L’année dernière, il m’a été demandé de réaliser une petite analyse sur cette question. L’intervenant du cours ayant malheureusement décidé de quitter l’établissement, nous n’avons pas pu continuer le débat dessus. En revanche, j’ai pondu mon point de vue concernant cette question, qui, je pense, est et sera toujours d’actualité. Je vais essayer de condenser mon analyse pour vous éviter de lire 300 lignes ! :D

Tout d’abord, une analyse de la question s’impose : « rôle des standards sur le réseau ? »

Un réseau : c’est un ensemble d’humains et d’ordinateurs interconnectés pour effectuer du travail collaboratif d’accession à l’information, de publication ou de diffusions d’informations, d’analyse ou de modélisation de l’information.

Un standard : constitue une série de règles auxquelles on se plie, de bon ou de mal gré pour assurer une acceptation de ses produits par le marché.
Exemple de standard physique: le protocole TCP/IP: c’est un protocole de communication commun à toute la planète entière.

Ensuite, je pense qu’on peut séparer le rôle des standards en 2 parties :
– standards physiques
– standards du web

Internet

Le rôle des standards physiques permettent d’avoir une compatibilité parfaite avec tous les « éléments de communication » à savoir dans mon cas les ordinateurs qui sont reliés entre eux via des tuyaux, des câbles, d’ou le terme Internet. (le protocole TCP/IP est, selon moi, l’exemple le plus représentatif).
En outre, je pense que l’on peut dire que le rôle des standards sur le réseau permet de créer des moeurs au sein de la communauté des utilisateurs de l’ordinateur, comme par exemple avec la progression des systèmes Wifi puisque celle ci commence à faire parler des systèmes de cryptographie (les gens connaissent maintenant ce mot et sont « joyeux » et « rassurés » de pouvoir crypter et decrypter).

Le Web

Concernant les standards du Web, je citerai bien évidemment la validation W3C, les pages CSS et le XHTML qui fondent au fur et a mesure l’avenir du Web ainsi que la circulation de l’information (pour avoir une accessibilité universelle au contenu, baisser les coûts en consommant moins de bande passante en ayant des pages moins lourdes, améliorer le référencement, assurer la perenité des documents,…). Pour tenter de mettre à jour cette analyse (incomplète je l’avoue ^^), je citerai le nom d’ Ajax : cette architecture client-serveur vieille de 6 ans commence aujourd’hui à être de plus en plus utilisée sur le Web. il désigne un nouveau type de conception de pages Web permettant l’actualisation de certaines données d’une page sans procéder au rechargement total de cette page.

Ajax : une techno qui fait parler d’elle et qui fait ses preuves

L’idée n’est pas nouvelle. En effet, Ajax s’appuie sur le DHTML, un assemblage de technologies web – XHTML, CSS, DOM et Javascript – et sur l’objet Javascript XmlHttpRequest, introduit pour la première fois dans Internet Explorer en 1999. Cet assemblage de standards web a permi ainsi de « déplacer la bureautique vers Internet ». Plusieurs exemples peuvent prouver que c’est une réussite (Meebo.com, Zimbra.com, Netvibes, Writely.com). J’en conclue que cette technologie va donc devenir vital pour la réalisation des futurs applications métiers. Selon un héticien de notre école, « le développement et la maintenance d’une application Ajax repose sur des technologies très répandues comme PHP et ASP », ce qui permettrait donc d’avoir un coût relativement peu élevé. Mais le plus gros avantage d’Ajax, est, selon moi à l’heure actuelle, de répondre aux stimuli de l’utilisateur. Par exemple, le célèbre NetVibes commence à devenir un standard du web pour l’utilisateur lambda. On fouine, on archive et on partage. Partager, un verbe qui irait tout aussi bien avec Writely, l’éditeur de texte online dit « communautaire », et j’en passe…

Pour résumer, si les standards physiques reposent sur la standardisation de la transmission de l’information, les standards du web, eux, se concentrent sur la manière de publier l’information.

Conclusion

Pour finir, je dirai que les standards aident à l’interoperabilité des systèmes. Prenons l’exemple de l’appareil photo numérique. Ce dernier crée la plupart du temps, lorsque l’on fait une photo, un fichier raw, qui n’est pas le même selon chaque constructeur, mais un standard permet d’utiliser ses fichiers sans avoir recours a un logiciel propriétaire. L’interopérabilité, c’est donc vraiment pouvoir utiliser un format avec plein d’applications différentes, issues d’un système différent.

Cette analyse n’est pas fermée. Tout apport extérieur venant la corriger ou l’enrichir sera le bienvenue. Ce que vous venez de lire représente juste mon point de vue sur la question, datant d’un an (c’est d’ailleurs pour ca que je me suis mis un peu à jour en parlant d’Ajax ^^)