Compte-rendu du SMX 2011 de Toronto

C’est avec une bonne quinzaine de jours de retard que je trouve le temps de vous concocter le compte-rendu de ce SMX édition avril 2011 qui a eu lieu à Toronto.

De mon côté, c’est la première fois que j’allais à un SMX. Cet événement s’apparente bien souvent à la grande messe pour toutes les personnes provenant du SEO et PPC. De mon côté, j’en ai surtout retenu une formidable occasion pour réseauter, créer des vrais contacts avec des gens du même milieu que vous et faire un update de ce qui se passe dans le domaine du Search.

Si j’ai apprécié l’événement (et espère retourner à la version “Advanced” l’année prochaine), mon impression est plus mitigée sur le contenu de certaines présentations mais aussi la partie seocamp. En effet, ça m’a surpris encore d’avoir des présentations qui contiennent des phrases comme “rédigez du contenu unique”, “analyser le taux de rebond de vos pages” ou encore “mettez des liens sur des mots-clés spécifiques”… Tout cela est vrai, certes, mais à un SMX, je m’attendais à trouver des débat d’un niveau plus avancé.

En discutant avec Chris Sherman et Bruce Clay, ceux-ci m’ont conseillé d’aller la prochaine fois au SMX Advanced (à Seattle ou à Londres).

Attention, je ne dis pas que le SMX de Toronto est à oublier, loin de là. J’ai pu faire un bon update de mes connaissances en discutant directement avec certains acteurs du métier, la plupart des présentations m’ont donné des nouvelles idées d’analyses et le webanalytics camp méritait le détour !

Vous trouverez ci-dessous un résumé des points à retenir de ce SMX Toronto. Pour certains, c’est du déjà-vu, mais j’ai essayé de faire un résumé global (attention, le post est assez long) :

1) Session Webanalytics

Cette première journée était dédiée à une présentation des différents facettes du métier de webanalytics. Avec un côté un peu webanalytics camp (tout le monde pouvait poser des questions sur un sujet x à chaque fois qu’un sujet était sur le point de se terminer), j’ai trouvé cette présentation plutôt bien faite. Certes, si la plupart des points abordés ne sont pas inconnus pour un référenceur ou analyste web intermédiaire, c’est toujours bon de faire quelques rappels mais ô joie pas de contenus dédiés au débutant pur. Ci-dessous une liste de points qui résument grosso modo cette journée :

  • Rappel sur la définition d’un KPI : j’entends encore des personnes me dire que les “pages vues” ou le “nombre de visites” sont des KPI. C’est un taux, un pourcentage, un rapport entre 2 informations minimum.
  • Adwords : le coût par conversion est indépendant de la position des annonces. Ceci étant dit, depuis Google Instant qui est arrivé en septembre 2010, je peux vous dire que la position joue quand même vachement !
  • Adwords : ne pas oublier de se faire campagne sur le nom du site (c’est vrai que parfois on oublie de le faire et c’est d’autant plus utile si des gugus essaye de se positionner sur les mots-clés de votre marque).
  • Accroître les performances de sa campagne : mots-clés négatifs, tests A/B, ajustement CPC, géoloc et day parting (heures auxquelles le taux de conversion est le plus élevé). De quoi occuper un poste à plein temps, surtout si vous avez plusieurs sites à gérer !
  • Évolution des nouveaux visiteurs VS returning visiteurs.
  • Taux de rebond par page : je milite contre les irréductibles qui pensent que le taux de rebond d’un site est une donnée fiable.
  • Recensement des visiteurs : temps moyen entre les visites sur le site pour un même visiteur. Utile, surtout si vous n’avez pas un site eCommerce.
  • Segmentations, segmentations et segmentations : j’aime !
  • Segmenter le taux de conversion, notamment pour le trafic seo : à vous ensuite de l’affiner comme bon vous semble : top 10, positions 11 à 50, 50 à 200, mots-clés génériques, “brands”… Le choix est vaste !
  • Élaboration des niveaux de succès pour vos campagnes de mots-clés : certes, votre but est de vendre, mais faites vous des étapes de réussite : ce n’est pas parce que vous ne vendez pas sur votre site que tout est à refaire par exemple…

