Référencement naturel - Outils de recherche
Le taux de rebond est un indicateur que j’apprécie beaucoup malgré sa discrétion dans les rapports puisqu’il est à la fois utile en référencement et en web-analytique. Mais pour faire simple, il s’agit surtout d’un indicateur doté d’une grande puissance.
Savoir mesurer le nombre de visiteurs est une bonne chose. Il permet d’avoir une information de qualité quantitative, voire qualitative, puisque l’on peut tracer leur naviguation et leur provenance. En parallèle, de nombreux sites investissent une certaine somme dans les autres moyens d’acquisitions de trafic (l’email ou l’affiliation).
Cependant, comment savoir si ce trafic arrivant sur le site s’est réellement engagé sur une bonne partie de votre site ? Est-ce que le trafic que vous avez réussi à acquérir correspond à l’image de votre site ? Ou plutôt, votre site web correspond-t-il aux attentes du trafic qui le parcoure ?
Bien sur, vous pouvez mesurer le taux de conversion , le nombre de pages vues mais au final il manque un élément primordial pour déterminer la valeur de votre site aux yeux des internautes : le taux de rebond (bounce rate in english).
Taux de rebond… Kesako ?
A mon sens, le taux de rebond se définit de la manière suivante : pourcentage du trafic qui reste sur le site moins de 10 secondes.
Bien entendu, les avis peuvent varier quant à la durée mais je considère que 10 secondes est le temps nécessaire pour qu’un visiteur aie le temps de se rendre compte si le site, si la page visitée correspond à ce qu’il recherche. C’est d’ailleurs pour cela que je préconise de se préoccuper davantage du taux de rebond plutôt que du nombre de pages, indicateur à potentiel fortement limité…
Imaginons le cas suivant pour une campagne d’actions menées sur un site :

Ce premier tableau vous permet d’avoir un aperçu de vos dépenses dans l’objectif de production de trafic. Ainsi, vous pouvez obtenir le taux de conversion du trafic et voir quel support a entraîné le meilleur taux de conversion en terme de nombre de visiteurs uniques. Dans mon exemple, les liens sponsorisés et l’email ont représenté les meilleurs potentiels.
Ceci dit, qui nous dit que ce trafic converti est de qualité ? Rien, en tout cas, pas dans les informations affichées.

Bien ! Avec ce tableau, l’analyse de nos dépenses devient tout de suite bien plus intéressant !
En effet, en regardant dans la colonne des taux de rebond, on se rend compte rapidement que rien n’est proportionnel au taux de conversion. L’Email, qui avait le meilleur taux de conversion, a cette fois-ci le pire taux de rebond existant sur le site (59%, soit plus de la moitié du trafic). Peut-être serait-il temps de revoir la façon de faire mes listes d’emails, afin d’éviter de faire disparaître mon trafic si rapidement…
La situation est à peu près similaire pour les liens sponsorisés. Aurai-je choisi les mauvaises requêtes ? Ou plutôt est-ce que les pages d’arrivées sur les requêtes sélectionnées sont les bonnes ? Ou pire encore, est-ce que l’internaute retrouve facilement l’information désirée dans la page… ?
Fort heureusement, l’affiliation s’en sort plutôt bien avec un petit 21% de taux de rebond malgré son faible taux de conversion.
Vous l’aurez compris avec cet exemple, le taux de rebond est un indicateur très important à prendre en compte dans vos différents reportings. Le traffic rebondeur n’est pas à prendre à la légère, bien au contraire. Il va vous permettre de prendre les mesures nécessaires pour comprendre d’ou il provient, pourquoi arrive-t-il sur le site et surtout à quel moment le cheminement cloche pour qu’il devienne ainsi un trafic rebondeur. N’hésitez pas à demander l’aide de votre outil d’analyse statistiques pour creuser la chose et segmenter davantage ce trafic, afin de déterminer plus facilement la source du problème.
Blog d'Arnaud Mangasaryan : je m'intéresse de près au référencement naturel et à la conduite de projets web. Je partage à travers ce blog mes expériences, mes trouvailles et toutes sortes d'infos qui peuvent être utiles.
