13 moyens pour reconnaître une mauvaise agence en référencement

Depuis 2003, le métier de référencement s’est considérablement développé, à tel point que de nombreux professionnels en ont directement fait leur métier principal. Ayant de temps à autre sous les yeux des offres de référencement proposées par différents professionnels, je vous propose d’établir une liste qui permettra rapidement de détecter les charlatans (très nombreux) des véritables professionnels. Aussi, les 13 points suivants vous permettront de reconnaître des spécialistes en référencement qui risquent de vous vendre beaucoup de vent :

1) Se concentrer sur les mots-clés : et uniquement sur cela car bien evidemment, les mots-clés sont la réponses à tout !

2) Soumettre le site à plein de moteurs : la célèbre phrase « soumission auprès de plus de 300 moteurs », vous connaissez ? Et bien oubliez là. Les moteurs de recherches crawlent sans l’aide de personne votre site web. Et si vous en arrivez à le soumettre manuellement à un moteur, c’est qu’il y a un souci au niveau du référencement de votre site…. =)

3) Recommandez des 302 au client : il m’est déjà arrivé de tomber sur un rapport ou le « spécialiste » recommandait au client de rediriger toutes ses anciennes url vers les nouvelles vers une 302, sachant que les nouvelles url étaient bien sur définitives.

4) Faire une stratégie de liens identique pour 20 clients : le nombre sort au hasard de ma tête, mais en lisant certains rapports, on reconnaît facilement le copier/coller. Doit-on passer par un spécialiste en référencement pour faire du ctrl c et ctrl v ?

5) Créer un ensemble de mini-sites : votre site est mal référencé ? Pas de souci, on s’occupe de tout : on va vous créer un mini site pour chaque type de produit qui existe sur votre site principal : un site en jaune pour les patates, un autre en orange pour les carottes, un en vert pour les concombres… Par pitié oubliez cette technique préhistorique.

6) Dupliquer vos contenus sur différents domaines : essayez de créer un nouveau de domaine tous les 6 mois en reprenant les mêmes contenus, vous verrez, c’est super ! Google va crawler tous vos sites et donc vous serez davantage présent sur le web… … … Vous y avez cru ?

7) Faites du cloacking à la place du texte caché, c’est beaucoup plus judicieux ! Comment ? Vous avez déjà fait ça et votre site n’est plus indexé ? Mais non, c’est parce que vous l’avez mal fait. Laissez-moi faire…

8) Se concentrer uniquement sur les optimisations basiques : je vous vends du h1, du Meta Title, du Meta description, de la balise Alt mais aussi de l’url rewriting. Désolé, mais le référencement, c’est loin d’être seulement ça.

9) « Faites-nous confiance, nous connaissons bien l’algorithme de Google« . Nous sommes des spécialistes, voyons. » Vous n’avez jamais entendu cela ? A l’avenir préparez-vous à répondre : « Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu ».

10) Je vous promets que votre site sera dans les 3 premières positions sur les mots-clés « voiture », « maison » et « vacances ». Encore une fois, quelqu’un qui vous sortira cela perdra sa crédibilité en moins de deux. Depuis quand peut-on passer commande à Google pour être dans tel ou tel position dans les résultats de recherche ?

11) Le design, le code et l’ergonomie, ce n’est pas notre affaire. Faux ! Aujourd’hui, un bon référenceur est un référenceur qui sait prendre en compte différents critères pour effectuer son travail sur un site. Les domaines les plus importants à prendre en compte sont souvent l’ergonomie, l’éditorial, le design et la validité W3C. Un spécialiste qui ignore tout cela volontairement, c’est suspect.

12) Vous faites un site en plusieurs langues ? Vous avez différentes thèmes à créer sur votre site ? La solution est simple : pulvérisons votre site de sous-domaines. Faux également. La soupe aux sous-domaines est passé de mode et même si Google arrive aujourd’hui à reconsidérer les sous-domaines comme des répertoires à part, cette solution est « old school and useless ».

13) Nous vous offrons gratuitement un lien depuis notre site web ! Oh, comme c’est gentil. Mais j’ai des doute quant à la performance de votre « super lien ». A moins que votre site ne se nomme Google.com, w3.org ou pourquoi pas lemonde.fr, j’ai quelques doutes. Et puis, si c’est pour avoir mon lien dans une liste de 500, c’est plutôt moyen… Sans oublier la forme.

Mon avis est un poil virulent ? Ne vous inquiétez pas, dans le monde du référencement, il existe de bons spécialistes, je dirai même qu’il en existe beaucoup. Cependant, cette mise en garde est plutôt orientée pour vous préparer face aux agences de référencement qui, je le répète une fois de plus, vous vendent du vent, à la limite un peu de confiture mais c’est tout : ne pensez pas au trafic.

