Vendredi dernier, j’ai appris (comme beaucoup d’entre-vous) que les résultats personnalisés Google sont dorénavant appliqués à tout utilisateur, loggué ou pas. Auparavant, il fallait être connecté à son compte Google pour avoir des résultats personnalisés. En outre, n’oublions pas que selon la géolocalisation des individus, ce n’est pas le même Data Center Google qui est interrogé. Travaillant pour des sites qui ont des clients dans toute la France, la personne qui habite Marseille ne voit pas toujours les mêmes résultats que celle qui habite Paris ou Lille et ce, pour une même requête tapée le même jour à la même heure et sur la même version linguistique du moteur.

La standardisation des résultats personnalisés pour tous les internautes ne fait, au final, qu’apporter une couche supplémentaire lors de la recherche d’information. Ainsi, on sait que Google stocke des informations sur votre recherche pendant 180 jours, c’est-à-dire 6 mois. Pendant cette période, pour une même requête tapée, l’internaute voit ses résultats s’affiner selon son comportement vis-à-vis des résultats.

2 points à retenir :

- Etudier le positionnement moyen d’un site sur certaines requêtes est toujours possible si vous désactivez la personnalisation de la recherche. En ce qui me concerne, c’est ce que je vais faire car je souhaite garder une certaine neutralité lors de mes recherches… Ceci étant dit, c’est un bon moyen pour continuer d’étudier le positionnement moyen de votre site sur certains mots-clés… Même si l’on se doute que l’intérêt reste limité vu que chaque internaute aura des résultats quelque peu différents.

- Ne plus étudier le positionnement des mots-clés comme source principale d’évolution du SEO pour un site web. En effet, il y a deux autres éléments à prendre en compte : le comportement des internautes et l’atteinte des objectifs de conversion. Avec l’insertion d’éléments visuels dans les résultats des moteurs, le mythe du triangle d’or n’est plus vraiment valable dans les résultats de recherche. Il n’est pas rare d’avoir des internautes qui ne se limitent plus aux 3 premiers résultats. Ensuite, tout référenceur soucieux de son travail attache de l’importance au taux de transformation. Apporter du trafic depuis les moteurs, c’est bien. Que ce trafic se transforme pour atteindre les objectifs que l’on s’est fixé, c’est encore mieux.

La globalisation des résultats personnalisés ne fait, à mon sens, que renforcer l’importance du travail d’analyse sur la transformationLe SEO est-il en train de s’orienter davantage vers un métier webmarketing/web analytics ? Sûrement.

Cependant, la partie technique n’est pas à oublier. D’un côté, il faut avoir un site qui respecte les critères de ranking des moteurs, qui soit crawlable et enfin, il faut que les performances en terme de temps d’accès soient bonnes. Lorsque l’on voit la fonctionnalité ajoutée dans le GWT (plutôt bien fichue d’ailleurs), on se doute que les performances d’un site restent un critères à prendre en compte. Tout cela en tenant compte bien sur de l’ergonomie et facilité globale d’utilisation et de navigation…

Enfin, j’ai envie de dire qu’un site bien positionné aujourd’hui devrait, je pense, gardé un bon positionnement moyen dans les résultats personnalisés… Sauf si le contenu du résultat fait fuir l’internaute.

google-site-performance

Depuis peu, une nouvelle fonctionnalité est disponible sur GWT : Site Performance.

Fonctionnalité intéressante, celle-ci vous permet de savoir en moyenne quel est le temps de chargement de vos pages web lors du passage du robot dessus. En plus de la home, Google estime le temps de 5-6 autres pages (dans mon cas). De plus, vous pouvez savoir, par rapport à l’ensemble des sites inscrits dans Google Webmaster Tools, si votre temps de chargement est bon ou mauvais comparé aux autres sites inscrits.

A partir de là, je me pose deux questions : est-ce que Google est capable de comparer le temps de chargement du site aux vrais sites similaires ? Et surtout, combien de sites sont inscrits sur Google Webmaster Tools en France et dans le monde entier ? Quelqu’un a une idée du nombre ? :)

Enfin, plus bas dans la page, Google vous donne quelques astuces certes génériques mais loin d’être stupide pour réduire le temps de chargement de vos pages.

Note : cette nouveauté fait suite à l’annonce de Matt Cutts concernant la vitesse des sites, qui pourrait être le prochain critère “officiel” de ranking pour Google. Officieusement, on sait tous qu’un site qui cumule les erreurs 500 prend très cher dans le positionnement des résultats Google :-)

Google a annoncé récemment la mise en ligne d’un nouveau User-Agent nommé Googlebot-News. Aussi, pour ceux et celles qui ne souhaitent pas (pour une raison ou une autre) que leur contenu se retrouve dans Google News, voici la ligne à ajouter dans le fichier robots.txt :

User-Agent: Googlebot-News

Disallow: /

Bien entendu, rien ne vous empêche d’avoir des règles personnalisées et différentes pour Googlebot et Googlebot-News. Tout dépend, encore une fois, de vos objectifs.

