Ahhh les liens ! Qu’est-ce qu’on ferait sans eux ? Déjà, le métier de SEO serait plus triste et surtout, le web serait une vrai galère à utiliser pour naviguer d’un espace web à un autre !

Je n’aime pas spécialement parler « d’acquisition de liens », ça sonne trop artificiel. Dire qu’il y a des métiers de « link builder » qui existent… Autant être honnête, link builder ne correspond pas à « faire du référencement » ! Cependant, il faut reconnaître que la vie des liens occupe une place essentielle dans le monde du référencement.

On parle souvent de lien naturel, lien artificiel, lien payant, lien nofollow… Pour ma part, je propose de faire un récapitulatif des différents patterns de liens entrants que l’on peut trouver/créer sur le web.

A ce jour, j’en conçois 7 :

  • Lien d’auto-promotion : il s’agit de liens visant à l’auto-promotion, comme par exemple des liens de cross-promotion entre plusieurs sites différents d’une même entreprise. Ce genre de lien n’a généralement pas d’incidence sur le seo car il s’agit de liens reliant plusieurs sites d’un même réseau. Pour voir un exemple, rendez-vous dans l’en-tête du site IGN. Attention cependant à ne pas surcharger le nombre de liens sur vos pages, les performances seo accumulées se retrouveraient soudainement diluées dans un grand nombre de liens supplémentaires.
  • Lien naturel : il s’agit du lien qu’une personne vous a volontairement donné sans aucune intervention, tout simplement parce que cette personne a suffisamment apprécié votre site, votre page web. Plus vous détectez ce genre de liens, plus cela montre à quel point les utilisateurs croient en votre site :).
  • Lien semi-naturel : ce genre de lien a forcément sollicité une action de votre part, auprès d’un site, d’une personne. Néanmoins, il n’y a pas de raison commerciale. Il s’agit plus d’un « serais-tu prêt à faire un lien vers mon site/ma page depuis ton site web ? ». On peut parler d’un échange de bons procédés, mais encore fois, il s’agit là avant tout de créer une valeur ajoutée pour l’internaute.
  • Lien d’aide/de soumission : le genre de liens que l’on obtient en s’inscrivant dans les annuaires… Ou alors en soumettant son site à un moteur de recherche (vous pouvez le faire pour Google depuis le Webmaster Tools maintenant). Il peut enfin s’agit de liens que vous soumettez à tout autre type de service (bien souvent un historique est conservé).
  • Lien artificiel : il s’agit d’un lien qui a été négocié/acheté auprès d’un autre site web, personne ou communauté. Les moteurs de recherches ont tendance à déconseiller ce genre de liens car justement, ils n’apportent généralement pas de valeur ajoutée. Combien de fois avons-nous vu des cas ou Google pénalisait un domaine à cause de ce genre de choses… Et bien sur, ne nous voilons pas la face, il s’agit du type de liens le plus souvent utilisé lors des stratégies seo, notamment en agence. Pourquoi ? Car il s’agit des liens les plus faciles à obtenir via un « je souhaite donc je te paie ». Je ne critique pas ce genre de liens mais je vous invite néanmoins à prendre du recul et voir si c’est vraiment ce que vous souhaitez pour votre site et vos utilisateurs…
  • Lien maudit : il peut s’agir d’un lien naturel, semi-naturel ou artificiel. La nuance vient du fait que ce lien provient d’un domaine qui a été banni par un ou plusieurs moteurs de recherche car les responsables du site ne respectent pas les bonnes pratiques seo. A petite dose, ce genre de liens n’est pas gênant. Mais si vous commencez à en avoir beaucoup, demandez-vous si c’est vraiment pertinent…
  • Lien arnaqueur : ce pattern, je l’observe de moins en moins mais il a existé (et existe surement encore). Il s’agit généralement d’un lien artificiel, sauf que celui ou celle d’en face vous met un lien pas vraiment exploitable pour les moteurs : attribut nofollow, lien dans une iframe, lien en javascript, tout est possible et certains essayent vraiment de vous prendre pour des jambons… Bref, attention ! :)

Généralement, la plupart des personnes pensent qu’il y a juste « liens artificiels » et « liens naturels ». Mais selon moi, de nombreuses variantes existent, entre ces deux grandes familles. Tant bien même que l’on critique l’un ou l’autre, j’ai remarqué que les moteurs de recherches n’ont jamais eu de stratégie claires à ce propos.

Google et sa langue de bois va vous dire qu’un lien est un lien, certes, mais qu’au final, la pertinence de ce dernier en fonction de son environnement pourra jouer un poids non-négligeable. Pour le reste, c’est à vous de tester mais quoiqu’il en soit, la prudence est de rigueur.

Selon moi, en 2011, on en arrive à un stade ou faire de « l’acquisition de liens pour faire du liens en masse » n’apporte pas (plus) grand chose.

Dans certains cas, il est nécessaire de donner un petit coup de pouce et de passer par du semi-naturel, mais le mieux à faire (et je ne pense pas être le seul à le penser) est que tout cela se fasse naturellement : cela permet de mesurer l’impact réel de votre site sur le web et de développer de nouvelles sources entrantes bien souvent qualifiées.

Si bien souvent, vous recevez des « non » comme réponses, peut-être qu’il sera nécessaire de vous remettre en question sur la qualité du contenu et de la présentation de votre site. Pour vous aider, Google a mis un formulaire en ligne avec différentes questions pour jauger la qualité de votre site.

Si à l’origine, ce formulaire a été crée pour éviter un vilain coup de Panda, il peut également vous aider à comprendre les refus éventuels que vous obtenez lorsque vous tentez de faire de l’acquisition de liens semi-naturelle.