Le taux de rebond est un indicateur que j’apprécie beaucoup malgré sa discrétion dans les rapports puisqu’il est à la fois utile en référencement et en web-analytique. Mais pour faire simple, il s’agit surtout d’un indicateur doté d’une grande puissance.

Savoir mesurer le nombre de visiteurs est une bonne chose. Il permet d’avoir une information de qualité quantitative, voire qualitative, puisque l’on peut tracer leur naviguation et leur provenance. En parallèle, de nombreux sites investissent une certaine somme dans les autres moyens d’acquisitions de trafic (l’email ou l’affiliation).

Cependant, comment savoir si ce trafic arrivant sur le site s’est réellement engagé sur une bonne partie de votre site ? Est-ce que le trafic que vous avez réussi à acquérir correspond à l’image de votre site ? Ou plutôt, votre site web correspond-t-il aux attentes du trafic qui le parcoure ?

Bien sur, vous pouvez mesurer le taux de conversion , le nombre de pages vues mais au final il manque un élément primordial pour déterminer la valeur de votre site aux yeux des internautes : le taux de rebond (bounce rate in english).

Taux de rebond… Kesako ?

A mon sens, le taux de rebond se définit de la manière suivante : proportion d’internautes qui arrivent sur une page et repartent aussitôt.

C’est d’ailleurs pour cela que je préconise de se préoccuper davantage du taux de rebond plutôt que du nombre de pages, indicateur à potentiel fortement limité…

Imaginons le cas suivant pour une campagne d’actions menées sur un site :

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Ce premier tableau vous permet d’avoir un aperçu de vos dépenses dans l’objectif de production de trafic. Ainsi, vous pouvez obtenir le taux de conversion du trafic et voir quel support a entraîné le meilleur taux de conversion en terme de nombre de visiteurs uniques. Dans mon exemple, les liens sponsorisés et l’email ont représenté les meilleurs potentiels.

Ceci dit, qui nous dit que ce trafic converti est de qualité ? Rien, en tout cas, pas dans les informations affichées.

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Bien ! Avec ce tableau, l’analyse de nos dépenses devient tout de suite bien plus intéressant !

En effet, en regardant dans la colonne des taux de rebond, on se rend compte rapidement que rien n’est proportionnel au taux de conversion. L’Email, qui avait le meilleur taux de conversion, a cette fois-ci le pire taux de rebond existant sur le site (59%, soit plus de la moitié du trafic). Peut-être serait-il temps de revoir la façon de faire mes listes d’emails, afin d’éviter de faire disparaître mon trafic si rapidement…

La situation est à peu près similaire pour les liens sponsorisés. Aurai-je choisi les mauvaises requêtes ? Ou plutôt est-ce que les pages d’arrivées sur les requêtes sélectionnées sont les bonnes ? Ou pire encore, est-ce que l’internaute retrouve facilement l’information désirée dans la page… ?

Fort heureusement, l’affiliation s’en sort plutôt bien avec un petit 21% de taux de rebond malgré son faible taux de conversion.

Vous l’aurez compris avec cet exemple, le taux de rebond est un indicateur très important à prendre en compte dans vos différents reportings. Le traffic rebondeur n’est pas à prendre à la légère, bien au contraire. Il va vous permettre de prendre les mesures nécessaires pour comprendre d’ou il provient, pourquoi arrive-t-il sur le site et surtout à quel moment le cheminement cloche pour qu’il devienne ainsi un trafic rebondeur. N’hésitez pas à demander l’aide de votre outil d’analyse statistiques pour creuser la chose et segmenter davantage ce trafic, afin de déterminer plus facilement la source du problème.