2) SMX Search – Jour 1

Deuxième journée de l’événement mais premier vrai jour du SMX en tant que tel. Début de journée avec une bonne introduction sur le monde du Search de la part de Chris Sherman (SearchEngineLand). Bonne présentation, il est revenu sur les derniers changements Google et Bing, l’évolution du search en général, l’intégration des réseaux sociaux dans la recherche et enfin quelques points sur l’évolution du métier de SEO. Google Instant, réseaux sociaux, microformats, rating, reviews et problèmes critiques et récurrents en SEO étaient au programme. Là encore, je vous fais parvenir un condensé de ce que j’ai pu entendre et voir :

  • Twitter de plus en plus présent dans les résultats des moteurs (88 milliards d’affichages/mois pour Google et 4 milliards pour Bing).
  • Facebook : mise à jour fréquente de Facebook Analytics (on est encore à des années lumières d’un Google Analytics mais c’est mieux que rien).
  • La recherche sur mobile est de plus en plus présente, même si ce n’est pas via un browser. Sur ce point, je suis bien d’accord et qui sait, peut-être que d’ici 2 ou 3 ans, je ferai du seo web mais aussi du SEO pour tel ou tel services mobiles.
  • La vidéo va représenter 70% du trafic mobile en 2014 (CISCO). J’espère que vous utilisez vos bonnes pratiques seo pour les vidéos (je pourrais peut-être faire un billet là-dessus).
  • Google Instant : économie de 5 secondes/recherche par utilisateur.
  • Google Instant : Les gens se focalisent davantage sur les 5/6 premiers résultats (avec la recherche standard, c’est les 3 premiers) – Par contre, pour une recherche transactionnelle, les utilisateurs se focalisent sur les 2 premiers résultats uniquement !
  • Google Instant : +17% de recherche longtail, -33% taux de clics, +40% du nombre de requêtes tapées, +34% des recherches à 8 mots-clés : vive la longtail !
  • Google Instant : Taux de clics Adwords dans la colonne de droite en chute libre.

Conclusion : les utilisateurs recherchent mieux, n’hésitent pas à reformuler leur requête, mais ne recherche pas forcément plus rapidement je pense.

  • Impacts des reviews dans les résultats Google : ça a plus d’importance qu’on ne le pense : messieurs/mesdames les commerçants, soignez vos clients et faites attention à ne pas vous ramassez (trop) de reviews négatives.
  • Twitter : Bit.ly, Ow.ly et T.co passent le rank car les redirections des URL courtes sont des 301.
  • Même avec un nofollow, un lien est pris en compte dans le signal social lorsqu’il apparaît dans les réseaux sociaux.
  • Critères des signaux : nombre de followers, CTR des liens partagés, ratio followers/following, nombre de retweets, nombre de follower “relevant”… Encore un gros mystère :).
  • Avoir plein d’abonnés à sa chaîne Youtube est également pris en compte dans le signal… Mais est-ce vraiment judicieux d’avoir ses propres vidéos sur Youtube ? Bof bof…

Conclusion : les réseaux sociaux sont “officiellement” une partie intégrante du travail seo. Sans être le pilier majeur à ce jour, ça ne va pas tarder à prendre plus d’importance qu’il n’y paraît… Dire qu’il y a 3 ans, je me demandais encore pourquoi Twitter existait, pourquoi avoir crée un nouveau besoin nommé Twitter… *Sigh*.

  • Rappel sur les canonical URL, une solution qui peut éviter facilement la vilaine duplication de contenus.
  • Échange avec d’autres référenceurs : j’ai eu beau me pointer avec mon interrogation sur la pagination, personne n’a vraiment voulu échanger sur ce débat… Pourtant, il n’y a pas encore de solution miracle.
  • Quelques autres questions sur le seo, les échanges se faisaient principalement avec Vanessa Fox. Dommage qu’elle ne travaille plus chez Google depuis 5 ans mais bon !

3) SMX Search – Jour 2

  • Analyse sur la façon de calculer le revenu par visite seo (avec ou sans rebond).
  • Rappel sur les indicateurs importants à prendre en compte pour le seo.
  • Présentation des “assisted conversions” : il s’agit des conversions avec plus d’une interaction de la part du visiteur sur le site.
  • Quelques rappels sur l’analyse des mots-clés et tunnels de conversions.
  • Une autre présentation sur les segments avancés.
  • Adwords : attention à ne pas cannibaliser le trafic seo : j’ai pu voir quelques exemples qui méritaient le détour sur le sujet… Trop D’Adwords tue le seo, c’est prouvé !
  • Google Analytics et les Sampled Data : à utiliser comme une tendance globale.
  • Temps de chargement de page = critère officiel pour le positionnement des annonces Adwords.

