fondamentaux-seoLe SEO est un métier en pleine évolution, et on observe de nouvelles tendances au cours des derniers 24 mois. C’est normal, avec toutes les nouvelles contraintes imposées par Google, il faut bien qu’on trouve de nouveaux axes d’attaques pour ce métier « encore » assez jeune.

Néanmoins, peu importe que certaines sociétés changent de noms et peu importe qu’on nous impose un nouveau panda ou pingouin, à force de parler « Inbound Marketing » ou encore « Content optimization », j’ai l’impression que certains en oublient les fondamentaux valables du métier.

Rien de magique mais juste des bonnes pratiques philosophiques, techniques et fonctionnelles qu’on se doit de garder en tête, même si certaines peuvent paraître préhistoriques aux yeux de certains.

Voici les 10 fondamentaux SEO qui me viennent en tête et que je recommande d’appliquer en 2013 (et sûrement encore l’année prochaine) :

1. Écris ton contenu pour l’utilisateur et non pour un robot

Ok, on a tous – au moins 1 fois dans notre vie – écrit une page de contenu optimisée pour les robots. Sauf qu’en la relisant, on ne peut pas dire qu’on en était fier. Même sans faute d’orthographe, ça sonnait creux et inutile.

Alors oui, on arrivait à ressortir dans les moteurs sauf que c’était foireux côté ux… Et vu que ce n’est pas le moteur qui consomme mes produits, autant vite se mettre dans le crâne qu’on doit rédiger pour les utilisateurs qui viennent de la recherche.

Je préfère avoir 5 visites sur 30 qui transforment que 8 sur 1000.

2. Garde une seule URL par page

Le fondamental de base, voire « tout con » diront les vieux de la vieille. 1 contenu = 1 URL, c’est la base de toute bonne indexation afin que le moteur puisse segmenter correctement l’ensemble des contenus que nous avons sur notre site.

Vous avez des filtres qui vous pourissent la vie et ajoutent des paramètres ? Essayez de les encoder différemment et/ou bloquez-les dans Webmaster Tools. Mieux encore, mettez-les en Ajax.

Par contre, évitez de me parler de canonical tag comme une solution magique, c’est juste la solution du pauvre clochard ou du fainéant. Ce tag envoie un signal au moteur et n’est donc pas une directive que Google va suivre obligatoirement.

3. Rédige un title unique pour chaque page importante de ton site

Même règle que pour l’URL. Chaque page de contenu doit avoir son title qui lui est propre. N’oubliez pas qu’en 2013, le title reste l’élément éditorial le plus important lorsque Google analyse une page.

Il peut arriver que le title change mais dans bien des cas, c’est parce que vous l’avez mal défini…

4. Utilise le tiret pour séparer tes mots dans l’URL

Pour ceux et celles qui font de la réécriture d’URL, l’underscore fonctionne normalement comme un séparateur de mots-clés sauf que le tiret reste le séparateur officiel. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire un choix simple.

5. N’oublie pas de remplir correctement la balise ALT pour l’accessibilité

Malgré les progrès des moteurs, ces derniers n’arrivent pas à déterminer le contenu d’une image juste en analysant le fichier en tant que tel. La balise ALT, au-delà d’un souci de visibilité SEO, sert aussi à rendre sa page plus accessible et si une image est inaccessible, on aura toujours le texte alternatif pour deviner de quoi il s’agit.

6. Garde toute la partie CSS à l’extérieur de ton template HTML

Dans un souci de propreté, d’organisation et de performance, c’est toujours mieux de séparer le cadeau de la couleur de l’emballage. Faites en sorte que le moteur crawle le plus rapidement et le plus facilement possible votre contenu HTML et sortez vos CSS.

Cette bonne pratique est d’ailleurs plus large que du SEO pur et dur…

7. Conserve une vitesse de chargement honorable

Faire plus de trafic SEO, ça peut être pas mal. Mais si 50% ne transforme pas car on a un site dont la vitesse de chargement équivaut à celui de la course d’une tortue, ça va être dur. En 2013, on se doit obligatoirement de garder la notion de vitesse de chargement en tête.

Nous sommes tous impatients sur le web, et encore plus depuis une tablette ou un mobile. Ma limite psychologique se situe aux alentours de 5-6 secondes lorsque je charge une page. C’est peut-être + pour vous, mais n’oubliez pas que c’est peut-être moins pour d’autres…

8. Assure-toi d’avoir ton menu principal crawlable et bien segmenté

Pour que Google et Cie puissent indexer vos pages, il faudrait déjà qu’ils puissent y accéder et comprennent l’architecture de votre site. Rien que pour ça, la question d’avoir un menu de navigation principal en HTML ne doit pas se poser : c’est obligatoire.

Sections, sous-sections, tout est bon pour segmenter intelligemment les pages de son site. Attention à ne pas tomber dans la grande mode des giga menus où l’on se ramasse avec 150 liens juste dans le menu.

Certes, on ne sera pas pénalisé pour ça, mais vous croyez vraiment que ça sonne naturel ? Je plains aussi l’utilisateur qui vous rendra visite depuis un petit écran de 5 ou 6″.

9. N’indexe que ce qui se doit d’être indexé (savoir faire joujou avec le fichier robots.txt et les meta)

A l’inverse, il nous arrive de devoir générer pas mal d’URL différentes pour un même contenu. Google a déjà assez de trucs à crawler à travers la terre entière alors autant lui mettre des règles sur les éléments inutiles pour l’indexation.

Noindex,follow devrait faire partir de votre vocabulaire, link rel next/prev aussi… Mais pas forcément canonical tag.

10. Maîtrise les codes HTTP sur le bout des doigts

Chaque jour (et j’insiste sur le chaque), on a affaire à une page dont le code HTTP diffère de 200. Parmi les fondamentaux, connaître les principaux en-têtes HTTP est vital, surtout lorsqu’il s’agit de jouer avec.

Transformer une 404 en 301, c’est un peu comme demander à un intégrateur s’il a bien fermé toutes ses balises (sauf que lui, il devrait avoir moins de surprise que vous avec le temps).

Comme vous pouvez le constatez, je n’ai nullement mentionné la meta description dans mes fondamentaux, et encore moins URL réécrite ou Schema.org.

Meta description : en fait, j’ai hésité à la mettre. Elle reste utile pour l’affichage dans les résultats des moteurs mais Google s’amuse tellement à la modifier que je considère cette balise comme trop sensible pour rester un fondamental obligatoire (autant bosser directement sur ses microdata, open graph et Twitter cards).

URL réécrite : vu le poids ridicule des mots-clés dans l’URL aujourd’hui, ça ne me gêne pas vraiment d’avoir une URL courte avec un ID (c’est même parfois mieux je trouve).

Schema.org : j’adore, c’est super utile et ça permet de donner plus de poids à ses données. Je le vois comme un indispensable mais pas un fondamental de l’époque car ça reste récent.

Mots-clés et liens externes : je ne parle pas non plus de ce genre de choses. En fait, lorsqu’on me demande « Combien de fois dois-je écrire le mot ciblé ? » ou encore « Combien de liens sortants puis-je mettre dans ma page ? », je réponds généralement en conseillant d’écrire son contenu naturellement. Si ta page ressemble à un sapin de Noël, c’est que tu as merdé quelque part. Sinon, en 2013, il serait temps de se fiche d’avoir 2 ou 5 liens sortants dans son articles, vous n’êtes pas d’accord ?

Attribut title d’un lien : on s’en fiche royalement, en SEO, il faut savoir être pragmatique !