Compte-rendu du SEO Camp Montréal avril 2011

Aujourd’hui a eu lieu le 1er SEO Camp organisé à Montréal. C’est la première fois qu’un tel événement est organisé au Québec et je profite de ce message pour remercier tous les organisateurs. J’espère que ce SEO Camp est le premier d’une longue série.

Vous trouverez ci-dessous un petit condensé des principaux sujets évoqués et mon avis perso qui va avec :

  • Débat sur le contenu caché : toujours la même histoire, j’étais rassuré de voir que je n’étais pas le seul à être contre cette pratique, peu importe la façon dont c’est fait. Je rappelle que le SEO est l’art d’optimiser les sites web pour les utilisateurs provenant des moteurs de recherche. Quel intérêt de leur cacher ce pour quoi ils sont venus ? Si vous n’avez pas envie d’afficher du contenu de manière trop visible, vous pouvez toujours faire du masquage temporaire de contenu dans l’objectif de faciliter la lecture de vos pages pour l’internaute.
  • Validation W3C, gestion du h1, images : j’ai eu assez peur quand les débats ont commencé à porter sur ce genre de sujets. D’un niveau basique, je considère que ces points n’avaient pas grand chose à faire dans l’événement, tant les différentes réponses à ces points sont traités dans le Google SEO Starter guide. Le débat sur ces points dont l’importance est infime face au reste a tout de même duré un bon 30 min…
  • Vitesse de chargement des pages : oh que oui c’est à prendre en compte et malheureusement, on trouve encore beaucoup de sites dont la home met entre 7 et 10 secondes à charger. Pour ma part, je considère ce travail comme une tâche de fond qui ne doit pas s’arrêter. Vous pouvez d’ailleurs lire mon billet sur le sujet.
  • SEO des contenus vidéo : un petit aparté a eu lieu sur le sujet. Rien de nouveau à apprendre hormis le fait d’avoir un sitemap video et du contenu texte qui va autour de vos vidéos pour donner aux moteurs de quoi se nourrir… Et aussi à votre internaute ! Conseil : il est préférable de référencer les vidéos sur sa propre plateforme d’hébergement plutôt que sur un service externe (Youtube, Dailymotion…). En effet, dans ce cas, la visibilité organique de votre vidéo se fera sur cette plateforme externe et non sur votre site.
  • Petit rappel de Panda : ça ne fait pas de mal mais j’étais ravi que l’événement ne tourne pas autour de ça, il y a eu tellement d’informations là-dessus…
  • Liens & réseaux sociaux : discussion sur l’importance du signal des liens provenant des réseaux sociaux et point sur le fait qu’il est plus facile de manipuler les liens provenant des réseaux sociaux que des sites externes (ce qui n’est pas faux). Pour ma part, je considère que ce signal, encore faible à l’heure actuelle, est à prendre sérieusement en compte dans les stratégies marketing de sites web. Comment faire pour développer une communauté sociale sur les différentes plateformes (Twitter, Facebook, Digg…) pour son site ? Pas d’affolement cependant, le trafic émanant des réseaux sociaux pour trouver de l’information est “encore” relativement faible.
  • Web sémantique : bonne introduction au web sémantique avec une approche sur les RDFa, microformats (merci d’avoir pris le travail que j’ai effectué pour Recettes comme exemple :-) ) et Microdata. Si vous souhaitez faire un site en HTML 5, n’hésitez pas à vous intéresser directement au Microdata, plus flexible et complet que les fameux microformats. Les CMS commencent à les intégrer par défaut dans leur template (microformats pour WordPress et RDFa pour Drupal).
  • SEO local, national et international : intervention avec de bons rappels, même s’il aurait été judicieux de citer la source d’inspiration, à savoir la fameuse vidéo de SEO MOZ.
  • Responsable SEO : j’ai bien aimé cette partie qui parlait de tout ce que doit faire le directeur seo, comment doit-il être, à quel point est-il responsable dans l’implantation de la stratégie seo pour le site de l’entreprise. Plusieurs points étaient évoqués et ça m’a conforté de voir que je me retrouvais dans la majorité d’entre eux :).
  • Grèce antique et linkbuilding : rien de nouveau à se mettre sous la dent mais j’ai bien aimé la comparaison avec la Grèce. Fun, vrai et des rappels de bonnes pratiques !
  • Webanalytics via Google Analytics : sans doute le conférencier qui a réussi à retenir le plus mon attention via des slides courtes et surtout une bonne capacité à capter l’attention de son auditoire !

