Monter un blog est une chose assez courante de nos jours et il n’est pas rare de voir des sites institutionnels ou eCommerces monter leur propre blog pour cibler des consommateurs potentiels avec un angle d’attaque différent et créer un levier de conversions indirectes. Je rappelle que la création d’un blog a pour but de répondre à un/des objectif(s) précis et réalisables.

Si les avantages d’avoir un blog sont nombreux, j’en vois 2 gros récurrents et réalistes : 1) on peut se permettre d’avoir un ton différent de celui de son site et 2) c’est vraiment facile à monter de nos jours avec les CMS actuels.

En revanche, lister les différents éléments SEO n’est pas forcément une chose à laquelle pense tout webmaster ou rédacteur. Je vous propose de se plonger dans l’anatomie de ce que doit contenir un blog d’un point de vue SEO.

1) CRÉATION DES GABARITS DE CONTENUS

C’est la base mais il faut y penser. Les gabarits de contenus sont multiples, même pour un blog. Parmi eux, je listerais les suivants :

  • Le gabarit d’un post (texte, vidéos, multiples) : définir à quoi va ressembler votre post lorsqu’il s’agit d’un texte avec images, d’un album photos, d’une vidéo ou d’un mélange de tous ces éléments.
  • Le gabarit de la page d’accueil : il est nécessaire de définir l’aspect global de la page d’accueil de votre blog. Entre l’accès aux pages, aux derniers blog posts et autres éléments, une organisation unique est à penser si vous souhaitez vraiment séparer l’accueil du reste.
  • Le gabarit d’une page : un contenu réalisé dans une simple page web, à quoi doit-il ressembler ? Je parle bien sûr des pages autres que « Contact »
  • Le gabarit des pages d’erreurs (404 et 503) : avoir ces 2 pages est essentiel pour n’importe quel type de site. Alors pour un blog, autant penser à un gabarit un peu fun qui renverra bien le code HTTP adéquat.

2) PRÉSENCE DES META ESSENTIELLES

  • http-equiv= »content language » : cette information permet d’indiquer dans le document la Must-Have Social Meta Tags for Twitter, Google+, Facebook and More - Moz - Mozilla Firefoxmême information que celle transmise dans l’en-tête HTTP. Bing l’utilise et Google ne semble pas cracher dessus alors autant l’avoir.
  • title : faut-il vraiment rappeler pourquoi l’intégrer ? Pour ceux qui vivent au fond de la caverne, retenez qu’il s’agit de la balise éditoriale la plus importante pour les moteurs.
  • meta description : sur le plan technique, elle n’apporte rien mais avec la recherche universelle, on se doit au moins d’avoir un descriptif proprement écrit.
  • twitter cards : des meta tags spéciales pour enrichir les données partagées sur une application Twitter tierce : cela génère des tweets enrichis à partir de vos contenus lorsque ces derniers sont partagés. On peut presque parler de « microdata dédiés aux réseaux sociaux ».
  • fb opengraph : même chose pour Facebook.
  • google Authorship et Publisher : même chose pour Google plus.
  • link rel=alternate href lang : si votre blog existe dans une version alternative pour un autre pays/langue, cette balise permet de l’indiquer aux moteurs.
  • meta robots avec attribut noindex,follow : essentiel sur les pages qui génèrent de la duplication de contenu ou tout simplement les pages que l’on ne souhaite pas indexer.
  • link rel avec attribut prev/next : permet d’indiquer à Google le niveau de relation entre plusieurs pages qui se suivent. Si j’approuve l’élément pour un véritable article découpé en plusieurs pages, je n’ai à date pas vraiment vu de changement en l’intégrant dans la pagination d’archives d’un blog par exemple… Google sait très bien reconnaître la structure d’un blog en 2014.

3) ÉLÉMENTS A CONSIDÉRER « ON PAGE »

