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Mes usages de l’IA au quotidien : no shame, more gain

No Shame

Je vais démarrer ce post par le plus important : l’inquiétude de communiquer sur mon usage de l’IA. Entre les sceptiques et les adorateurs, je me place comme une personne qui l’utilise dans son quotidien pour m’aider à mieux m’organiser, accélérer des process, pousser l’analyse plus loin et me laisser davantage de temps pour expérimenter et me plonger plus en détails dans certains aspects stratégiques et créatifs de mon travail.

Je ne comprends toujours pas les affolés qui pensent que l’IA va remplacer leur travail. Sans intervention humaine, tout part en vrille, ça a été déjà prouvé avant l’arrivée de la hype. L’IA est là pour vous aider à mieux travailler. Il y a aussi celles/ceux qui ne veulent pas en entendre parler pour diverses raisons, c’est leur choix s’ils ne veulent pas apprendre à utiliser un outil indispensable. Et enfin, il y a les personnes ultra hypées qui essaient de te vendre que l’IA peut tout faire… Bref.

Au travail

Apprendre à faire des prompts de plus en plus complexes est la base de tout. Mais concevoir des agents pour m’aider dans des tâches spécifiques a été un premier vrai pas en avant.

Que ce soit pour de l’analyse compétitive avec une méthodologie spécifique à suivre, de l’analyse de contenus en se basant sur un contexte précis, l’écriture de code en Javascript ou encore de l’aide à la création de briefs, les tâches sont variées. J’applique cependant une règle simple : 1 agent = 1 tâche spécifique.

L’autre règle que j’applique systématiquement est la suivante : garder toujours l’expertise du domaine, ce qui me permet de rapidement évaluer le travail effectué par l’agent, le rectifier ou l’améliorer.

Lorsqu’il s’agit de faire mon auto-évaluation, l’IA m’est également d’une grande aide : non pas pour déterminer ce qui se passe bien et ce qui peut être améliorer, mais davantage pour concaténer toutes mes pensées en une ou plusieurs phrases qui résument bien le message que je souhaite faire passer.

Bien que mon niveau de codage soit assez limité (un peu de PHP, Javascript et HTML), j’ai une bonne base algorithmique, ce qui me permet de pouvoir utiliser l’IA pour coder à ma place des programmes qui vont me servir dans mon quotidien (le fameux “vibecoding”). J’ai pu m’amuser avec Cursor (bien conçu, même s’il y a d’autres options) pour accomplir quelques services qui m’aident bien et qui me permettent aussi de connecter différentes sources de données pour faire des analyses croisées. Par contre, ces outils sont pour moi (ou à la limite quelques personnes de l’équipe), hors de question de rendre ça public ou disponible auprès de toute la boîte car côté maintenance, ça ne va pas plaire aux développeurs. Je me sens + comme un artisan qui peut concevoir des petites solutions pour s’assister dans des besoins précis.

Enfin, pour certaines tâches administratives, les agents peuvent m’aider à aller plus vite : qu’il s’agisse de me résumer un meeting auquel je n’ai pas pu assister (je regarde quand même 80% de la vidéo) ou encore catégoriser/prioriser des données spécifiques, l’IA m’épaule sans problème. Je peux aussi m’en servir comme traducteur à l’occasion, ça fait un très bon travail à ce niveau-là.

Il me reste encore pas mal de concepts à explorer autour de l’IA : c’est un apprentissage constant, sans pour autant devenir une obsession car je crois que c’est mon mindset, ma créativité et mon esprit critique qui prévaudront sur un outil.

Pour le perso

L’IA m’est d’une grande aide lorsque je souhaite faire une recherche sur un domaine spécifique. Bien sûr, la vérification des sources est une étape obligatoire, mais ça se combote bien à ma veille ou toute recherche dans Google.

L’IA peut aussi m’aider dans l’organisation de prise de notes ou alors juste pour m’aider à classer mon bazar sur l’ordinateur (sans pour autant donner un quelconque accès à mes fichiers :p). Généralement, je passe par un LLM en local sans connexion avec l’extérieur pour faire ça. Si je dois classer/retravailler des informations peu sensibles, je me permets alors d’utiliser un modèle public.

Cependant, les GAFAM tentent de nous pousser l’IA à travers la gorge de toutes les façons possible, ce qui n’est pas non plus ce que je recherche. J’ai des besoins où la techno est la bienvenue et d’autres usage où je ne souhaite pas en entendre parler pour des raisons évidentes ou/et liées au respect de ma vie privée (Windows est tellement devenu un enfer sur l’ordinateur du boulot que j’ai switché à MacOS car ils ne m’autorisent pas à bosser sous Linux, pas de souci pour le perso par contre).

Conclusion

L’IA est la et elle va perdurer, malgré une bulle qui va finir par éclater car on nous la vend a toutes les sauces (et je parle d’une bulle similaire à celle du web du début des années 2000). Je pars du principe qu’il faut prendre du recul, tester des choses, en parlant avec ses connaissances qui font un métier similaire et rester curieux sans transpirer.

Que ce soit sur le plan pro ou perso, je pense clairement maîtriser une certaine base des usages de l’IA, mais il reste encore pas mal de choses a explorer et a tester (quand on voit tout ce qui se passe au niveau de l’ecommerce sur le sujet, c’est vaste). Les modèles évoluent, restent abordables, mais encore pour combien de temps ? Quoiqu’il en soit, je ne suis ni du coté de ceux/celles qui ne veulent pas en entendre parler, ni pour les adorateurs qui vous promettent monts et merveilles avec l’IA (on notera malheureusement que Linkedin regorge déjà d’un grand nombre de charlatans à ce sujet). Les effets secondaires de cette montée de l’IA en revanche ne sont pas anodins.

Je terminerai par un petit proverbe chinois qui se prête – je trouve – parfaitement à ce post :

Apprendre sans réfléchir est vain, réfléchir sans apprendre est dangereux. Confucius