Enfin, le SEO camp m’a permis de revoir quelques bonnes connaissances ET de faire connaissances avec de nouvelles têtes. Contrairement au SEO Camp de France, j’ai apprécié la facilité déconcertante d’échanger avec les personnes, ouvertes aux autres et toujours prêtes à faire votre connaissance.

Quoiqu’il en soit, j’ai trouvé cette journée intéressante. Pas mal d’informations, un bon moyen de faire connaissances avec les professionnels du métier, le tout dans une bonne ambiance conviviale. A refaire, sans aucun doute :) !

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Pourquoi et comment réduire le poids de ses pages web ?

La vitesse de chargement et d’affichage des pages est un critère pris en compte par Google pour le référencement, et le positionnement des pages dans les résultats de son index. A quel point ? Bien évidemment, ça reste encore l’inconnue mais cela fait maintenant 1 an que Google considère la vitesse comme un “signal”. Mais vu la lourdeur de la plupart des sites qui conserve un excellent ranking, ce critère représente sans doute une priorité très faible pour le moteur.

Néanmoins, en début d’année 2011, Matt Cutts en a reparlé lors d’une brève vidéo. A mon humble avis, ce n’est pas en 2011 que la donne va changer pour ce critère. En 2012 ? Pas forcément non plus. En 2013 ? Qui sait…

Quoiqu’il en soit, je pense que la donne va forcément changer à un moment ou à un autre car ce point a un impact sur l’expérience utilisateur. D’ailleurs, ces fameux utilisateurs deviennent de plus en plus exigeant puisque selon un sondage effectué pour des sites d’achats en ligne, 47% pense qu’un site doit se charger en 2 secondes ou moins et environ 47% pense quitter le site si le temps d’attente dépasse les 3 secondes. Bref, nous sommes de plus en plus impatients et cela ne vas pas aller en s’arrangeant avec le temps !

Lors d’une présentation de leur site et de leur performance, Wikia a montré un autre exemple qui illustre le taux de sortie à travers une slide de leur présentation.

Les utilisateurs sont vraiment de plus en plus impatients... Et on les comprend !

 

La patience est une vertu mais tout le monde n’arrive pas à l’appliquer aussi facilement. Si la vitesse de chargement de vos sites est importante pour vos utilisateurs, elle reste également prise en compte par Google dans son algorithme. Ainsi, je considère qu’il faut travailler sur l’optimisation de la vitesse de votre site en tâche de fond, parallèlement aux autres efforts fournis en SEO.

C'est souvent dur de trouver des sites qui sont dans la zone verte...

 

 

1) Les outils

Tout d’abord, il vous faut des outils pour mesurer les performances de chargement de vos pages. En voici quelques uns :

  • Le service Pingdom propose un outil de test de performance qui s’applique à la page racine du domaine. Gratuit et efficace !
  • Webpagetestest un autre service gratuit qui vous montre les performances de votre site web sous différents navigateurs : assez complet aussi.
  • Le plugin Pagespeed qui se greffe à Firebug est également un plus, même si les conseils affichés restent trop génériques à mon sens.
  • Yslow, plugin Yahoo qui se greffe lui aussi à Firebug vous aide à mesurer les performances de vos pages web.