Une question en référencement ? Envoyez-la moi !
Lionel Miraton
7 novembre 2007
Le taux de rebond est généralement mesure généralement le taux de visites à 1 seule page.
Cela dit, si on crée des landing pages contenant tout le processus de conversion, l’indicateur « visites à 1 seule page» perds de son intérêt.
nicolas
7 novembre 2007
Ce qui prouve bien que les liens sponsos et l’emailing qui vont à la recontre de l’internaute manquent encore de précision dans le ciblage.
Ramenos
7 novembre 2007
C’est un exemple monté de toute pièce qui est dans mon article je précise… :)
Alexandre Métier
7 novembre 2007
Hello,
C’est vrai que le taux de rebond (ou taux de visites passantes selon les solutions de WA) est un indicateur hyper intéressant à suivre.
Pour compléter les remarques de Lionel, je dirais qu’il faut l’étudier soit au global soit pour chaque source de trafic.
Dans le premier cas, il sera nécessaire de distinguer les pages d’entrée :
- si homepage : problème de rétention des visiteurs sur le site (ou mauvaise cible)
- si page plus profonde dans le site : il peut s’agir soit d’une landing page (cf. Lionel), soit s’une page bien référencée par les moteurs de recherche. Si c’est la majorité des cas, le taux de rebond n’a pas forcément de connotation négative.
Dans le deuxième cas, le taux de rebond peut vous permettre de qualifier l’impact de vos sources marketing (emailings, LS, bannières, affiliation, etc.)
kilroy
9 novembre 2007
Pour moi aussi, la définition du rebond est la visite à une seule page.
Je pense qu’il faut examiner cet indicateur au cas par cas, ou au minimum par groupes de pages car il varie énormément au sein d’un site.
Il dépend de la cohérence du sujet des pages avec le reste du site, du nombre de choix de navigation qu’on propose sur une page…
En plus, il peut y avoir des rebonds « positifs» pour le site en cas de clic sur un bandeau de pub ou Adsense.
» Analyse du trafic : le temps moyen passé sur un site
29 janvier 2008
[...] L’autre avantage du “temps moyen passé sur un site” est qu’il s’agit d’un critère métrique simple à comprendre. Entre ceux qui sont rapidement repartis et ceux qui sont restés plus longtemps, on peut ainsi en déduire la part des internautes qui s’engagent à visiter le site et ceux qui, au contraire, ressortent rapidement (voir l’article sur le taux de rebond). [...]
sylam
15 avril 2008
Bonjour,
A propos du rebond, vous parait il pertinent de regarder aussi s’il s’agit d’un « new visitor» ou d’un « returning visitor» ?
Si oui, il me parait normal que le nombre de pages vues d’un catalogue diminue.
Mais comment établir un instrument de mesure cohérent, une sorte de benchmark qui permettrait de dire, voilà en moyenne, le visiteur entrant parcourt 50 % des pages ?
C’est du cas par cas ou bien vous avez des éléments de comparaison précis ?
Je vous remercie pour le travail de vulgarisation que vous avez mis à ma portée. Bien cordialement.
ps source = jacinte Busson et votre grille de 50 q…
Blabla
24 juillet 2008
Y’a t il un taux d’abandon « normal» pour une homepage ? Connaissez vous la moyenne du taux d’abandon ? merci
Infoslibres.fr
16 octobre 2008
Très intéressant cet article.
Je me demandais ce qu’était le taux de rebond.
Sylvain | Akostic.com
17 novembre 2008
@Blabla : Non il n’y a pas de taux de rebond moyen cela dépend d’un grand nombre de facteur. Déjà le taux de rebond d’un blog sera naturellement plus élevé que le taux de rebond d’un site corporate, j’en parle d’ailleurs dans mon article Taux de rebond : Analyse et Optimisations
Michelle
31 mai 2009
Merci pour l’article car pour moi le taux de rebond reste encore mystérieux…je m’en vais lire l’article de sylvain
Bonne journée