Hormis les présentations, il y a eu de nombreuses occasions de discuter avec différents acteurs du Search (SEO, PPC et Webanalytics) et les débats étaient pour la grande majorité, bien plus intéressants que les présentations officielles… Il suffisait juste de choisir la table d’analyses bien allumés et les questions/réponses fusaient, j’ai adoré ! C’est surtout à ces moments-là que j’ai retrouvé l’esprit “échange d’interrogations et d’expérience” façon “Amérique du Nord”… J’ai adoré !

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Gestion et optimisation des images pour le seo : le guide complet en 5 points

Vue du Mont Ararat depuis l'ArménieAprès avoir reçu plusieurs messages de la part de mes lecteurs, j’ai choisi de faire un post en ce qui concerne la gestion des images au niveau SEO. La plupart des sites web ont un business où un but qui repose majoritairement sur l’affichage d’images et photos.

J’ai voulu faire comme un post guide qui rassemble l’ensemble des points à considérer au niveau de l’optimisation de ses images pour le seo. S’il n’y a rien d’exceptionnel au niveau de l’optimisation des images, un petit mémento ne peut pas faire de mal.

1) Nommage du fichier

De mon point de vue, le nom attribué à l’image a un poids non négligeable au niveau de votre positionnement et indexation. Pour cette estimation, j’ai effectué environ une trentaine de recherche totalement différentes dans Google images et j’ai regardé les résultats qui remontaient. Sur ces 30 recherches, 19 renvoient des résultats où les 30 premiers fichiers avaient un nom réécrit. Trop vague ou trop court comme analyse ? Peut-être, mais ça m’a donné un aperçu.

Nommer une image “gateau-au-chocolat-anniversaire-1.jpg” est préférable à un “P0955678.jpg”, que ce soit pour le moteur, mais aussi pour l’internaute. En effet, au survol de l’image, les mots-clés en rapport avec la recherche se mettent en gras, comme pour la recherche classique. Bien sur ici, un simple coup d’oeil au visuel va vous permettre d’avoir une première impression, mais c’est toujours un moyen supplémentaire de renforcer l’attention de l’utilisateur.

Bien souvent, chaque image que l’on souhaite mettre sur son site possède un nom pas très “user friendly”. Renommer chaque image à la main est un travail d’esclave. Le mieux est d’utiliser un outil qui sait faire ça sans problème, comme par exemple A better finder rename pour Mac. Je n’utilise plus Windows depuis longtemps mais à l’époque, j’utilisais Ant Renamer qui faisait ça très bien (peut-être y a-t-il une fonction intégrée à Windows 7 pour faire ça…?).

2) Utilisation de la balise ALT

Bien souvent, on confond attribut ALT et TITLE. L’attribut title correspond à une information additionnelle que vous rajoutez par exemple sur un lien, alors que l’attribut ALT correspond à un titre alternatif, utilisé notamment pour les images. Si pour x ou y raison, l’image qui doit s’afficher ne peut pas se charger, c’est ce titre qui apparaît.

Et c’est d’ailleurs pour ça que Google prend en compte uniquement l’attribut ALT (oubliez l’attribut title, Google n’en tient pas compte).

De ce fait, la balise ALT doit être, le plus souvent possible, correctement renseignée. Voici un exemple :

  • montreal québec canada vacances pas cher : balise ALT pourrie, ça sonne comme un vilain spam.
  • ville montreal : balise ALT beaucoup trop générique.
  • vue de montreal depuis le mont-royal : balise ALT adéquat.

3) Légende de l’image

La légende de l’image prend toute son importance au niveau SEO car elle correspond aux mots-clés jouxtant l’image dans votre page HTML. Contrairement à la balise ALT ou le nom du fichier, la légende est directement visible par l’utilisateur. En suivant notre exemple, on pourrait avoir par exemple :

  • Une magnifique vue panoramique de Montréal depuis le Mont-Royal !