Selon moi, la bonne agence en référencement est celle qui, tout d’abord, vous dira clairement honnêtement quelle est la situation de votre site. Il y a de fortes chances que vous ayez du mal à accepter la pilule mais au moins, vous serez plus en sécurité qu’avec une agence de type « oui oui ».

A vous de voir…

11 réflexions au sujet de “13 moyens pour reconnaître une mauvaise agence en référencement”

  1. 2/ Sauf Live Search qui est une vraie bille!
    Il n’indexe pas toujours tout si on ne lui montre pas le chemin:
    http://search.msn.fr/docs/submit.aspx

    Pour les langages, utiliser le sous-domaine pourquoi pas puisqu’ils sont considérés comme des pages à part entière, ça ou les répertoires, à voir, personnellement je préfère la technique des répertoires.

  2. Moi qui cherche un stage en ce moment, ces conseils vont aussi me servir pour choisir une bonne agence ;)

    « Les domaines les plus importants à prendre en compte sont souvent l’ergonomie, l’éditorial, le design et la validité W3C »

    Entièrement d’accord avec cette phrase.

  3. Génial, je suis en stage dans une agence de référencement en ce moment. Et euh… je ne dirai que « lol ».

  4. (

    enfin sérieusement, bien gérer les mots clés, réécrire de belles urls bien propres (et pas index.php?page=4&categorie=3), et optimiser un peu le code, ça a l’air de donner quelques bons résultats… Tu ferais quoi d’autre toi ? (je garde pour moi, c’est pas pour leur donner des conseils que je demande ça).

    )

  5. Bon article ! Je rajouterais :
    14 – Le sitemap ? Bah ça sert à rien, on a fait une page Plan du site et Google la crawle donc tranquille.

    15 – Alors pour vous référencer, on va écrire 5 articles qu’on va coller à votre site (bon la charte graphique sera pas pareille mais c’est juste pour Google, z’en faites pas) comme ça votre site ressortira sur ces mots clés.
    100% vécu

  6. J’adore les pubs Adsense « Référencement dans 800 sites » juste à coté du paragraphe « Soumettre le site à plein de moteurs ».
    Par contre j’aime moins « Se concentrer sur les basiques », si le client n’a pas de quoi investir des milliers d’euros dans son ref, la vente de cette prestation peut être suffisante car la majorité des agences web aujourd’hui n’ont pas de vraie conscience du référencement dans leur framework

  7. La validité du code face aux standards est une idéologie et non une réalité, en matière de référencement. Je t’invite à regarder la fameuse vidéo où Matt Cutts explique que ce critère n’est pas pris en compte par Google du fait que 70 % des pages du web ne sont pas conformes aux standards.

    D’ailleurs, la présente page comporte 28 erreurs de XHTML. Cela voudrait-il dire que tu ne suis pas tes propres conseils, que tu n’y connais rien en XHTML ou que tu ne t’y connais en rien en référencement ?

  8. > Martin : la validité w3c est tout sauf une idéologie. Il faut regarder plus loin que le bout de son nez. Lorsque je parle de validité, je n’en parle pas seulement pour le référencement, mais pour l’avenir du web en général. Que Matt Cutts aie dit que ça n’avait pas d’influence sur Google, peu importe, on s’en fout complètement : l’essentiel est de construire un site web proprement, qui repose sur des bases communes, avec un code qui sera compréhensible pour tous. Et qui sait comment s’effectuera la recherche dans quelques années ? Pourquoi la validité w3C ne serait pas un critère dans le futur ? Et puis encore une fois, c’est juste histoire d’avoir un « web homogène ».

    Prenons un cas concret : tu fais construire ta maison, l’architecte prévoit des bases fragiles et peu solides mais ça suffira pour que la maison tienne le coup et qu’elle soit acceptée par la mairie, tu accepterais ? Moi je dirais non en tout cas… :) même si ma maison sera la plus belle de toute l’avenue…

    Concernant mon site : ces 28 erreurs sont dû à différents plugins, widgets et autres liens de vérifications que j’ai intégré à la bourrin sur mon blog pour tester les services. En temps normal, la page est valid W3C, je te rassure :), même si je trouve peu de temps de m’occuper de mon blog.

  9. Entièrement d’accord avec toi, sauf concernant les sites en plusieurs langues, je ne considère pas que faire des sous-domaines est has been et problématique. Disons que ça n’est pas forcément la meilleure solution, mais ce n’est pas gênant non plus.
    Ce qui compte, c’est que les contenus de chaque langue soient « séparés » pour que les bots ne s’y trompent pas, mais dans l’ensemble, peu importe la méthode (sous-domaine, répertoires, etc.).

    En revanche, j’avoue avoir bien rigolé face à certains exemples que nous avons tous vu et revu… ^^

  10. Merci pour ces très bons conseils, je cherche actuellement une bonne agence ou partenaire en référencement et cela va m’être très utile :)

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