2) Les points à traiter pour l’amélioration des performances de vos pages web

  • Appeler les images depuis un domaine externe (ça peut très bien être un site de type flickr ou smugmug).
  • Redimensionner les images avant de les mettre en ligne (et pas le contraire qui donne souvent des images super lourdes qu’on ne voit qu’un pauvre 30×30 pixels à l’écran) : bien souvent les images représentent 30 à 50% du poids total de votre page.
  • Choisir le format de l’image (GIF si on traite une illustration avec peu de couleurs, JPEG pour les images avec pas mal de détails, comme les photos et enfin PNG si on souhaite garder une excellente qualité des transparents) : je vous invite à lire ce guide plutôt complet sur l’utilisation d’images pour le web.
  • Compresser le javascript et les CSS : la compression GZIP ne devrait pas vous être inconnue. En possédant le mod_gzip sur son serveur, il est possible de réduire la taille des fichiers javascript de plus de 70%. On gagne ainsi beaucoup dans le chargement des pages.
  • Supprimer les espaces blanc inutiles dans le code : ça rajoute du poids pour rien dans la page et même si c’est chiant à faire, au final, n’importe quel développeur ou webmaster sera content de parcourir le code source.
  • Appeler la CSS en haut de page : le chargement du style se fait ainsi plus rapidement sans casser la validation W3C.
  • Appeler les scripts en bas de page, juste avant le </body> : l’intérêt de ce placement est de ne pas ralentir le chargement du cœur de la page.
  • Externaliser le Javascript et la CSS : ça paraît basique mais je m’amuse encore à le faire sur la plupart des sites clients.
  • Minimiser le nombre de redirections 301 : je sais, on en a besoin pour le SEO et c’est très bien de les utiliser. Faut juste faire comprendre à votre entourage qu’il faut pas en abuser car déjà 1)ça ne transmet pas toutes les performances accumulées et 2)ça ralentit les performances du serveur.
  • Mettre les pages en cache quand cela est possible : réduire les requêtes faites à la base de données et accélérer le rendu visuel des pages. Beaucoup de CMS propose même des plugins pour faire ça facilement.
  • Investir dans un hébergement récent : vous pouvez aller chez Bob pour héberger votre site en mutualisé avec 359 autre pour 3$/mois mais à ce moment-là, pas la peine de s’attendre à des miracles côté performances.
  • Mettre les pages statiques en HTML : certes, votre site est dynamique mais il y a toujours certaines pages qui ne changent pratiquement jamais (Contact, Mentions légales, A propos). Si le gain de performance est minime, il est bel et bien présent si la page est statique.
  • Configurer la gestion de mémoire du serveur : si ça reste trop technique pour moi à expliquer, ça signifie en gros qu’il faut faire en sorte d’éviter que votre serveur tombe si 200 utilisateurs se connecte au même moment. Demandez à quelqu’un de vous aider si vous n’êtes pas pro dans le domaine. Moi, je passe par Spamy, un excellent administrateur système… Et vous ? (je précise que c’est un ami, pas un service et non, je ne lui ai pas encore demandé son aide pour le blog Ramenos :) ).
  • Si vous êtes sous Apache, chargez uniquement les modules nécessaires : ça sera toujours plus rapide que de laisser la configuration par défaut.
  • Si vous êtes sous IIS, optimisez-le également : pour cela, vous pouvez vous aider de cette page.

Cette liste de tâches est bien sur non-exhaustive et si vous travaillez en entreprise et toujours pour les mêmes sites, je vous recommande fortement de sensibiliser l’équipe de développement sur sur tout ce qui touche à la vitesse de chargement des pages.

Normalement, ils doivent déjà être concernés par le problème (je l’espère pour vous) mais en remettre une couche avec l’argument seo ne peut pas faire de mal. Si vous souhaitez avoir d’autres informations supplémentaires, je vous invite à lire cette présentation sur les performances web.