Ainsi, on diffère un peu de la balise ALT tout en reprenant les mots-clés essentiels qui caractérisent cette image.

4) Taille et poids de l’image

On le sait tous ou presque, je l’ai déjà rabâché dans mes précédents posts, le poids d’une page web est un critère pris en compte dans l’algorithme de Google. Bien souvent, les images sont négligées et on arrive alors à des pages qui pèsent plusieurs centaines de ko. A vous de trouver un bon équilibre entre un poids raisonnable et une qualité d’aperçu tolérable pour l’utilisateur. Évitez d’avoir des fichier de 5 Mo qui se chargent par paquet de 20 sur une page, même si c’est pour de la photographie professionnelle :-) .

Au niveau de la taille, prévoyez d’avoir une version miniature (thumbnail) ainsi qu’une version plus grande de votre image (1024*768 par exemple). Si la version petite linke vers la grande, c’est encore mieux pour que le moteur puisse faire le rapprochement entre les deux. Je parle d’utiliser une grande taille (mais pas immense non plus) afin de répondre à un plus grand nombre d’utilisateur. On ne cherche pas tous des images qui font 1900*1200px, et tomber sur une version miniature de l’image uniquement (150*150px) est souvent frustrant et engendre un vilain rebond :).

5) Trafic, liens et taux de clic

Dernier point mais pas des moindres, je pense fortement que Google prend en compte le taux de clics et le trafic généré sur chaque image dans son algorithme, comme c’est le cas pour la recherche classique. Après tout, si dans les résultats, c’est toujours la 12 ème image de gâteau d’anniversaire qui génère bien plus de clics que les autres, je ne vois vraiment pas pourquoi Google la laisserait en 12ème place, non ?

Bien évidemment, le nombre de liens entrants vers la page de l’image ou l’image vont avoir un impact sur le positionnement également.

Reste qu’au niveau trafic, n’hésitez pas à regarder quelles sont les images qui vous génèrent le plus de trafic depuis les moteurs et voyez s’il n’est pas possible d’apporter une petite optimisation, sait-on jamais…

Conclusion

  • Nommer vos fichiers mais évitez des noms trop long (on préfère “anniversaire-germaine-2011-1,2,3…” à “la-soirée-anniversaire-de-tata-germaine-au-restaurant-le-pecheur-1,2,3…”.
  • Focaliser le contenu de la balise ALT sur le contenu réel de l’image et ne pensez pas à faire du spam (le poids seo global est vraiment faible).
  • Si possible, utiliser des titres de pages pour vos images, une description d’introduction, afin de créer un univers sémantique en rapport.
  • N’oubliez pas de bien remplir le title et la meta description des pages qui vont contenir vos images.
  • Rédiger si possible une légende pour chaque image (5-7 mots max).
  • Garder en tête de créer un maillage de liens intelligents, pour l’utilisateur comme pour les moteurs. Même si c’est des images que vous avez sur votre site, ça reste du contenu.
  • Encourager les utilisateurs à utiliser vos images, tout en sachant qu’ils y incluront un lien vers l’original ;).
  • Trouver un moyen de calculer le ROI pour le trafic sur vos images. Quel est votre objectif ? Le max d’images visualisées par visite ? Le téléchargement d’images ? Le nombre de commentaires ? L’inscription à une newsletter de photos ?
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Gérer la pagination de son site au niveau SEO

S’il y a bien un sujet pour lequel je ne vois pas tant d’infos, c’est bien la pagination de nos sites. En tant que référenceur ou webmaster, n’avez-vous jamais eu cette problématique concernant la gestion de la pagination ? Et bien moi si, et je pense bien ne pas être le seul.

Lorsque vous êtes propriétaire d’un site qui contient des liste 2, 3 ou même 10 pages, vous n’êtes pas obligés de vous poser la question. Cependant, c’est loin d’être le cas pour tous. Qu’en est-il des sites qui possèdent des listes de résultats à 30, 50, 100 ou même 500 pages ?

Si vous avez envie de voir les résultats, le mieux à faire est de tester par vous-même. Naturellement, vous pouvez aller voir sur les grands sites d’e-commerce, mais la plupart d’entre eux n’ont tout simplement pas de pagination (ou alors ils la traitent en Ajax… pouark !).

