La vitesse de chargement et d’affichage des pages est un critère pris en compte par Google pour le référencement, et le positionnement des pages dans les résultats de son index. A quel point ? Bien évidemment, ça reste encore l’inconnue mais cela fait maintenant 1 an que Google considère la vitesse comme un « signal ». Mais vu la lourdeur de la plupart des sites qui conserve un excellent ranking, ce critère représente sans doute une priorité très faible pour le moteur.

Néanmoins, en début d’année 2011, Matt Cutts en a reparlé lors d’une brève vidéo. A mon humble avis, ce n’est pas en 2011 que la donne va changer pour ce critère. En 2012 ? Pas forcément non plus. En 2013 ? Qui sait…

Quoiqu’il en soit, je pense que la donne va forcément changer à un moment ou à un autre car ce point a un impact sur l’expérience utilisateur. D’ailleurs, ces fameux utilisateurs deviennent de plus en plus exigeant puisque selon un sondage effectué pour des sites d’achats en ligne, 47% pense qu’un site doit se charger en 2 secondes ou moins et environ 47% pense quitter le site si le temps d’attente dépasse les 3 secondes. Bref, nous sommes de plus en plus impatients et cela ne vas pas aller en s’arrangeant avec le temps !

Lors d’une présentation de leur site et de leur performance, Wikia a montré un autre exemple qui illustre le taux de sortie à travers une slide de leur présentation.

Les utilisateurs sont vraiment de plus en plus impatients... Et on les comprend !

 

La patience est une vertu mais tout le monde n’arrive pas à l’appliquer aussi facilement. Si la vitesse de chargement de vos sites est importante pour vos utilisateurs, elle reste également prise en compte par Google dans son algorithme. Ainsi, je considère qu’il faut travailler sur l’optimisation de la vitesse de votre site en tâche de fond, parallèlement aux autres efforts fournis en SEO.

C'est souvent dur de trouver des sites qui sont dans la zone verte...

 

 

1) Les outils

Tout d’abord, il vous faut des outils pour mesurer les performances de chargement de vos pages. En voici quelques uns :

  • Le service Pingdom propose un outil de test de performance qui s’applique à la page racine du domaine. Gratuit et efficace !
  • Webpagetestest un autre service gratuit qui vous montre les performances de votre site web sous différents navigateurs : assez complet aussi.
  • Le plugin Pagespeed qui se greffe à Firebug est également un plus, même si les conseils affichés restent trop génériques à mon sens.
  • Yslow, plugin Yahoo qui se greffe lui aussi à Firebug vous aide à mesurer les performances de vos pages web.

2) Les points à traiter pour l’amélioration des performances de vos pages web

  • Appeler les images depuis un domaine externe (ça peut très bien être un site de type flickr ou smugmug).
  • Redimensionner les images avant de les mettre en ligne (et pas le contraire qui donne souvent des images super lourdes qu’on ne voit qu’un pauvre 30×30 pixels à l’écran) : bien souvent les images représentent 30 à 50% du poids total de votre page.
  • Choisir le format de l’image (GIF si on traite une illustration avec peu de couleurs, JPEG pour les images avec pas mal de détails, comme les photos et enfin PNG si on souhaite garder une excellente qualité des transparents) : je vous invite à lire ce guide plutôt complet sur l’utilisation d’images pour le web.
  • Compresser le javascript et les CSS : la compression GZIP ne devrait pas vous être inconnue. En possédant le mod_gzip sur son serveur, il est possible de réduire la taille des fichiers javascript de plus de 70%. On gagne ainsi beaucoup dans le chargement des pages.
  • Supprimer les espaces blanc inutiles dans le code : ça rajoute du poids pour rien dans la page et même si c’est chiant à faire, au final, n’importe quel développeur ou webmaster sera content de parcourir le code source.
  • Appeler la CSS en haut de page : le chargement du style se fait ainsi plus rapidement sans casser la validation W3C.
  • Appeler les scripts en bas de page, juste avant le </body> : l’intérêt de ce placement est de ne pas ralentir le chargement du cœur de la page.
  • Externaliser le Javascript et la CSS : ça paraît basique mais je m’amuse encore à le faire sur la plupart des sites clients.
  • Minimiser le nombre de redirections 301 : je sais, on en a besoin pour le SEO et c’est très bien de les utiliser. Faut juste faire comprendre à votre entourage qu’il faut pas en abuser car déjà 1)ça ne transmet pas toutes les performances accumulées et 2)ça ralentit les performances du serveur.
  • Mettre les pages en cache quand cela est possible : réduire les requêtes faites à la base de données et accélérer le rendu visuel des pages. Beaucoup de CMS propose même des plugins pour faire ça facilement.
  • Investir dans un hébergement récent : vous pouvez aller chez Bob pour héberger votre site en mutualisé avec 359 autre pour 3$/mois mais à ce moment-là, pas la peine de s’attendre à des miracles côté performances.
  • Mettre les pages statiques en HTML : certes, votre site est dynamique mais il y a toujours certaines pages qui ne changent pratiquement jamais (Contact, Mentions légales, A propos). Si le gain de performance est minime, il est bel et bien présent si la page est statique.
  • Configurer la gestion de mémoire du serveur : si ça reste trop technique pour moi à expliquer, ça signifie en gros qu’il faut faire en sorte d’éviter que votre serveur tombe si 200 utilisateurs se connecte au même moment. Demandez à quelqu’un de vous aider si vous n’êtes pas pro dans le domaine. Moi, je passe par Spamy, un excellent administrateur système… Et vous ? (je précise que c’est un ami, pas un service et non, je ne lui ai pas encore demandé son aide pour le blog Ramenos :) ).
  • Si vous êtes sous Apache, chargez uniquement les modules nécessaires : ça sera toujours plus rapide que de laisser la configuration par défaut.
  • Si vous êtes sous IIS, optimisez-le également : pour cela, vous pouvez vous aider de cette page.

Cette liste de tâches est bien sur non-exhaustive et si vous travaillez en entreprise et toujours pour les mêmes sites, je vous recommande fortement de sensibiliser l’équipe de développement sur sur tout ce qui touche à la vitesse de chargement des pages.

Normalement, ils doivent déjà être concernés par le problème (je l’espère pour vous) mais en remettre une couche avec l’argument seo ne peut pas faire de mal. Si vous souhaitez avoir d’autres informations supplémentaires, je vous invite à lire cette présentation sur les performances web.

De toute façon, je n’ai encore jamais entendu quelqu’un me dire « mon site s’affiche vraiment trop vite » ! Et encore une fois, même si l’impact seo est minime à ce jour, vous rendrez vos visiteurs heureux !