De toute façon, je n’ai encore jamais entendu quelqu’un me dire “mon site s’affiche vraiment trop vite” ! Et encore une fois, même si l’impact seo est minime à ce jour, vous rendrez vos visiteurs heureux !

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Savoir restreindre proprement l’accès à ses contenus pour les moteurs

Avec la dernière mise à jour de son algorithme, Google a frappé un peu plus fort que d’habitude dans son index en faisant un beau ménage. S’il a toujours été important de savoir maîtriser l’indexation et la duplication de ses contenus (à l’intérieur et à l’extérieur) de son site, un petit récapitulatif ne peut pas faire de mal, surtout à cette période.

Pourquoi dois-je donc tant que ça savoir restreindre l’accès à mes contenus ?

  • Éviter la duplication de contenu au sein de son propre site (Google n’aime ni les fermes de contenus, ni la génération massive de pages dupliquées).
  • Éviter la duplication de contenu sur un autre site et en subir les conséquences seo (meilleur positionnement, prise en compte des changements seo d’abord sur le site externe…).
  • Centraliser les performances SEO vers les bonnes versions des contenus.
  • Partager sans mettre en danger la visibilité organique de mon site web.

Je vais partir du principe que vous travaillez pour une entreprise qui crée du contenu pour ses propres sites mais qui propose également de le dupliquer ou le vendre à l’extérieur. A partir de là, il est nécessaire de prendre certaines précautions, à moins que vous vous fichiez de faire parti du génocide généré par Google Farmer Panda (un peu violent mais ça sonne bien).

1) Le tag canonical

Si pour X raisons, vous devez dupliquer des pages de contenus sur votre site à un autre endroit (par exemple, faire un dossier spécial ou une sous-catégorie particulière qui pioche du contenu un peu partout sur le site) et que les URL sont différentes (sauf le nom de l’article évidemment), rien de mieux que d’appliquer un bon tag canonical dans le head de ces articles en leur mettant l’URL des articles sources comme page à prendre en compte par les moteurs. Ainsi, Google va être en mesure de déterminer quel article est à considérer.

Cette solution s’applique également si les contenus sont partagés à l’extérieur. Ca ajoute une garantie supplémentaire quant à la préservation de la visibilité organique du site source sur ses propres contenus. Ca ne plaira peut-être pas forcément à l’acheteur mais on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémaillère !

Je recommande également de ne pas reformuler les articles car ça risque de créer un effet ferme de contenus. Dans le genre cochonnerie et arnaque pour Google et vos utilisateurs, c’est parfait ! Quitte à copier, dupliquez vos contenus à l’identique et indiquer à Google qu’ils ne sont pas l’oeuvre d’une nouvelle création. Le contenu étant strictement le même, ça garantit que le signal du canonical passera bien.

Avantages :

  • Implantation assez simple dans le template de vos pages. Ne nécessite “normalement” pas trop de développement.
  • Pratique pour aider Google à se focaliser sur une seule source si l’article est dupliqués à plusieurs endroits, plusieurs domaines.

Inconvénients :

  • Pas aussi efficace qu’une redirection 301 (en même temps c’est normal, son utilisation est différente et c’est un signal, pas une commande http).
  • Ne garantit pas l’indexation du contenu dupliqué (même à un niveau inférieur que l’article source, ce qui est un peu dommage lorsqu’on fait du business mais ça se comprend d’un point de vue purement recherche).
  • Peut tuer votre seo si mal implanté !