Vous trouverez ci-dessous la plupart des tests que j’ai mené depuis mes débuts dans le seo. Chaque test a ses conséquences qui lui sont propres. Je vous le dis tout de suite, il n’y a pas de solution magique mais il me paraît intéressant de partager cela, car ce problème concerne une bonne partie d’entre-nous :

  • Indexer uniquement la première page : je l’appelle aussi la solution du méfiant. Ici, on ne souhaite référencer que la première page et on applique un beau noindex,nofollow sur les pages >1. Perso, je considère cela comme du gâchi car vous n’allez pas exploiter la masse de contenus réelle qu’il y a sur votre site. Et surtout, Google va quand même indexer les autres pages mais elles ne participeront pas à l’amélioration du ranking de la première. Ceci étant dit, aucun risque de duplicate via ce biais !
  • Indexer la première page et suivre les suivantes : une solution que je considère comme viable. En effet, vous indexez la première page mais vous autorisez le moteur à suivre les autres, lui permettant de mieux exploiter les liens qui sont à l’intérieur. C’est aussi une façon d’augmenter proprement la masse de contenus autour d’une thématique.
  • Indexer et suivre les X premières pages : un autre solution alternative. Vous référencez normalement les x premières pages de résultats (3, 5, 10 ?) et vous appliquez un noindex sur les suivantes. Par mon expérience passé, je n’ai pas vu de différence entre cette solution et la précédente concernant les conséquences SEO.
  • Avoir uniquement la première page en HTML, le reste en AJAX : le meilleur moyen de rendre la majorité de son contenu invisible. Pratique et efficace si c’est ce que l’on cherche à faire. Ca ne détruit pas l’expérience utilisateur et c’est transparent pour le moteur. C’est juste qu’au niveau de vos contenus, il ne faudra pas espérer un accès via les pages de résultats pour les contenus plus anciens…

Concernant votre pagination, comment l’affichez-vous ? En fonction de la règle d’indexation choisie, peut-être allez-vous vous orienter vers une solution plutôt qu’une autre ?

Par exemple, si vous n’indexer rien d’autre que la première page, il n’est pas nécessaire de s’embêter à afficher plusieurs chiffres pour la pagination. Un simple <précédent et suivant> fera très bien l’affaire.

  • Le cas “Page précédente” et “Page suivante” : comme évoqué précédemment, c’est un moyen simple de gérer sa pagination. Personnellement, je ne sais pas ce qui marche le mieux entre ce format et le suivant mais plus c’est simple pour l’utilisateur, plus il y a des chances qu’ils l’utilisent. Reste que cela génère moins de liens pointant vers des pages quasi-identiques sur votre page.
  • Le cas des pages numérotées avec un accès direct à la dernière page : la dernière page de résultat d’une liste m’a toujours laissé totalement indifférent. En effet, lorsque vous parcourez une liste de résultats (que ce soit des news, des items, des bien à acheter), on démarre rarement par la fin…. non ? Reste qu’une pagination numérotée donne un peu plus de poids à cette navigation d’un poids de vue moteur car le robot est capable de crawler plus de liens sans devoir passer par des pages intermédiaires supplémentaires… Et un ou 2 niveaux de clics de gagné, c’est toujours ça de pris.

Ceci étant dit, il y a des solutions pour réduire les énormes volumes de pages de résultats : peaufiner l’architecture de vos données : catégories, sous-catégories, sous-sous-catégories, mots-clés associés sont les clés pour réduire le nombre de pages de résultats pour un même sujet.

Étant au SMX, j’en ai profité pour poser la question autour de moi et malheureusement, je n’ai pas obtenu de réponses “nouvelles” par rapport à ce que je vous évoque au-dessus. J’ai également eu la chance de demander directement à Vanessa Fox (elle animait la session à ce moment-là et elle a participé à la création de Webmaster Tools chez Google à l’époque) et de son côté, elle recommande d’utiliser un mix entre mots-clés/sous-catégories couplé à la solution “Indexer la première page et suivre les suivantes évoquée plus haut”.

Et vous, quelles sont vos expériences concernant la pagination ? Vos impressions ? Ce qui a marché le mieux pour vous ?

