-6 autres pages (dans mon cas). De plus, vous pouvez savoir, par rapport à l’ensemble des sites inscrits dans Google Webmaster Tools, si votre temps de chargement est bon ou mauvais comparé aux autres sites inscrits.
A partir de là, je me pose deux questions : est-ce que Google est capable de comparer le temps de chargement du site aux vrais sites similaires ? Et surtout, combien de sites sont inscrits sur Google Webmaster Tools en France et dans le monde entier ? Quelqu’un a une idée du nombre ? :)
Enfin, plus bas dans la page, Google vous donne quelques astuces certes génériques mais loin d’être stupide pour réduire le temps de chargement de vos pages.
Note : cette nouveauté fait suite à l’annonce de Matt Cutts concernant la vitesse des sites, qui pourrait être le prochain critère “officiel” de ranking pour Google. Officieusement, on sait tous qu’un site qui cumule les erreurs 500 prend très cher dans le positionnement des résultats Google :-)