2) L’attribut noindex du robots.txt

Si cela ne suffit pas à vous rassurer, à ce moment là, rien ne vous empêche d’ajouter un attribut de désindexation sur toute la catégorie spécifique de votre site qui repompe les contenus. Comme Matt Cutts l’a dit, il vaut mieux “appliquer un bon noindex sur les pages à faible contenu éditorial, afin que Google ne les prenne pas en compte dans son algorithme qualitatif plutôt que de laisser le tout tel quel et voir le domaine “pénalisé” à cause de ça” (lire mon compte-rendu sur le SMX de mars pour en savoir plus). Rien ne vous empêche de faire pareil pour le contenu dupliqué. Un noindex n’empêchera pas Google d’aller crawler vos contenus et de voir en outre un tag canonical lui indiquant que la source se situe ailleurs…

Avantages :

  • Ultra simple à implanter sur un site !
  • Permet de se prémunir facilement contre le contenu dupliqué sur son site et les pages à faible à valeur ajoutée.
  • “Forcer” les moteurs à se concentrer sur les contenus business (ceci étant dit, un robot ira quand même crawler les pages interdites :) ).

Inconvénients :

  • Mal rempli, vous pouvez désindexer toutes les pages de votre site en quelques jours (j’ai déjà fait le test, ça fait mal mais après correction, on a un retour rapide à la normale, généralement en 2-3 semaines max).
  • Peut réduire les performances du “link juice” au sein de vos différentes pages (perso, je ne trouve pas ça si problématique dans le sens où c’est à vous de négocier l’accès aux fameuses pages qui apportent 0 valeur ajoutée pour l’utilisateur provenant des moteurs).

3) Meta Robots

Même principe que le fichier robots.txt, cette balise a pour objectif de définir des règles concernant l’indexation d’une ou plusieurs pages pour les moteurs. Perso, utiliser un ou l’autre ne me pose pas de problème. L’avantage du fichier est qu’on est sur d’oublier aucune page à désindexer. L’avantage de la balise est de pouvoir définir si oui ou non, on autorise les robots à suivre les liens dans les pages désindexés, ce qui n’est pas négligeable.

Avantages :

  • Peut être utilisé plus finement…
  • … En omettant d’inclure le nofollow pour permettre aux moteurs de crawler les pages à faible importance.
  • Utile si le title ou le descriptif de vos pages ne correspondent pas à ce qui est entré (utilisez le noodp et nodir).

Inconvénients :

  • Sans être dur à intégrer, il faut s’assurer de l’intégrer dans tous les templates d’un même pattern d’URL pour que ça soit efficace…
  • … Et ne pas oublier d’appliquer des règles sur une partie de vos pages.
  • Si vous êtes bourrin et ajoutez un nofollow à chaque fois sans aucune raison, vous perdez l’avantage à utiliser cette balise car les performances seo ne seront alors pas redistribuées via les pages à faible valeur.

4) Le X-robots tag

Je ne vous ai jamais parlé de ce tag, et pour cause, je le trouve pas d’une grande utilité dans le monde seo actuel. Ce robot un peu spécifique permet de controler l’accès moteur aux documents de type PDF, DOC, PPT et autres. De mon point de vue, il est inutile de s’attarder dessus pour les raisons suivantes :

  • Référencer un contenu pratique sous forme de document est toujours apprécié par la communauté de lecteurs.
  • Accéder à des contenus privés se fait généralement via une page qui nécessite un login/pass donc pas d’inquiétude côté référencement.
  • Si malgré tout vous souhaitez améliorer le positionnement du contenu de ces documents… Et bien pourquoi ne pas les réécrire en html ? C’est d’autant plus utile, surtout si vous partagez ce même document à travers plusieurs domaines. Autant garder une source au format html, bien plus exploitable qu’un simple PDF.

J’ai tendance à favoriser peu à peu le canonical car cette solution me paraît propre d’un point de vue éditorial. Une redirection 301 n’a rien à voir et un gros noindex est généralement mal accepté, voire trop bourrin.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Quelle règle appliquez-vous lorsque vous partagez et dupliquez du contenu ?

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La blague du jour SEO : attention les outils d’analyses ne peuvent plus fournir de statistiques !