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Panda par-ci, Panda par-là : récap des questions redondantes

Ca va bientôt faire 2 mois que Google a balancé son petit Panda en ligne… Petit, certes, mais assez ravageur. Partout, je lis des commentaires de gens affolés, parce qu’ils ont peur que leur site soit touché par cet animal, généralement si gentil… Et partout, je lis aussi des questions assez redondantes.

De vous à moi, je dois vous avouer que c’est un peu fatiguant dans le sens où finalement, cet algorithme continue d’enlever le bénéfice du doute sur la plupart des sites bordeline et surtout, ça pénalise les voleurs de contenus un peu plus qu’avant. Si ce billet n’est pas un coup de gueule, il s’en rapproche fortement et vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions que je lis le plus souvent en ligne :

1) Panda est là : mais qu’est-ce que je fais avec mes contenus ? Je veux pas être pénalisé !!

Si vous voulez éviter les ennuis, arrêtez de publier vos contenus sur les sites d’autres personnes. C’est l’enjeu clé de cette mise à jour. Quoi de plus blasant que d’avoir 10 fois le même article publié à gauche à droite, sans permission ou sans gestion. Si vous devez dupliquer votre contenus pour des raisons de partenariats, vous vous devez de maîtriser cette duplication. Certes, les enjeux pour le partenaires ne seront pas à son avantage en ce qui concerne les visites depuis les moteurs mais… Il faut savoir ce que l’on veut non ?

Quel intérêt d’améliorer le seo des pages de son site si c’est pour étaler ses contenus sur des domaines externes. A vous de maîtriser cette duplication afin que Google ne vous classe pas dans la catégorie des vilains spammeurs.

De mon côté, le mieux est à faire est d’évangéliser vos clients au SEO (mais normalement, c’est quelque chose que vous faites depuis le début) et proposer des règles à appliquer dans le cas d’une duplication de contenus. Si elles sont respectées, je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait s’inquiéter… De mon côté, c’est ce que j’ai fait avec mes clients et il n’a pas vocation à s’inquiéter… A moins que vos clients ne vous cachent qu’ils ont dupliqués leur contenu sur 2 ou 3 sites que vous n’avez pas trouvé… Mais c’est pas dans leur intérêt !

2) Oh mon Dieu, Panda m’a touché : j’ai perdu beaucoup de trafic : quand est-ce que j’aurai un retour à la normale ?

Certainement la question que j’ai le plus lu ces derniers temps. Je vais peut-être paraître brutal, certains vont me dire que je suis méchant, mais la seule et unique réponse que je peux vous donner est : PEUT-ÊTRE JAMAIS ! Google possède l’historique de votre site et si vous ne vous décidez pas à faire un TRÈS gros ménage, vous ne risquez pas de regagner du trafic. Ce qui fonctionnait auparavant ne fonctionne plus. Vous n’êtes plus dans la liste des “Trust sites” de Google tellement vous avez fait des cochonneries sur votre site (au sens seo bien sur).

Et si ça se trouve, vous ne serez plus jamais considéré par Google à moins vraiment de prendre des solides mesures. Et aussi dur que cela puisse être, j’espère pour vous que l’accès à votre site via les moteurs de recherche ne représentait pas 90% de votre trafic. Non pas qu’il faille oublier le seo dans ces cas là, mais développer les autres moyens d’accès me paraît obligatoire pour obtenir une certaine stabilité sans être dépendant d’un acteur du web qui n’en fait qu’à sa tête :). Pour ma part, je considère que le pourcentage de trafic provenant du seo pour un site devrait se situer entre 20 et 25% (mais je suis ouvert au débat sur le sujet).

Ceci étant dit, tout problème a sa solution et je n’ai encore jamais vu un site qui n’avait pas réussi à sortir la tête de l’eau… Il faut juste accepter de changer ses règles d’affaires, sa façon de penser, ce qui n’est pas toujours évident selon le contexte de son activité.

3) Bon, je fais quoi maintenant, je produis du contenu plus original et plus unique qu’auparavant ?

Produire du contenu unique et original est bien pour le seo de son site… Mouarf ! C’est le genre de conseil bidon donné par n’importe quel marketeux ou personne s’affirmant comme expert en seo. J’aborde ce point car je reçois pas mal de spams par mail provenant des organismes ou personnes qui utilisent mon formulaire de contact pour me vendre leur formule seo tout en un du tonnerre… qui vaut en fait un clou.