Google est partout, la preuve :

google-papier-toilette

Plus puissant que Google Wave, plus utile que Google Sites, voici donc le papier toilette Google, en vente pour le moment en Thailande (si quelqu’un peut traduire le slogan…).

Source : Potato

Ce n’est pas la première fois que j’évoque la long tail sur mon blog (j’en parle aussi ici). Je reviens aujourd’hui sur le sujet pour justement illustrer cette grande importance. Vous trouverez ci-dessous la segmentation du trafic mots-clés depuis les moteurs. J’ai volontairement segmenté selon la logique suivante :

  • Top 100
  • Top 500
  • Top 1000
  • Top 10 000
  • Le reste

Après avoir fait cette segmentation sur quelques sites, j’en ai déduis la répartition suivante (et donc confirmé ce que j’ai pu lire un peu partout sur le web concernant la part en % de la long tail) :

Part des visites par top mots-clés (en %)

Part des visites par top mots-clés (en %)

En terme de chiffres, voici ce que ça donne :

  • Les 100 premiers mots-clés engendrant le plus de visites représentent près de 8% du trafic.
  • Les 500 premiers mots-clés environ 12% du trafic moteur.
  • Les 1000 premiers mots-clés environ 18%.
  • Les 10 000 premiers mots-clés près de 30%.
  • Le reste : 70% !

Ce fameux reste correspond ainsi à la long tail, voire à la très long tail. Lorsque l’on voit que les 10 000 premiers mots-clés apportent près de 30% du trafic moteur total, on ne peut ignorer la long tail. Les chiffres sont, je pense, suffisamment parlant.

Webanalytics et SEO sont deux métiers complémentaires qui partagent des données communes. Vous trouverez ci-dessous un ensemble de 5 données à exploiter, aussi bien en référencement naturel qu’en Webanalytics :

  • Les URL uniques génératrices de trafic entrant depuis les moteurs : information intéressante puisqu’elle permet de suivre facilement l’état d’indexation de vos pages clés.
  • Les domaines externes qui génèrent du trafic entrant : quels sont les domaines externes qui vous génèrent le plus de liens, et surtout de manière régulière ? Cette information est bonne à connaître et à suivre d’un point de vue linking externe entrant.
  • Les nouveaux domaines qui génèrent du trafic chaque mois : il ne s’agit pas là des sites “fidèles” à votre activité mais plus des domaines qui ont généré de manière ponctuelle un nombre de liens entrants limité vers votre site. Il peut parfois y avoir de bonnes surprises…
  • La part des mots-clés qui pointent vers des pages à fort taux de rebond : analyse très importante puisqu’elle va permettre de voir si les efforts réalisés en SEO portent leur fruit… Ou pas. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’occasion de peaufiner ou revoir la structure et le contenu de ces fameuses pages.
  • Les mots-clés les plus tapés qui génèrent des visites à plusieurs pages : lié à l’analyse précédente, il peut être pertinent d’étudier quels sont les mots-clés tapés qui engendrent des visites assez “qualifiées” sur votre site, à savoir des visites à plusieurs pages, voire des visites qui remplissent assez souvent les objectifs de conversions définis.

De toute façon, vu le nombre d’indicateurs disponibles dans les outils, les multiplications sont nombreuses. En cas de manque d’inspiration, un petit tour sur Webkpi devrait vous aider :).

Il y a quelques temps, j’avais évoqué que Google affichait de temps à autre le fil d’ariane d’une page (lorsque celui-ci existe) à la place de l’URL dans ses résultats. Le phénomène semble se répandre de plus en plus (en tout cas sur Google.com) puisque je commence à apercevoir cette forme de résultat pour pas mal de requêtes effectuées.

fil-d-ariane-google-resultats

Je trouve cela plus parlant qu'une simple URL... Pas vous ?

Ma requête exemple

Preuve que Google maintient sa prise en compte du fil d’ariane sur une page lorsque celui-ci existe. Je n’ai pas encore aperçu le phénomène sur Google France. Si vous en avez, faites le savoir. Quoiqu’il en soit, si cet affichage se standardise, ça fera encore un point de plus pour Google concernant la clareté des informations pour l’internaute. Reste à savoir dans quel cas ce fil d’ariane va apparaître. Une structure cohérente, un fil d’ariane omniprésent sur l’ensemble des pages du site, le tout bien propre dans le code et ça sera déjà pas mal je pense :-).

A propos

Blog d'Arnaud Mangasaryan : actualités référencement naturel, moteurs alternatifs, outils d'analyses et partage d'expériences.