  • le fil d’ariane : inutile si on reste à une structure très basique, le fil d’ariane prend son importance si l’on commence à avoir 3 niveaux de profondeurs ou plus. Il permet un rappel de la structure pour les moteurs et un chemin de retour alternatif pour les usagers.
  • le titre du post : contenu dans une balise h1, c’est le 2ème élément éditorial le plus important après le title. Pas besoin de déblatérer sur le besoin évident de cet élément dans une page. Il peut être légèrement différent de votre title mais la thématique ciblée doit tout de même apparaître dedans, ne serait-ce que pour rassurer l’usager lorsqu’il arrive sur la page.
  • les intertitres : si vos pages/posts sont longs, quoi de mieux que de les structurer en plusieurs parties avec des intertitres, que ce soit pour permettre une lecture aérée à l’utilisateur, mais aussi faire un rappel des thématiques ciblées dans les différentes parties de votre post/page.
  • les images : pour les images principales, penser à bien nommer le fichier et à ajouter une balise ALT personnalisée de quelques mots.
  • le référencement horizontal : je parle ici de la façon de relier les autres contenus depuis votre page/post. Les plugins qui ajoutent des liens vers les contenus similaires ? Ok, mais selon quelles règles ? La création de chemins alternatifs à vos contenus ? Ok mais en se basant sur quelles données ? Est-ce que ça va générer de la duplication de contenus ou pas ?
  • Les boutons d’appel à l’action : ils font partie des standards et sont connus du grand public. Maintenant lorsqu’on tombe sur un contenu de folie, qu’ils soient là ou pas, on partage pareil… Par contre, récupérez les boutons officiels, bien reconnus par tous et évitez de les appeler plus de 2 fois au sein de votre post. On les voit facilement lors d’une lecture donc pas besoin de les balancer 5 fois devant les yeux du lecteur ;).
  • Les microdata : enfin de rendre vos données compréhensibles aux navigateurs et aux moteurs ? Utilisez la déclaration selon la norme Schema.org. Il existe des schémas hiérarchiques de données pour quasiment tous les types de contenus. Ca peut prendre un peu de temps à implanter mais c’est généralement un bon investissement pour le long, voire très long terme, surtout depuis que Google et Bing exploitent les éléments HTML associés.

4) ARBORESCENCE DU BLOG

  • La structure de son blog : de quoi allez-vous parler ? De quelle façon se structure l’ensemble des contenus que vous allez produire ? Catégories, sous-catégories, tags associés. Soyez, exhaustif, réaliste mais n’oubliez pas d’inclure des règles d’indexation (ne faites pas ce que j’ai fait sur ce blog brouillon qui remonte à 2006 :) ).
  • Les possibilités d’évolution : est-ce facile de faire évoluer votre structure de blog ? Si oui, jusqu’à quel point ? Est-ce que ça signifiera d’implanter des redirections, voire de revoir le design ?
  • Les chemins alternatifs : la structure classique, c’est cool mais vous avez envie de démultiplier les chemins d’accès à certains contenus spécifiques. Une autre façon de faire ? Pourquoi pas, mais encore une fois, selon quelles règles ? Et je ne parle pas de la pauvre page plan du blog en HTML… Ni du sitemap !
  • Le format des URL : à ce niveau-là, il y a 2 écoles qui se défendent. Soit vous faites une structure ultra simple (ex : monblog.com/titre-de-mon-post), soit vous faites une règle d’URL qui reprend la structure de votre blog (ex : monblog.com/nom-categorie/ss-categorie/titre-de-mon-post); la première permet d’éviter de s’embêter si un jour quelqu’un décide de réorganiser l’emplacement de tous les contenus. La 2ème permet en revanche de mesurer avec précision les statistiques par famille de contenus (je préfère généralement celle-ci aussi). La longueur des URL ? SVP, ne vous prenez pas la tête avec ça… Vous voyez souvent des URL de 1000 caractères ? Quant aux mots-clés, c’est un « nice to have » mais leur poids dans l’URL est si faible qu’on peut presque les oublier.
  • Les règles d’indexation à implanter : qui dit blog dit pagination, commentaires, archives, etc… Que choisissez-vous d’indexer dans les moteurs et pourquoi ? Est-ce que les pages 2 et + des listes sont vraiment nécessaires d’être dans l’index ? ;)

5) ACCESSIBILITÉ SEO DES CONTENUS

  • Nom de domaine : un nom de domaine mnémonique est prioritaire. Oubliez les noms de Overview CloudFlare The web performance & security company - Mozilla Firefoxdomaines composés de mots spécifiques uniquement, c’est « has been » et filtré par Google. Prenez l’exemple de « Twitter« , ça ne voulait rien dire à la base…
  • Temps de chargement des pages : 25% de la recherche est faite depuis un mobile et surtout, on est tous des impatients. Vérifiez que le contenu principal se charge vite. Utilisez un Google Page Speed ou un Firebug pour vous aidez dans la détection des éléments qui ralentissent le chargement de page.
  • Utilisation d’un CDN : très pratique dans certains cas, notamment le mien car mes lecteurs proviennent à la fois du Canada et de l’Europe francophone. Les services deviennent abordables, j’utilise CloudFlare en ce moment.
  • Accès aux contenus sans « fioriture » : on simule la navigation comme étant un robot : pas de cookies, pas de Java, ni de Javascript ou CSS et on regarde ce que ça donne au niveau contenu (normalement, tout est là, sinon, c’est qu’il y a un souci dans la génération du contenu).
  • Une même expérience depuis tous les supports : s’il y a bien un truc que j’ai appris il y a des années, c’est que l’utilisateur ne doit jamais avoir l’impression de vivre une expérience biaisé en lisant le contenu de votre site, peu importe du support depuis lequel il provient. Le desktop n’est plus privilégié aujourd’hui, que ce soit par rapport à une tablette ou un mobile avec écran 3.5″. Si vous n’êtes pas convaincu, allez lire les 2 livres des éditions « A book apart » que je recommande à la fin de ce post.
  • Responsive content : en 2014, on ne peut pas négliger un support. Ce point est lié avec le précédent. Une URL par page, peu importe si votre est vite est parcouru depuis un 27″ ou une 3.5″ : c’est + propre et ça simplifie grandement le travail d’un référenceur, même si les solutions existent pour ceux qui n’ont pas le choix de séparer les versions.