Plutôt que de m’étendre sur le sujet, je vous recommande la lecture d’un billet sur SEO Mix qui aborde très bien la chose ! Vous pouvez également lire un ancien post que j’avais rédigé sur les moyens pour reconnaître une mauvaise agence de référencement.

Pour en revenir au contenu, c’est quoi du contenu original ? Sans entrer dans le détails, sans devoir se mettre une pression sur la figure, du vrai contenu correspond, selon moi, à du contenu qui va susciter l’intérêt auprès de l’utilisateur. Que vous touchiez un domaine spécifique ou non, l’intérêt est de donner l’envie d’être lu et d’apporter de la valeur ajoutée pour votre lecteur. Pour ma part, si je prends les sites de nouvelles autour de mon métier, à savoir le SEO et le PPC, je considère – grosso modo – qu’il y a 4 types de sites :

  • Le site d’actualité générale en référencement : ici on donne (ou on traduit) la majorité des changements dans le monde SEO. Le public visé est assez large mais ce genre de site à vocation à exister, sans aucun doute ! Néanmoins, pas besoin de s’abonner à 10 sites de ce genre sinon vous allez avoir une belle répétition de news dans votre outil de gestion RSS.
  • Le blog d’analyse seo : ici, on ne parle pas forcément des grandes nouvelles du monde SEO (généralement on passe par Twitter pour annoncer la plupart des changements car d’autres sites font déjà les annonces sous forme de billet). Sur ce genre de site/blog, on va chercher à présenter son analyse ou son point de vue par rapport à différents sujets ou sous-domaines qui touchent à notre activité. On va entrer dans le détail d’un élément qui touche au SEO, faire des analyses et publier (si on le souhaite) nos résultats.
  • Le blog seo répétitif : j’ai remarqué que certains blogs ressassent encore et toujours des domaines pour lesquels il n’y a pas vraiment matière à discuter, tellement le sujet a été évoqué et usé… Ou encore le genre de sujet qui n’a pas besoin d’être dans un article, surtout en 2011. Sans entrer dans les détails, j’en ai pas mal ma claque des blogs qui reviennent chaque mois sur “Mettez vos liens en dofollow” ou encore “La puissance de l’attribut alt sur les images” ou – tout aussi fun et souvent rencontré – le fameux “Comment structurer son contenu dans une page avec papa h1, maman h2, fiston h3 et les cousins cousines <strong> et <italic>” ? Je vais être franc avec vous : toutes les réponses à ces questions, vous pouvez les avoir directement dans le Guide de démarrage SEO fournis par Google… Bref !
  • Le blog voleur : c’est le pire des arnaqueurs au niveau SEO. Bien souvent, c’est le blog de Germaine qui s’y connaît en marketing et qui va commencer à penser que grâce à sa notoriété, elle peut pomper les articles des blogs d’analyses sans mettre la source, en espérant faire croire qu’elle est une grande du référencement… Non, non je n’exagère pas, j’ai vu ça de mes propres yeux :D. Généralement, quelques échanges suffisent à raisonner ce genre de personnes mais c’est souvent agaçant de perdre son temps à convaincre l’autre… Au passage, je remercie mes lecteurs qui m’ont averti plusieurs fois des sources qui pompaient vicieusement mon contenu sans citer la source et en signant de leur nom.

Pour terminer sur cette histoire de contenu, pensez toujours que vous faites du contenu pour susciter de l’intérêt auprès de votre audience, que le sujet touche un large public ou un groupe restreint. Dès que vous avez capté votre audience, rien ne vous empêche, ensuite, de vous amuser avec le title et la meta description pour être un peu plus friendly pour les utilisateurs qui viennent des moteurs.

Pour continuer dans le débat du contenu, je vous invite à lire cet article sur le contenu. Un grand merci au Muscleréférencement d’avoir rédigé cet article pour lequel je me sens entièrement en accord avec et… Ca m’évite de le rédiger aussi ! :)

Envie de réagir ? N’hésitez pas, les commentaires sont là pour ça.