Je viens de recevoir un message sur ma boîte mail. Je vous le partage car son contenu mérite le détour :

Bonjour,

Comme vous le savez, depuis maintenant plusieurs jours, la plupart des outils d’analyse de positionnement ne peuvent plus donner de résultats temporairement. Cela est apparemment du à un changement de politique de Google sur différents points.

Pour palier ce problème, je vous invite à découvrir ce nouvel outil :

http://www.allorank.com

Utilisation gratuite et sans inscription : cet outil est fonctionnel et vous ne serez pas dépaysé par rapport aux outils que vous avez l’habitude d’utiliser.

Cordialement,

Je crois que c’est la meilleure du top 50 celle-là depuis le début 2011.

Je ne sais pas si vous aussi vous avez reçu cet email là, mais je serai bien curieux de savoir qui et comment a bloqué les statistiques des outils d’analyses comme ça du jour au lendemain… Quoiqu’il en soit, ça m’a bien fait rire… Et pourtant, on est pas encore le premier avril !

>> La preuve en image

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Compte-rendu en français du SMX West mars 2011 : les 10 points Google à retenir

J’ai pu lire hier un très bon article résumant les points essentiels à retenir du SMX West. Vous trouverez ci-dessous un résumé en français des points évoqués avec mon opinion sur chaque point abordé.

Comme on a pu le voir récemment, la mise à jour Panda de l’algorithme Google a commencé à faire un sérieux ménage au niveau des résultats indexés.

1) Bloquer le contenu de mauvaise qualité

Je suis d’accord sur le principe. Entre les sites MFA, les spammeurs et les sites qui regorgent de contenus sans grand intérêt, le ménage doit continuer. Par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait qu’il faille appliquer du NOINDEX, NOFOLLOW sur les pages à faible contenu, dans le cas où un site vient d’être lancé…

Depuis quand Google est-il devenu pingre dans son système de crawl ? C’est justement l’évolution du contenu d’un site qui contribue à l’évolution de son propre référencement. Se faire “pénaliser” parce qu’on remplit un site au fur et à mesure, je trouve ça plutôt stupide. En gros, si je fais un petit site vitrine ou portefolio, j’ai intérêt à mettre en ligne avec les contenus finaux.

Des exceptions seront faites pour certains gros sites… Encore une fois, tout tourne autour du fric… On le sait, c’est la réalité, mais c’est moche !

2) Ratio contenu/publicité en ligne

La publicité présente sur un site ne fait pas baisser la qualité du contenu. En revanche, il est possible d’avoir un trop plein (je m’adresse en particulier aux spammeurs qui aiment faire des MFA). Reste que de mon point de vue, il est vital d’avoir un bon ratio liens/contenus/publicité sur les pages clés de son site web. J’exclue bien sur les pages de listes qui comprendront plus de liens que la moyenne…

3) Ralentissement du crawl

Matt Cutt a également mentionné que Googlebot allait diminuer la fréquence de crawl d’un site s’il trouvait celui-ci non pertinent. Je partage également l’avis de l’auteur en vous suggérant de vérifier la fréquence de crawl des pages les plus visitées de votre site et voir si cela change lorsque Panda sera implanté en Europe et Canada. Reste que dans certains cas, notamment un site vitrine, la fréquence de crawl est déjà naturellement basse… Donc pas d’inquiétude ! D’ailleurs en parlant date, le nouvel algorithme devrait arriver dans les autre pays d’ici les prochaines semaines.

4) White Hat cloacking

Le white hat cloacking consite à faire un site pour les utilisateurs et un site pour les moteurs pour des raisons non liées au spams. Par exemple, il peut exister une version flash d’un site et son équivalent en HTML. Google condamne ce genre de pratique, même si l’intention de départ est louable. Mon avis ? Continuez de le faire en vous assurant de bien désindexer la version inaccessible au moteur (flash). Quoiqu’il en soit, Google vous assure qu’il n’y a pas d’exception faite pour ce genre de choses, peu importe la raison donc gare ! Ce qui veut dire ? Faites un site en flash et dites bye bye au SEO.