6) AUTRES POINTS

  • Favicon : ok, c’est + que minime pour le référencement mais ça personnalise toujours un peu + votre blog. Pour la déclaration, ça se fait comme ça <link rel="icon" type="image/x-icon" href="/favicon.ico" />
  • Slogan/tagline : comment vendez-vous votre blog ? Sur quelle thématique souhaitez-vous le positionner ? Est-ce que cela correspond à ce que vos usagers recherchent en lisant vos posts ?
  • Logo : pensez à en avoir un si vous le pouvez, ça permet toujours de mieux vous identifier sur le web et puis ça impacte toujours la notoriété, que ce soit dans Google universel ou images.
  • Google Analytics & Webmaster Tools : si ce n’est pas déjà fait, pensez à vous créer un compte sous ces 2 outils. Incluez bien le code de tracking sur votre blog et reliez les 2 services entre eux, afin d’avoir au moins l’ensemble des statistiques bruts de votre blog.
  • Tracking de la recherche interne : j’espère que votre blog a un beau champ de recherche interne qui donne envie qu’on s’en serve. Si c’est le cas, quoi de mieux que de traquer ce que les utilisateurs écrivent dans ce champ : c’est une mine d’or pour les référenceurs.
  • Tracking des téléchargements de fichiers : vous avez écrit un livre blanc ? Vous proposez un fichier spécifique destiné à vos lecteurs ? Pensez au moins à traquer le nombre de téléchargements.
  • Sitemap : je vais être honnête avec vous : j’entends trop de référenceurs « qui se pissent dessus » lorsqu’on leur parle de sitemap. N’oubliez pas que le sitemap XML de base ne sert qu’à référencer vos URL. En clair, on ne parle absolument pas de positionnement mais juste d’une série d’URLs qu’on balance à Google. On ne sait même pas s’il arrive à les atteindre naturellement… Donc pas besoin de vous stresser avec ça. A la limite, ne soyez pas pressé d’en créer un.

7) INTERFACE ET EXPÉRIENCE USAGER

  • Ratio pub vs contenu : ahh, Google et sa fâcheuse tendance à analyser le ratio pub/contenu. Google ne plaisante pas avec ça et il n’y a pas de directive claire… Que faire alors pour savoir comment positionner les pubs ? Je vous donne un indice : ça s’appelle Google Adsense…
  • Focaliser l’attention de l’utilisateur : je ne vous l’ai peut-être pas dit mais lorsque je fais ma veille, j’utilise régulièrement Clearly pour lire les articles. Pourquoi ? Tout simplement pour éviter d’avoir un manque d’attention par rapport à ce que je lis… Et ça marche plutôt bien ! Bref, au-delà de la structure d’une page pour le SEO, faites en sorte que l’utilisateur aie bien saisi le message de votre page/post. Et foutre tout votre bazar dans ce qui peut s’appeler « la colonne de droite » n’est pas non plus une solution… A supposer que cette fameuse colonne existe encore sur votre blog.
  • Pas d’abus des CTA : les boutons d’appel à l’action, c’est bien, utiles et visibles rapidement. Par contre, ça a tendance à consommer de la ressource donc évitez d’en abuser dans votre gabarit de contenu. Ce n’est pas parce que vous allez en mettre partout que ça va « soi-disant » + partager.
  • Contraster les CTA avec le reste du site : une règle simple en UX mais pour laquelle j’ai pu vérifier l’efficacité de mes propres yeux. L’objectif final sur votre blog est de s’inscrire à une infolettre, un concours ou contacter une personne ? Faites en sorte que le trafic acquis se transforme facilement.
  • Structurer son contenu : il y a un truc que j’aime bien avec Smashing Magazine, c’est que tous leurs articles sont bien structurés. Peu importe que le sujet nous fascine ou pas, ils arrivent toujours à faire en sorte que ça soit bien présenté et que ça nous donne envie de lire jusqu’au bout.

8) RESSOURCES SUPPLÉMENTAIRES

Ci-dessous un ensemble de références plus ou moins vieilles mais toujours valables selon moi :

9) QUELQUES PLUGINS WORDPRESS qui fonctionnent pas trop mal (parce que j’utilise WordPress pour mes blogs) :

Attention, l’abus de plugins est nuisible pour la santé de votre WordPress (performance et sécurité) : perso, j’essaie de rester sous la barre des 10 en permanence.