 

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Focaliser votre travail SEO sur les revenus générés par l’entreprise

La représentation des actions menées par un spécialiste en revenus pour l’entreprise est un chose commune et indispensable à chaque entreprise. Depuis que je travaille à Montréal, j’ai pu voir rapidement que les professionnels étaient bien plus sensibilisés à la notion de ROI que nous le sommes en France. Cette notion de ROI s’applique bien sur à tous les métiers du web, y compris le métier de référencement naturel (SEO).

D’un point de vue SEO, “c’est souvent plus difficile d’évaluer ce que cela va rapporter car nous ne sommes jamais certains des résultats obtenus“. Cette phrase, je l’ai entendu maintes fois et je l’ai moi-même évoquée à mes débuts. Néanmoins, je considère qu’il y a un facteur qui permet de nuancer cette affirmation : l’expérience.

A force d’imaginer, créer, planifier et mettre en ligne différents projets seo pour vos sites, vous devez normalement, après un certain temps, être capable de voir ce qui est payant et ce qui l’est moins. C’est aussi pour ça qu’avec le temps, vous êtes en mesure de fournir des prévisions un peu plus claires sur les bienfaits de vos projets. Bien sur, il y a toujours des projets orientés “mise à jour” ou encore “optimisations pour être conforme avec les bonnes pratiques”, pour lesquels vous n’allez pas vraiment pouvoir calculer un retour sur investissement. Et il y a également les projets qui touche à l’expérimentation où il est impossible de prévoir ce qui va se passer.

Mais il y a aussi les projets pour lesquels la prise en compte du ROI est possible et doit être effective. Certes, vous pourrez toujours avancer qu’il est primordial de développer des projets dans l’optique d’augmenter le trafic provenant des moteurs de recherche car le moteur est l’outil numéro 1 pour accéder à l’information. Sur ce point là, nous sommes d’accord, c’est vrai et il est toujours important de rappeler cet argument en montrant les tendances.

Cependant, lorsque vous regardez votre Google Analytics (ou équivalent) et que vous voyez que votre travail a engendré 500 visites supplémentaires/jour, que vous générez à ce jour 10 000 visites/mois depuis le seo avec une liste de mots-clés référents. Cool, mais ensuite ? Ces chiffres prouvent que vous avez bien travaillé, mais à quel point ? J’ai réussi à faire énormément de visite sur cette expression à 4 mots-clés. Génial, mais ensuite ?

Tout d’abord, vous devez vous définir des objectifs sur vos sites. Au final, vous gagnez de l’argent comment avec votre site ? En vendant des produits ? En affichant un maximum de pages vues/visite ? En fournissant des abonnements à vos utilisateurs ? Bref, il y a le choix.

Au début d’un projet, il est important d’évaluer ce dernier. Pour cela, vous allez certes devoir comparer le coût final de votre projet aux visites éventuelles engendrées. Cela implique que vous devez être en mesure de savoir combien vous coûte une visite depuis votre projet seo, mais aussi de savoir combien vous rapporte en moyenne vos visites, voire vos pages vues si votre site n’a rien de spécial à “vendre”.

A partir de là, vous allez être en mesure de déterminer si votre projet est rentable. Si oui, au bout de combien de temps ? Est-ce intéressant si mon projet est rentable en 3 mois, 6 mois, 1 an ? A vous de juger en fonction du projet et n’oubliez jamais que le travail fourni en SEO est payant sur le moyen et le long terme.

Enfin, point important qui va vous permettre d’ajouter une vraie valeur monétaire au projet : quel est le pourcentage des visites acquises au sein de votre projets en revenus générées pour l’entreprise ? Si vous avez défini des objectifs clair et précis et que ceux-ci sont bien configurés dans votre outil d’analyse (à vous de définir des “goals” dans Analytics), connaître cette donnée sera tout à fait possible. En clair, il s’agit de connaître la part des visites entrantes sur les pages de type /xxx/ depuis la partie organique des moteurs et ayant complétés les objectifs définis. Et puis, vous pouvez également comparer cette donnée à l’ensemble des visites qui sont arrivées sur ces pages et ont engendrées des revenus.

Bref, de nombreux cas sont possibles et par ce post, je tenais à attirer votre attention sur le fait qu’il est toujours important de garder l’étroite collaboration entre SEO et revenus générées.

Et vous ? Qu’utilisez-vous pour relier étroitement le trafic généré par le seo avec vos revenus ?

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