5) Stop à la duplication de contenus

Entre le cloacking d’URL, la duplication de contenus au sein d’un même sites ou entre plusieurs domaine, Google en a tout simplement marre devoir crawler la même chose. De toute façon, il existe plusieurs façons pour maîtriser le contenu dupliqué (j’en ferai l’objet d’un prochain billet). Pour les impatients, allez voir du côté du tag canonical.

6) Considérer Google comme un nouveau visiteur sur le site

Si la question du contenu différent est revenue sur le tapis (notamment pour un visiteur qui revient sur le site et voit un contenu différent), le plus important est bien comprendre qu’un bot n’exploite pas les cookies. De ce fait, le plus simple pour vous est de vous dire que Google voit votre site web comme le voit un visiteur lors de sa première visite. Si vous doutez encore de cela, n’hésitez pas à exploiter les fonctionnalités Web Developer (extension Firefox) pour désactiver les CSS, les images et le JS de vos pages web.

7) Linkbuilding

J’espérais en apprendre un peu plus mais les bases sont les mêmes depuis plusieurs années. Fais un beau site super intéressant et les gens t’aimeront et te linkeront… Voili voilou !

8) Les liens depuis un communiqué de presse

Voilà ce que j’ai pu lire :

Matt clarified that the links in the press releases themselves don’t count for PageRank value, but if a journalist reads the release and then writes about the site, any links in that news article will then count.

… J’ai rien compris ! Un lien dans un communiqué de presse ne sera pas pris en compte dans la valeur du Page Rank mais si un journaliste lit l’article et écrit quelque chose à partir de cet article, alors ça sera pris en compte. En clair, ça veut dire que si un journaliste exprime son avis sur un communiqué de presse en mettant un lien vers celui-ci, à ce moment là seulement le lien du communiqué de presse sera pris en compte dans le Page Rank du site cible ?

9) Un retweet ou un lien : le mieux ?

Si les tweet sont considérés comme “un signal” dans le ranking seo (merci Google pour la précision), un lien dans un tweet ne compte pas dans l’amélioration du Page rank final d’un site. En revanche, cela peut avoir une incidence sur la recherche en temps réel… La réponse est encore trop floue et je pense que quelques tests supplémentaires s’imposent avant d’assurer quoique ce soit.

De mon côté, je vous recommande d’utiliser un raccourcisseur d’URL qui fait des redirections 301 vers les vraies URL du site (histoire qu’une éventuelle performance puisse passer). Ensuite, si vous souhaitez vous servir de vos réseaux sociaux comme d’un tremplin de visibilité, rendez-le public.

10) Le spam report et la demande de réexamen

“Le spam report manuel (entré par l’utilisateur) a 4 fois plus de poids qu’un spam report automatique”… Bien et en même temps pas bien ! A moins que les concurrents aient un comportement d’adultes, Google risque de recevoir pas mal de spam reports absurdes après cette déclaration… Même si la plupart peuvent très bien concernés des sites évidemment catastrophiques.

Google promet d’être de plus en plus transparent dans tout ce qui touches aux violations des guidelines. Ca fait déjà 2 bonnes années que Google est de plus en plus clair sur ce qu’on a pas le droit de faire. J’ai pu suivre l’évolution du Google Webmaster Help et autant être honnête, il a bien changé durant ces 3 dernières années. Plus de détails, points bien organisés, c’est parfait pour faire un rappel ou annoncer à votre client par A+B qu’il ne faut pas faire certaines choses…

Concernant les pénalités infligées, si c’est fait au niveau de l’algorithme, vous n’avez pas d’autre choix que de corriger vos cochonneries et attendre. Si un ami vous a balancé via le spam report, vous pouvez faire une demande de réexamen. J’ai déjà vécu ce souci sur mon blog et 3 jours après la demande de réexamen, j’ai retrouve toutes mes positions organiques.

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